Vendredi 10 mars 5 10 /03 /Mars 01:16
Existe-t-il un trésor des Templiers ou n'est-ce là qu'une légende supplémentaire qui entoure cet ordre de chevalerie tellement mystérieux?

Avant toutes choses, il convient de replacer brièvement les Templiers dans leur contexte historique sans se laisser emporter par l'ouragan ésotérique qui balaie encore le sujet.

Après la prise de Jérusalem en 1099 par les croisés, la grande ville sainte redevient le principal lieu de pélérinage pour les chrétiens d'Occident. Les routes y menant étaient cependant dangereuses vu la présence de brigands et autres pillards indésirables. Les musulmans n'acceptaient pas non plus la présence sur leurs terres de chrétiens qui, souvent, étaient victimes d'attaques violentes. Face à cette situation, un noble français, Hugues de Paynes,décide de former en 1119 un nouvel ordre de chevalerie : les pauvres chevaliers du Christ. Particularité de cet ordre : ses membres sont également des religieux soumis à des règles très strictes : foi, obéissance, pauvreté, chasteté. Le rôle de cet ordre est de sécuriser les routes menant à Jérusalem et de protéger les fidèles se rendant devant le tombeau du Christ. Ils sont également autorisés à prendre les armes contre les ennemis de la chrétienté. Le roi de Jérusalem Baudouin II va leur accorder leur droit de s'installer dans un bâtiment proche du Temple de Salomon. C'est de là que leur viendra leur nom de Templiers.

Afin de pouvoir assumer correctement leur mission (armement, constructions de forts et de commanderies,...), les Templiers ont besoin d'argent, de beaucoup d'argent. Les possédants (nobles, clergé) vont leur en donner sous forme de dons. Pendant deux siècles, l'Ordre du Temple va s'agrandir, recruter de nombreux membres et s'installer durablement au Proche-Orient et en Europe. Les Templiers seront également à l'origine d'un concept très moderne : la banque. Même les rois et les plus puissants princes et barons vont leur confier leur argent et leur demander des prêts afin de financer de nouvelles constructions ou des dépenses de guerre.

De ce fait, l'Ordre du Temple va devenir puissant. Une puissance qui ne cessera d'inquiéter le roi de France Philippe le Bel. Le roi ne supporte pas de voir cet ordre lui faire de l'ombre. Il décide alors de s'en débarrasser. Ainsi, il pourra faire main basse sur leurs richesses, annuler les dettes qu'il leur doit et mettre le pape, son ennemi et protecteur des Templiers, en position difficile. Après avoir fait courir des rumeurs aussi fausses et calomnieuses sur les Templiers pour préparer l'opinion publique, Philippe le Bel ordonne alors une opération militaire sans précédent dans l'Histoire de France. Le 13 octobre 1307, les gens d'armes du roi arrêtent au même moment tous les Templiers de France. Ils ne songent même pas à se défendre, leur règle leur interdissant de porter la main sur un chrétien. Ils sont jetés en prison et tous leurs biens sont confisqués. Afin de pouvoir les traîner devant un tribunal, le roi les fait torturer afin qu'ils avouent les pires forfaits : reniement de la foi en Jésus-Christ, blasphèmes, adoration d'une idole nommée Baphomet, enrichissement, homosexualité... En apprenant tout cela, le peuple réclame du sang. Philippe le Bel va lui en donner. L'ordre du Temple est dissout et un certain nombre de ses membres sont exécutés. Le grand-maître de l'Ordre Jacques de Molay sera ainsi brûlé vif à Paris en 1314 devant les yeux d'un Philippe le Bel impassible. On racontera que sur le point de trépasser, Jacques de Molay lancera une malédiction contre ses persécuteurs les invitant à le rejoindre dans la mort dans l'année. Pure fantaisie inventée sur le tard par certains auteurs...

L'Ordre du Temple était décapité. Sans grand-maître et sans l'infrastructure française, le reste de l'Ordre du Temple en Europe va péricliter. Aujourd'hui encore, des groupuscules occultes ou certaines loges maçonniques se réclament encore comme les héritiers directs des Templiers.

A Gisors?

