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NAME : Koloss
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La Direction générale de la sécurité extérieure, couramment connue sous le sigle DGSE, qui s’appelait Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (Sdece) avant 1982, est le
service de renseignement extérieur de la France, l'un des plus réputé au monde.
Sa devise est « Partout où nécessité fait loi », qui traduit la raison d'État.
Fonctionnement:
Sous l’autorité du ministre français de la Défense, elle est chargée, selon les termes du décret du 2 avril 1982 qui a procédé à sa refondation, « de rechercher et d’exploiter les renseignements intéressant la sécurité de la France, ainsi que de détecter et d'entraver, hors du territoire national, les activités d’espionnage dirigées contre les intérêts français afin d’en prévenir les conséquences ». Avant ce décret, ce service s’appelait le Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (Sdece).
La DGSE est membre de la Communauté française de renseignement.
Organisation:
La DGSE comprend les services suivants :
* la direction de l’administration ;
* la direction des opérations (dont le Service action ou SA est une composante), chargée des opérations clandestines ;
* la direction du renseignement ;
* la direction de la stratégie ;
* la direction technique, qui recherche et exploite les renseignements d’origine technique, propose et met en œuvre les orientations de la DGSE dans les domaines techniques
;
* Alliance Base, service de contre-terrorisme mis en place par Jacques Chirac, alors président de la République, au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, qui s’occupe
d’opérations conjointes avec la CIA et d’autres services étrangers.
La Division action:
La Division action est chargée de la planification et de la mise en œuvre des opérations clandestines.
La Division action remplit aussi des missions d’évaluation de la sécurité de divers bâtiments comme les centrales nucléaires d’EDF (comme l'a dévoilé Le Canard enchaîné dans son article « Quand la DGSE posait de fausses bombes à Bugey » du 25 avril 1990), ainsi que des bâtiments militaires comme des installations de réparation des sous-marins nucléaires de Brest.
Son quartier général (QG) est au fort de Noisy-le-Sec.
L’actuelle Division action de la DGSE est issue du Service action du Sdece. Le bras armé du Service action était le 11e bataillon parachutiste de choc (11e BPC ou « 11e Choc »).
Il fusionne avec le 12e BPC de Calvi en octobre 1955 pour donner naissance à la 11e demi-brigade parachutiste de choc (11e DBPC), qui mènera un grand nombre d’opérations pendant la guerre d'Algérie. Le 16 avril 1956 est créé le Centre d’instruction des nageurs de combat (CINC), intégré à la 11e DBPC. Le 26 octobre 1960, le CINC est transféré à Aspretto (Corse).
En réalité, le CINC est l’unité des nageurs de combat de la DGSE, leur formation est assurée par l’école de plongée (CNC : cours nageurs de combat) de Saint-Mandrier.
La 11e DBPC est dissoute le 31 décembre 1963 suite à la fin de la guerre d'Algérie, et ses missions sont en partie reprises par les soldats du 13e régiment de dragons parachutistes (13e RDP) et du GO (groupement opérationnel) du 1er régiment parachutiste d'infanterie de marine (1er RPIMa), généralement pour des opérations contre des guérillas d’idéologie plus ou moins marxistes en Afrique.
Le Service action, très réduit depuis la dissolution de la 11e DBPC, est reformé et redynamisé à partir de 1971 sous la direction d’Alexandre de Marenches.
En 1981, le Service action est renommé Division action, même si le nom de Service action perdure.
Le 4 avril 1982, le Sdece est remplacé par la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure). La Division action se fait rapidement mal voir du nouveau gouvernement socialiste, avec ses échecs au Liban en riposte à l’attentat du Drakkar en 1983, et surtout le sabotage du Rainbow Warrior de Greenpeace le 10 juillet 1985 et l’affaire des « époux Turenge ».
Cette affaire a deux conséquences majeures. D’abord, le CINC est dissous et sa mission est reprise par le centre parachutiste d'entraînement aux opérations maritimes (CPEOM) à Quélern (Bretagne), mais cette restructuration hâtive dégrade les capacités des nageurs de combat de la DGSE, car des cadres expérimentés ne veulent pas déménager vers le CPEOM, et les conditions de sécurité entourant la base de l’île Longue (base des SNLE de la Force océanique stratégique) réduisent largement les occasions d’entraînement à la plongée sous-marine.
Ensuite, le 1er novembre 1985, le 11e BPC est recréé sous le nom de 11e régiment parachutiste de choc (11e RPC), basé à Cercottes (Loiret) au CIRP (Centre d’instruction des réserves parachutistes) et ayant repris les traditions de la 11e DBPC.
Le « 11e choc » n’est ni confondu ni intégré à la Division action, mais sert plutôt de réservoir de spécialistes qui sont prélevés individuellement à chaque opération. Jusqu’en 1988, les hommes du 11e RPC utilisaient comme couverture le 89e bataillon des services.
Le « 11e choc » participera notamment à l’assaut de la grotte d'Ouvéa le 5 mai 1988, au cours duquel deux de ses hommes, l’adjudant Pedrazza et le soldat Veron, seront tués.
En 1992, le 11e RPC est conservé malgré les réformes des services de renseignement et des forces spéciales consécutives à la fin de la guerre froide, qui se traduisent notamment par la création du Commandement des opérations spéciales (COS), dans lequel le « 11e choc » n’est pas intégré.
Il est finalement dissout le 30 juin 1993, dans une grande discrétion. Ses fonctions sont reprises par trois centres d’entraînement : le CPES (Cercottes[réf. nécessaire]), le CPIS (Perpignan[réf. nécessaire]) et le CPEOM (Quelern[réf. nécessaire]). Le Service action est doté d'une unité aérienne clandestine appelée Groupe aérien mixte 56 (GAM 56). Basé à Évreux, il est doté d’hélicoptères Cougar et d’avions de transport tactiques de type Transall et Twin Otter.
Installations:
Le siège de la DGSE, officiellement désigné Centre administratif des Tourelles (CAT), se trouve en partie à Paris, au 141 boulevard Mortier, à proximité de la Porte des Lilas, dans le 20e arrondissement. Ses membres la désigneraient sous le nom de « centrale » ou de « Mortier » en raison de son adresse. Le grand public l'a surnommé la « piscine » en raison de sa proximité avec la piscine des Tourelles.
Le QG de la Division action est au fort de Romainville à Noisy-le-Sec.
Le projet « Fort 2000 », lancé en 1992, devait permettre de déménager le siège de la DGSE à Noisy-le-Sec, où se trouvait déjà le QG de la Division action.
Ce projet a été perturbé par le manque de budget : les crédits d’études n’ont été débloqués dans le budget de la défense qu’en 1994, suivis des crédits des premiers travaux en 1995.
Le financement du projet a été revu à la baisse, passant de 2 milliards de francs à 1 milliard, et a subi l'opposition des riverains du fort qui craignaient les nuisances sonores dues à l’augmentation des survols d’hélicoptères, ainsi que de mouvements écologiques car la zone du fort abrite une espèce rare de crapauds.
Le projet a été abandonné en mai 1996. À la place, la DGSE a reçu des locaux supplémentaires, ceux occupés auparavant par une unité du train en face de la « piscine ». Le boulevard Mortier où se situent les principaux locaux administratifs étant dangereux pour les piétons, un tunnel a été mis en place pour faciliter les mouvements du personnel d'un côté à l'autre du boulevard.
La DGSE partage en outre certaines de ses bases avec le Service fédéral de renseignement allemand (Bundesnachritendienst ou BND), comme à Kourou, en Guyane française, et gère certaines de ses installations avec la Direction du renseignement militaire (DRM).
Effectifs:
En 2007 la DGSE avait un effectif total théorique de 4 620 agents. En 1999, la DGSE employait 2 700 civils et 1 300 officiers et sous-officiers. Elle bénéficie également d’un réseau de correspondants bénévoles, basés en France ou à l’étranger, appelés « honorables correspondants ». La DGSE est directement gérée par le ministère de la Défense.
Dans les faits, les effectifs de la DGSE seraient voisins de 4 400 agents, hors Division action (de 800 à 1 000 hommes).
Activités:
Les activités de la DGSE sont diverses :
* Acquisition de renseignements :
o renseignement humain (« honorables correspondants ») ;
o espionnage des télécommunications (Frenchelon) ;
o interprétation des images satellites (Satellite Spot, Satellite Helios) ;
* Appui au renseignement humain.
* Opérations paramilitaires.
Le contre-espionnage sur le territoire français n’est pas assuré par la DGSE mais par la Direction de la surveillance du territoire (DST), placée sous l’autorité du ministre de l’Intérieur. Par conséquent, la DGSE n’est pas censée agir sur le territoire français (de même que la DST n’est pas censée intervenir à l’étranger).
Le Secret Intelligence Service (SIS), également connu sous la dénomination de MI6 (à l’origine Military Intelligence [section] 6), est l'un des services de renseignement britannique.
Le SIS possède au Royaume-Uni deux grands groupes de défense national :
* le MI5 a pour mission de protéger le Royaume-Uni de toute attaque intérieure au pays ;
* le MI6, connu grâce aux aventures de James Bond existe bien. Il a pour but de protéger le pays de toute attaque terroriste extérieure au pays, et de conduire des activités
d’espionnage à l’extérieur du Royaume-Uni, contrairement au MI5 chargé de la sécurité à l’intérieur des frontières. Le MI6 et le MI5 furent créés en octobre 1909 lors de la fondation du Secret
Service Bureau, dont il est l’un des départements. Son premier directeur fut Sir Mansfield Smith Cumming, qui, abandonnant fréquemment le « Smith », utilisait son initiale « C » comme nom de
code. Cet usage fut perpétué par tous les directeurs du SIS qui lui succédèrent (d’où M dans les histoires de James Bond).
Première Guerre mondiale:
Le premier test significatif pour l'organisation eut lieu avec la Première Guerre mondiale durant laquelle elle rencontra un succès mitigé. Le SIS fut incapable de pénétrer l'Allemagne, mais connut néanmoins quelques succès notables en espionnage militaire et commercial, essentiellement grâce à un réseau d’agents dans les pays neutres, les territoires occupés et la Russie.
L'entre-deux-guerres:
Après la guerre, les moyens du SIS furent largement réduits et l'organisation s'appela le MI6 à partir de 1921. Il commença à opérer principalement à travers un système de coopération, parfois contrainte et forcée, avec le service diplomatique. La plupart des ambassades se virent dotées d'un Passport Control Officer, qui était en fait le responsable du SIS pour ce pays. Ceci permit aux agents du MI6 de bénéficier d'une couverture et d’une certaine immunité diplomatique, mais le système dura probablement trop longtemps et dans les années 1930 ne trompait plus personne.
Dans l'immédiat après-guerre et durant la plus grande partie des années 1920, le MI6 se souciait surtout du communisme et de la Russie soviétique en particulier. Le SIS, outre des opérations d’espionnage plus traditionnelles, soutint et encouragea à la fois les tentatives de renversement du régime communiste de Sidney Reilly (qui était vaguement associé au SIS jusqu’à sa capture), ainsi que celle de Boris Savinkov.
Cumming mourut (dans son bureau) en 1923 et fut remplacé en tant que « C » par l'amiral Hugh « Quex » Sinclair, dont les historiens s'accordent à dire qu'il fut un directeur nettement moins efficace. Il n’était pas incompétent, mais n’avait pas la force de caractère de Cumming et se révéla incapable d'imposer le respect et l'obéissance à ses troupes de manière aussi efficace que son prédécesseur.
De même que le reste de la communauté de l'espionnage et plus généralement du gouvernement, le MI6 tourna son attention durant les années 1930 vers l'Allemagne nazie. Son succès fut de nouveau relativement modeste. Bien qu'il parvint à établir des sources relativement fiables au sein du gouvernement et de l’amirauté allemande, ses informations étaient probablement moins complètes que celles fournies par le réseau rival de Robert Vansittart, le sous-secrétaire permanent du Foreign Office.
« Quex » Sinclair mourut en 1939 et fut remplacé par le lieutenant-colonel Stewart Menzies qui fut de l'avis général un directeur très ordinaire. Le MI6 ne retrouva pas de directeur à la mesure
d’un Cumming avant Dick White, après la guerre.
Seconde Guerre mondiale:
Durant la Seconde Guerre mondiale, le MI6 fut surpassé par plusieurs autres initiatives, dont l’effort de cryptographie entrepris par le GC & CS (le bureau responsable de l’interception et le déchiffrage des communications étrangères) à Bletchley Park, le système de « double-jeu » mis au point par le MI5 afin de fournir des informations erronées aux Allemands, ainsi que les travaux de l’unité de reconnaissance photographique. Il fut également affecté par les activités du Special Operations Executive (SOE en abrégé, que l'on peut traduire par Direction des opérations spéciales), ce qui tendait à accroître le danger pour ses propres agents.
L’opération la plus célèbre durant la guerre fut un échec spectaculaire connu sous le nom d'incident de Venlo (d’après la ville des Pays-Bas où une grande partie de l’action eut lieu), durant
lequel le MI6 fut complètement trompé par des agents des services secrets allemands, l’Abwehr, prétendant être des officiers haut placés de l’armée impliqués dans un complot contre Adolf Hitler.
À la suite d’une série de rencontres entre les agents du SIS et les « conspirateurs », durant lesquels les plans des SS d’enlever les agents britanniques furent contrariés par la présence de la
police néerlandaise, un rendez-vous fut organisé sans policiers et deux agents du MI6 furent capturés par les SS. Cet échec ternit considérablement la réputation du service.
La Guerre froide:
En 1946, le MI6 absorba ce qui restait de la Special Operations Executive, répartissant son personnel et le matériel entre les différentes divisions opérationnelles et le nouveau Directoire de l'entraînement et du développement pour la préparation à la guerre (DEWP). L'accord de 1921 a été adapté aux unités géographiques et opérationnelles sous le nom de « Sections de production », régulées par des contrôleurs, eux-même sous l'égide d'un directeur de la production. Les sections en mouvement devinrent des « Sections logistiques » et furent placées sous le commandement d'un Directoire logistique.
Les actions menées par le MI6 envers l'URSS furent fortement compromises par la Section de contre-espionnage R5 (Post-War Counter-Espionage Section) dirigée pendant deux ans par l'agent infiltré Kim Philby. Bien que les dégâts occasionnés par Philby aient été atténués par son transfert à la direction d'une station de Turquie, il retourna au Royaume-Uni et devint officier le liaison à l'ambassade américaine. Il compromit un programme d'alliance entre le Royaume-Uni et les États-Unis à Enver Hoxha en Albanie (bien que l'on ait depuis la preuve que l'échec était prévisible par les conditions de l'opération elles-mêmes). Philby quitta le bureau et prit sa retraite en 1953 après l'échec de ses amis et camarades du Cambridge Spy Ring (que l'on eut traduire par « Cercle des espions de Cambridge »), composé en plus de Donald Duart Maclean, Guy Burgess, Anthony Blunt et John Cairncross (ce dernier révélé en 1990).
Le MI6 fit également les frais d'un officier impliqué dans des opérations à Vienne et à Berlin, qui se « retourna » et rejoignit les forces soviétiques, après avoir été détenu par la Chine durant la Guerre de Corée. George Blake simula une évasion depuis la prison chinoise et rentra au pays, où il devint un peu comme un héros au sein du bureau. Ses autorisations de sécurité furent réactivées, puis il reprit son poste en 1953 à Vienne. Il participa à l'Operation Gold des Britanniques (construction d'un tunnel à Berlin). Blake fut finalement identifié après avoir fait échouer la construction du tunnel, traduit en justice pour espionnage puis envoyé en prison. Il s'en échappa en 1964 et s'enfuit en URSS.
En dehors de ces coups bas, le MI6 redevint efficace au cours des années 1960, grâce à une meilleure sécurité et des infiltrations réussies. Oleg Penkovsky photographia pendant deux ans plusieurs milliers de documents soviétiques, dont les manuels des fusées de l'Armée rouge qui permirent aux analystes du NPIC de reconnaître le déploiement des SS4 MRBM et des SS5 IRBM à Cuba en octobre 1962. D'autres opérations suivirent.
Dans les années 1970, le MI6 recrute Oleg Sergeivich Gordievsky, exfiltré de Moscou en 1984. L'impact réel des opérations du MI6 durant la seconde partie de la Guerre froide reste inconnu. On ne peut cependant ignorer l'efficacité de leurs infiltrations, notamment au Politburo, et de leurs informateurs, dont un membre du Second Directoire en chef du KGB qui leur envoya des informations sur la mobilisation des Forces alpha de 1991, qui leur assura une victoire.
Le MI6 participa à des opérations politiques, renversant le gouvernement de Mohammed Mossadeq (qui voulait nationaliser le pétrole) en Iran en 1953 (avec la collaboration de la CIA), la mise à l'écart de Patrice Lumumba au Congo en 1961, et le déclenchement d'un conflit interne entre les groupes paramilitaires Libanais vers la fin des années 1980, ce qui les occupa assez pour que les otages soient libérés.
Nombre d'opérateurs (espions) ont quitté le MI6. Ils ont pour la plupart retrouvé un travail dans le civil, ou ont été mutés à l'étranger. Vers la fin des années 1990, un ancien espion nommé
Richard Tomlinson écrivit l'histoire de sa vie. Le MI6 tenta d'empêcher la publication, mais le livre est toujours disponible en ligne, gratuitement.
Fin de la Guerre froide à aujourd'hui:
Depuis 1994, les activités du MI6 sont l’objet de l’attention du Comité parlementaire de renseignement et de sécurité (Parliament's Intelligence and Security Committee).
Le 6 mai 2004, on annonça que John Scarlett, précédemment directeur du Joint Intelligence Committee, remplaçait Sir Richard Dearlove à la tête du MI6. Scarlett est un candidat plutôt étrange pour cette fonction car c'est un personnage habitué des écrans de télévision au Royaume-Uni suite à son témoignage dans l'enquête Hutton (relative au décès de l'expert en armement accusant le gouvernement britannique d'avoir falsifié le rapport sur les armes de destruction massive en Irak). Aucune photographie de son prédécesseur n’est connue en dehors de la photographie de sa remise de diplôme universitaire.
Depuis le 12 octobre 2005, le MI6 possède un site Web officiel, lequel donne un historique du service, ainsi que des offres de carrière. Les futurs agents sont formés au Fort de Monkton près de Porton Down.
Le Mossad , ce qui signifie « Institut pour les renseignements et les affaires spéciales », Mossad signifiant l’« Institut ») est l’agence de renseignement d’Israël.
Rôle:
Le Mossad fait partie des agences de renseignement israéliennes, comme l’Aman (renseignement militaire) et le Shabak (sécurité intérieure) entre autres, mais son directeur ne rend compte qu’au Premier ministre. Le domaine d'action du Mossad est le renseignement, les opérations spéciales et la lutte anti-terroristes, à l'extérieur d'Israël et des territoires palestiniens occupés (qui sont eux de la responsabilité du Shabak, autrefois Shin Beth, service intérieur de contre-espionnage et d'antiterrorisme). Son état-major est basé à Tel Aviv où environ 1500 personnes y seraient employées.
Le rôle et la fonction du Mossad sont comparables au Secret Intelligence Service britannique ou à la CIA. Mais il possède aussi ses particularités liées à l'histoire et la politique d'Israël, ainsi il est par exemple chargé de faciliter l'aliyah (retour en Israël) lorsqu’elle est interdite.
Histoire:
Le Mossad est né des survivances du SHAY, le service de renseignement de la Haganah, une milice juive clandestine chargée de la sécurité des habitants juifs en terre de Palestine depuis le début du XXe siècle. La Haganah (« défense » en hébreu) a notamment constitué le noyau dur de l’armée israélienne à la suite de la création de l’État d’Israël en mai 1948.
Le Mossad a été créé le 1er septembre 1951 par décret émanant du Premier ministre israélien David Ben Gourion afin de collecter des informations sur les menaces potentielles provenant des pays de
la région. Son but, à l’époque,était de favoriser l’immigration malgré la surveillance anglaise.
Les départements du Mossad:
Le Mossad se compose de 8 divisions, mais le détail de l’organisation interne de l’agence n'est pas du domaine public.
* L’information : la division de l’Information est la plus importante. Elle est responsable des opérations d’espionnage à l’étranger, à travers ses antennes officielles ou clandestines. Ce département se divise lui-même en bureaux, chacun d’entre eux étant responsable d’une zone géographique, des antennes qui s’y trouvent, et des agents qui y opèrent.
* Recherche & Étude : la division de la Recherche est responsable de l’interprétation des renseignements. Elle fournit un rapport quotidien, un bulletin hebdomadaire et un carnet mensuel détaillé. Ce département se divise en 15 zones géographiques qui sont les États-Unis, le Canada, l’Europe de l'Ouest, la CEI, la Chine, le continent africain, le Maghreb (Maroc, Algérie, Tunisie), la Libye, l'Égypte, l’Irak, la Jordanie, la Syrie, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et l’Iran. Un bureau annexe suit l’évolution des projets d’armement des pays voisins.
* Guerre psychologique : cette division, appelée Loh’ama Psichologit, s’occupe de la guerre psychologique, de la propagande et des opérations de mystification.
* Technologie & techniques.
* Planification, coordination & relations internationales : la division des relations internationales s’occupe des relations et des opérations communes avec les agences des pays amis, mais aussi avec les pays n'entretenant pas de relations normalisées avec l’État d’Israël. Dans les antennes de grande importance comme Paris, le Mossad dispose, sous le couvert de l’ambassade, d'un responsable affilié à la division de l’Information, et d'un responsable des Relations Internationales.
* La division des opérations spéciales : la division des opérations spéciales (METSADA en hébreu) conduit les opérations paramilitaires, de guerres psychologiques, de sabotage
et d’assassinat.
* Formation.
* Administration.
Quelques opérations célèbres:
Eli Cohen est un célèbre espion israélien, recruté par le Mossad dans les années 1960. Ayant infiltré les hautes sphères du gouvernement syrien, Eli Cohen transmit des informations stratégiques à son pays pendant deux ans avant d’être démasqué. Malgré les protestations internationales, il fut pendu sur la place publique.
Un autre agent israélien, Wolfgang Lotz, se lia d'amitiés avec des hauts gradés de l’armée et de la police égyptienne, obtenant ainsi des informations précises sur les sites de missiles et sur le projet de missiles-fusées développé par des scientifiques allemands. Entre 1962 et 1963, une opération d’intimidation visant les Allemands obtient un grand succès, notamment avec l’assassinat de plusieurs responsables clés du projet égyptien.
En décembre 1969, le Mossad déroba huit vedettes commandées à la France, mises sous embargo par le général de Gaulle. L'opération fut popularisée comme l'affaire des vedettes de Cherbourg.
En 1960, le Mossad enlève le criminel de guerre nazi Adolf Eichmann, à Buenos Aires en Argentine, après plusieurs années de traque dirigé par Rafi Eitan. Eichmann fut conduit en Israël pour y être jugé et condamné à mort. Une opération similaire prévoyait la capture de Joseph Mengele, mais elle échoua.
Une autre capture visa à ramener Mordechaï Vanunu en Israël, après qu'il eut révélé à un quotidien anglais l’existence d’ogives nucléaires dans les sous-sols de la centrale nucléaire de Dimona, en plein désert du Néguev (sud d’Israël).
Durant les années 1970 sous l’impulsion du Premier ministre Golda Meir, le Mossad assassina plusieurs membres du groupe terroriste Septembre noir, responsable de la prise d'otages et du massacre de 11 athlètes israéliens aux jeux Olympiques de Munich en 1972.
En avril 1988, une unité spéciale envahit une résidence sous surveillance de Tunis et y tue Abou Jihad, bras droit de Yasser Arafat et responsable de la planification d'attentats contre Israël.
Gerald Bull, scientifique canadien et concepteur du projet de « Super Gun » (canon à très longue portée) pour l’Irak, est assassiné dans son appartement bruxellois en mars 1990, provoquant ainsi l’abandon du programme.
Cependant, comme tout service de renseignement, le Mossad connu également certain échecs retentissants.
Le 7 janvier 1974, à Lillehammer (Norvège), dans le cadre de l'opération Colère de Dieu, le Mossad assassine par erreur Ahmed Bouchiki, un serveur marocain, présentant une ressemblance frappante avec Ali Hassan Salameh, cerveau du massacre de 1972. Les agents impliqués dans cette opération sont arrêtés par la police. Cinq d’entre eux furent reconnus coupables et condamnés à de courtes peines de prison, bien que le gouvernement israélien nia avoir une quelconque responsabilité dans cette opération. Cependant en 1996, Israël versa à la famille Bouchiki des dommages et intérêts. Plus récemment, à la suite de la controverse sur la responsabilité des services de renseignements dans l’assassinat d’Yitzhak Rabin en novembre 1995, le directeur général du Mossad, Shabtaï Shavit est poussé à la démission. Le général Danny Yatom lui succède.
S.Pinhas agé de 22 ans Rav Samal "Officier" dans l'armée de Tsahal sera capturé et fait prisonnier en Syrie en 1973 pendant la guerre de Yom Kippour,à sa libération il intègre le mossad y est formé et son rôle sera déterminant dans l'arrestation en 1992 au Liban de deux dirigeants importants du "Hamas".
Le 24 septembre 1997, deux agents passent la frontière jordanienne munis de passeports canadiens, pour injecter un poison à l’un des leaders politiques du Hamas, Khaled Mechaal. Après avoir éxécuté leur mission, les deux agents sont découverts. La Jordanie négocie leur libération contre l'antidote du poison, qui permettra au numéro deux du Hamas de survivre, et la libération du fondateur du Hamas, le cheikh Ahmed Yassine.
Le FSB ou « Service fédéral de sécurité de la Fédération de Russie » est un service secret de la Russie, chargé des affaires de sécurité intérieure. Le FSB est le principal successeur de l'ancien
KGB, dissous en novembre 1991 après le putsch de Moscou.
Le siège du FSB est situé dans la Loubianka, à Moscou.
Présentation:
Le FSB est engagé principalement dans les affaires intérieures ; les fonctions de renseignement à l'étranger étant assurées par le SVR (anciennement Premier directorat du KGB). Toutefois le FSB inclut également le Service fédéral des communications et informations gouvernementales (FAPSI), impliqué dans la surveillance électronique à l'étranger. En outre, le FSB est compétent pour agir dans les territoires des anciennes républiques soviétiques, et il peut conduire des opérations militaires anti-terroristes n'importe où dans le monde sur ordre du président, suite à l'adoption des nouvelles lois anti-terrorisme. Tous les services d'ordre et de renseignements en Russie travaillent si nécessaire sous le contrôle du FSB : à titre d'exemple, le service de renseignement militaire (GRU), les forces spéciales militaires (Spetsnaz) et les détachements de troupes du Ministère de l'Intérieur russe (sorte de gendarmerie) travaillent sous la direction du FSB en Tchétchénie.
Le FSB est responsable de la sécurité intérieure de la Russie, du contre-espionnage, et de la lutte contre le crime organisé, le terrorisme et le trafic de drogue. Cependant, de nombreuses critiques soutiennent que le FSB est plus engagé dans l'élimination des dissidences internes, maintenant la population sous un contrôle permanent, et influençant les évènements politiques importants, à l'identique des actions passées du KGB. Il est ainsi reproché au FSB de mettre en œuvre une surveillance de masse et une variété de mesures actives, dont la désinformation, la propagande à travers les médias contrôlés par l'État, des provocations et persécutions d'opposants politiques, journalistes d'investigation ou dissidents.
Le FSB est une vaste et puissante organisation, rassemblant des fonctions et pouvoirs qui sont dans d'autres pays disséminés entre des services distincts. Le FSB commande également un contingent
des troupes armées (troupes intérieures, spetsnaz) et un important réseau d'informateurs civils. Le nombre d'employés du FSB, comme son budget, demeurent un secret d'État, mais il a été rapporté
une augmentation de presque 40% du budget en 2006. En 1992, le nombre d'employés liés à l'ex-KGB a été estimé à 500 000. Enfin, la majorité des hauts responsables politiques russes seraient liés
au FSB ; Olga Kryshtanovskaya, a estimé que 78% des 1016 principaux responsables politiques russes ont travaillé précédemment dans une organisation affiliée au KGB ou au FSB.
Activités officielles:
Contre-espionnage:
À propos des activités secrètes de contre-espionnage, le directeur du FSB Nikolaï Kovalev de l'époque déclarait en 1996 : « Il n'y a jamais eu autant d'espions arrêtés pour nous depuis le temps de la Seconde Guerre mondiale où des agents allemands étaient envoyés. ». Le FSB rapporte qu'environ 400 agents de renseignement étrangers ont été démasqués en 1995 et 1996. En 2006, le FSB signala environ 27 officiers de renseignement étrangers et 89 agents de l'étranger, dont les activités furent stoppées. Le bilan de l'année 2007 présenté par Nikolaï Patrouchev fait état de l'arrêt des activités de « 22 officiers de carrière et 71 agents des services spéciaux étrangers », alors que quatre ressortissants étrangers ont été expulsés pour espionnage.
Surveillance des frontières:
Le Service fédéral de surveillance des frontières (FPS) fait partie du FSB depuis 2003. La Russie possède 61 000 kilomètres de frontières terrestres et maritimes, dont 7 500 avec le Kazakhstan et
4 000 avec la Chine. La protection d'un kilomètre de frontière couterait environ 1 million de roubles par an. Vladimir Poutine appela le FPS à intensifier la lutte contre le terrorisme
international.
Opérations anti-terroristes:
Au fil des années, le FSB et les services de sécurité affiliés ont exécuté tous les présidents de la République tchétchène d'Itchkérie, dont Djokhar Doudaïev, Zelimkhan Iandarbïev, Aslan
Maskhadov et Abdoul-Khalim Saïdoullaïev. Peu avant sa mort, Saïdoullaïev prétendait que le gouvernement russe avait tué « traîtreusement » Maskhadov, après l'avoir invité à discuter et s'être
engagé à propos d'une protection « au plus haut niveau ».
Parmi les personnes suspectées de terrorisme, une douzaine seulement ont été condamnées par des cours de justice pour des activités de terrorisme ou pour « encouragement à la haine nationale ». L'un des leaders de la guérilla islamiste, Chamil Bassaïev aurait été tué par les forces du FSB. Durant la prise d'otages du théâtre de Moscou, et la prise d'otages de Beslan, tous les preneurs d'otages furent exécutés sur place par les forces spéciales du FSB. Un témoin seulement a survécu, Nour-Pachi Koulaïev, et a été condamné plus tard par la justice. On signale que plus de 100 chefs des groupes terroristes ont été tués lors de 119 opérations dans le Caucase Nord durant l'année 2006.
Lutte contre la corruption et le crime organisé:
Le FSB coopère avec Interpol et d'autres forces de l'ordre nationales ou internationales dans la lutte contre la corruption et le crime organisé. À cet égard, il fournit des informations sur de
nombreux groupes criminels russes œuvrant en europe. Le FSB a également été impliqué dans les demandes d'extradition de suspects de haute envergure s'étant enfuis à l'étranger, comme Alexandre
Litvinenko, Oleg Kalougine, Akhmed Zakaïev, Leonid Nevzline, et Boris Berezovsky. Cependant ces demandes ont été refusées par les cours britanniques, américaines et israéliennes.
Critique des actions de FSB:
Le FSB comme élite politique:
Même en écartant des analyses trop spéculatives, l'influence du FSB sur l'élite politique russe est indéniable. La directrice du Centre d'étude des élites moscovite, Olga Kryshtanovskaya, estime que 78 % des 1 016 principaux responsables politiques russes ont travaillé précédemment dans une organisation affiliée au KGB ou FSB. Elle déclare : « Si pendant la période soviétique et la première période post-soviétique, les gens du KGB et FSB étaient principalement impliqués dans des affaires de sécurité, actuellement la moitié de ceux-ci est encore impliqués dans la sécurité, mais l'autre moitié est impliquée dans les affaires économiques, les partis politiques, les ONG, les gouvernements régionaux, même la culture... » L'importance des services de sécurité dans l'appareil politique russe est soulignée également par Jacques Baud, qui explique que les services secrets russes drainent traditionnellement une élite de personnes susceptibles d'ambitions politiques.
Cette main-mise d'une organisation sur l'élite du pays est peut-être comparable à celle de l'Union soviétique, où les postes clés du gouvernement étaient occupés par des membres du Parti communiste. Les liens entre le monde politique (ou économique) et le FSB sont encore accrus, par cet attachement inaliénable des ex-agents du KGB ou FSB envers leur ancien service. Comme le confirme Vladimir Poutine lui-même, il n'existe pas « d'ancien » membre du KGB. Olga Kryshtanovskaya Siloviks estime à cet égard, que les ex-agents des services de sécurité demeurent « au-dessus des lois », car ces « réservistes actifs » restent rémunérés et protégés par l'organisation.
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