Mais venons-en au mythique trésor des Templiers. On le sait, l'ordre était riche, trop riche aux yeux de certains. Mais les richesses que les Templiers possédaient étaient surtout constituées de dépôts qui par nature ne leur appartenaient pas et de biens immobiliers. Les Templiers eux-mêmes avaient fait voeu de pauvreté et ils étaient réellement pauvres. Il se peut maintenant que certains hauts dirigeants du Temple soient parvenus à détourner des fonds afin de se constituer un trésor. Le seul élément qui puisse conforter cette thèse est une archive qui serait conservée au Vatican. Dans ce document, un Templier du nom de Jean de Chalon affirme que la veille de la date fatidique du 13 octobre 1307, trois chariots rempli d'un "trésor" (sans autres précisions) seraient parvenus à quitter Paris. Destination probable : l'Angleterre. C'est le seul témoignage qui fasse mention d'un trésor des Templiers. Peut-on croire que les Templiers, étroitement surveillés depuis des mois si pas des années par les espions du roi, aient pu cacher l'existence d'un trésor et puis le faire disparaître au nez at à la barbe de ceux-ci? Peut-on imaginer que les Templiers soumis aux pires tortures n'aient jamais avoué son existence? Philippe le Bel, tenu au courant des moindres faits et gestes des Templiers, n'aurait jamais tenté de mettre la main sur ce trésor, lui qui avait déjà spolié les juifs, ces éternels boucs émissaires? Tout cela est difficile à croire mais il ne faut rien exclure.

Quoi qu'il en soit, plus personne n'entendra plus jamais parler de ce trésor. Aucune trace, aucune archive, aucun témoignagne, aucune découverte archéologique. Rien.

Il faudra attendre plus de 700 ans avant que ce trésor tel le serpent de mer refasse son apparition. En 1946, un certain Roger Lhomoy, un gardien et jardinier municipal chargé de l'entretien des abords du château féodal de Gisors (Normandie) fait des déclarations curieuses devant les élus de la Commune. Il prétend que depuis des années il mène des fouilles illégales (en creusant des galeries) dans la motte artificielle du château. Il prétend y avoir découvert une chapelle secrète contenant des sarcophages templiers ainsi que des coffres gigantesques contenant un trésor. Sans trop se demander pour quelles raisons un simple ouvrier municipal ait un beau jour décider de fouiller la motte et cela sans que personne ne s'en aperçoive, le Conseil va le croire. On l'emmène sur le lieu de ses fouilles. Un ou deux courageux tente de s'introduire dans les galeries creusées par Lhomoy. Ils rentreront bredouilles. Dépités, les responsables municipaux décident de faire fermer les galeries pour éviter que des curieux ou des enfants mettent leur vie en danger en s'y infiltrant.

Mais Roger Lhomoy insiste tant et plus. Pendant des années, il ne sera guère pris au sérieux. Ce n'est qu'en 1962 que le Ministre de la Culture André Malraux, intrigué par cette affaire de chapelle secrète, ordonne des fouilles sur le site de Gisors. Des travaux importants furent entamés : creusement d'un puits vertical et de galeries horizontales. Les ingénieurs du Ministère ne trouvèrent aucune chapelle dans la motte du château de Gisors. Pourtant, celle-ci devait avoir une superficie d'environ 270 m² selon les déclarations de Roger Lhomoy. Tous ces travaux mettront en péril ce fabuleux site historique. Il a fallu faire d'autres travaux de consolidation afin que la motte ne s'écroule pas et que le donjon cesse de se fissurer. Aujourd'hui, les fouilles sont interdites afin que le château soit préservé. Les chercheurs parallèles y ont vu un gigantesque complot destiné à cacher un terrible secret...

Pas de trésor des Templiers à Gisors apparement. D'ailleurs, on se demande comment les Templiers seraient parvenus à cacher ce trésor à Gisors vu qu'en 1307 (et après) le château appartenait au roi de France Philippe le Bel et qu'il était gardé par ses soldats mais il est bon de préciser que certains de ces soldats étaient d'ancien templiers repentis.

Certains rêvent cependant encore et toujours de micro-sondage, de nouvelles galeries et d'autres techniques pour retrouver cette chapelle qui, hélàs, ne semble avoir exister que dans l'imagination de Roger Lhomoy ou d'avoir été volontairement cachée...

Mais malgrés cela ; certains réçits prouvent qu'il pourrait y avoir réellement un trésor des templiers , selon Antoine de la Craffe qui décris des richesses incroyables et surtout la présence du Saint Graal lui-même dans une énorme caisse de bois tirée par un chariot de 12 chevaux et gardé par 15 chevaliers en partance pour le sud de la France.
Ce qui est encore plus étrange ce que ce même " Antoine de la Craffe " pourtant sans un sous puisque ayant fait voeux de pauvreté fut quelques années plus tard possésseur d'une fortune asser importante lui permettant de construire son propre château ...

Alors ; " de la Craffe " voleur ? personnes ne le saura jamais !

Mais avant de mourir ce dernier aurait déclaré a sa soeur : " Nous les avons bernés ... "

De qui parlait-il ? - du roi et autres autorités de l'époque ? mystère ...

En tout cas trésor ou pas , les templiers garderont leurs secrêts avec eux !
Par Koloss - Publié dans : Légendes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus