Le S.I.S

Publié le par Koloss


Le Secret Intelligence Service (SIS), également connu sous la dénomination de MI6 (à l’origine Military Intelligence [section] 6), est l'un des services de renseignement britannique.

Le SIS possède au Royaume-Uni deux grands groupes de défense national :

    * le MI5 a pour mission de protéger le Royaume-Uni de toute attaque intérieure au pays ;
    * le MI6, connu grâce aux aventures de James Bond existe bien. Il a pour but de protéger le pays de toute attaque terroriste extérieure au pays, et de conduire des activités d’espionnage à l’extérieur du Royaume-Uni, contrairement au MI5 chargé de la sécurité à l’intérieur des frontières. Le MI6 et le MI5 furent créés en octobre 1909 lors de la fondation du Secret Service Bureau, dont il est l’un des départements. Son premier directeur fut Sir Mansfield Smith Cumming, qui, abandonnant fréquemment le « Smith », utilisait son initiale « C » comme nom de code. Cet usage fut perpétué par tous les directeurs du SIS qui lui succédèrent (d’où M dans les histoires de James Bond).

Première Guerre mondiale:

Le premier test significatif pour l'organisation eut lieu avec la Première Guerre mondiale durant laquelle elle rencontra un succès mitigé. Le SIS fut incapable de pénétrer l'Allemagne, mais connut néanmoins quelques succès notables en espionnage militaire et commercial, essentiellement grâce à un réseau d’agents dans les pays neutres, les territoires occupés et la Russie.

L'entre-deux-guerres:

Après la guerre, les moyens du SIS furent largement réduits et l'organisation s'appela le MI6 à partir de 1921. Il commença à opérer principalement à travers un système de coopération, parfois contrainte et forcée, avec le service diplomatique. La plupart des ambassades se virent dotées d'un Passport Control Officer, qui était en fait le responsable du SIS pour ce pays. Ceci permit aux agents du MI6 de bénéficier d'une couverture et d’une certaine immunité diplomatique, mais le système dura probablement trop longtemps et dans les années 1930 ne trompait plus personne.

Dans l'immédiat après-guerre et durant la plus grande partie des années 1920, le MI6 se souciait surtout du communisme et de la Russie soviétique en particulier. Le SIS, outre des opérations d’espionnage plus traditionnelles, soutint et encouragea à la fois les tentatives de renversement du régime communiste de Sidney Reilly (qui était vaguement associé au SIS jusqu’à sa capture), ainsi que celle de Boris Savinkov.

Cumming mourut (dans son bureau) en 1923 et fut remplacé en tant que « C » par l'amiral Hugh « Quex » Sinclair, dont les historiens s'accordent à dire qu'il fut un directeur nettement moins efficace. Il n’était pas incompétent, mais n’avait pas la force de caractère de Cumming et se révéla incapable d'imposer le respect et l'obéissance à ses troupes de manière aussi efficace que son prédécesseur.

De même que le reste de la communauté de l'espionnage et plus généralement du gouvernement, le MI6 tourna son attention durant les années 1930 vers l'Allemagne nazie. Son succès fut de nouveau relativement modeste. Bien qu'il parvint à établir des sources relativement fiables au sein du gouvernement et de l’amirauté allemande, ses informations étaient probablement moins complètes que celles fournies par le réseau rival de Robert Vansittart, le sous-secrétaire permanent du Foreign Office.

« Quex » Sinclair mourut en 1939 et fut remplacé par le lieutenant-colonel Stewart Menzies qui fut de l'avis général un directeur très ordinaire. Le MI6 ne retrouva pas de directeur à la mesure d’un Cumming avant Dick White, après la guerre.

Seconde Guerre mondiale:

Durant la Seconde Guerre mondiale, le MI6 fut surpassé par plusieurs autres initiatives, dont l’effort de cryptographie entrepris par le GC & CS (le bureau responsable de l’interception et le déchiffrage des communications étrangères) à Bletchley Park, le système de « double-jeu » mis au point par le MI5 afin de fournir des informations erronées aux Allemands, ainsi que les travaux de l’unité de reconnaissance photographique. Il fut également affecté par les activités du Special Operations Executive (SOE en abrégé, que l'on peut traduire par Direction des opérations spéciales), ce qui tendait à accroître le danger pour ses propres agents.

L’opération la plus célèbre durant la guerre fut un échec spectaculaire connu sous le nom d'incident de Venlo (d’après la ville des Pays-Bas où une grande partie de l’action eut lieu), durant lequel le MI6 fut complètement trompé par des agents des services secrets allemands, l’Abwehr, prétendant être des officiers haut placés de l’armée impliqués dans un complot contre Adolf Hitler. À la suite d’une série de rencontres entre les agents du SIS et les « conspirateurs », durant lesquels les plans des SS d’enlever les agents britanniques furent contrariés par la présence de la police néerlandaise, un rendez-vous fut organisé sans policiers et deux agents du MI6 furent capturés par les SS. Cet échec ternit considérablement la réputation du service.

La Guerre froide:

En 1946, le MI6 absorba ce qui restait de la Special Operations Executive, répartissant son personnel et le matériel entre les différentes divisions opérationnelles et le nouveau Directoire de l'entraînement et du développement pour la préparation à la guerre (DEWP). L'accord de 1921 a été adapté aux unités géographiques et opérationnelles sous le nom de « Sections de production », régulées par des contrôleurs, eux-même sous l'égide d'un directeur de la production. Les sections en mouvement devinrent des « Sections logistiques » et furent placées sous le commandement d'un Directoire logistique.

Les actions menées par le MI6 envers l'URSS furent fortement compromises par la Section de contre-espionnage R5 (Post-War Counter-Espionage Section) dirigée pendant deux ans par l'agent infiltré Kim Philby. Bien que les dégâts occasionnés par Philby aient été atténués par son transfert à la direction d'une station de Turquie, il retourna au Royaume-Uni et devint officier le liaison à l'ambassade américaine. Il compromit un programme d'alliance entre le Royaume-Uni et les États-Unis à Enver Hoxha en Albanie (bien que l'on ait depuis la preuve que l'échec était prévisible par les conditions de l'opération elles-mêmes). Philby quitta le bureau et prit sa retraite en 1953 après l'échec de ses amis et camarades du Cambridge Spy Ring (que l'on eut traduire par « Cercle des espions de Cambridge »), composé en plus de Donald Duart Maclean, Guy Burgess, Anthony Blunt et John Cairncross (ce dernier révélé en 1990).

Le MI6 fit également les frais d'un officier impliqué dans des opérations à Vienne et à Berlin, qui se « retourna » et rejoignit les forces soviétiques, après avoir été détenu par la Chine durant la Guerre de Corée. George Blake simula une évasion depuis la prison chinoise et rentra au pays, où il devint un peu comme un héros au sein du bureau. Ses autorisations de sécurité furent réactivées, puis il reprit son poste en 1953 à Vienne. Il participa à l'Operation Gold des Britanniques (construction d'un tunnel à Berlin). Blake fut finalement identifié après avoir fait échouer la construction du tunnel, traduit en justice pour espionnage puis envoyé en prison. Il s'en échappa en 1964 et s'enfuit en URSS.

En dehors de ces coups bas, le MI6 redevint efficace au cours des années 1960, grâce à une meilleure sécurité et des infiltrations réussies. Oleg Penkovsky photographia pendant deux ans plusieurs milliers de documents soviétiques, dont les manuels des fusées de l'Armée rouge qui permirent aux analystes du NPIC de reconnaître le déploiement des SS4 MRBM et des SS5 IRBM à Cuba en octobre 1962. D'autres opérations suivirent.

Dans les années 1970, le MI6 recrute Oleg Sergeivich Gordievsky, exfiltré de Moscou en 1984. L'impact réel des opérations du MI6 durant la seconde partie de la Guerre froide reste inconnu. On ne peut cependant ignorer l'efficacité de leurs infiltrations, notamment au Politburo, et de leurs informateurs, dont un membre du Second Directoire en chef du KGB qui leur envoya des informations sur la mobilisation des Forces alpha de 1991, qui leur assura une victoire.

Le MI6 participa à des opérations politiques, renversant le gouvernement de Mohammed Mossadeq (qui voulait nationaliser le pétrole) en Iran en 1953 (avec la collaboration de la CIA), la mise à l'écart de Patrice Lumumba au Congo en 1961, et le déclenchement d'un conflit interne entre les groupes paramilitaires Libanais vers la fin des années 1980, ce qui les occupa assez pour que les otages soient libérés.

Nombre d'opérateurs (espions) ont quitté le MI6. Ils ont pour la plupart retrouvé un travail dans le civil, ou ont été mutés à l'étranger. Vers la fin des années 1990, un ancien espion nommé Richard Tomlinson écrivit l'histoire de sa vie. Le MI6 tenta d'empêcher la publication, mais le livre est toujours disponible en ligne, gratuitement.

Fin de la Guerre froide à aujourd'hui:

Depuis 1994, les activités du MI6 sont l’objet de l’attention du Comité parlementaire de renseignement et de sécurité (Parliament's Intelligence and Security Committee).

Le 6 mai 2004, on annonça que John Scarlett, précédemment directeur du Joint Intelligence Committee, remplaçait Sir Richard Dearlove à la tête du MI6. Scarlett est un candidat plutôt étrange pour cette fonction car c'est un personnage habitué des écrans de télévision au Royaume-Uni suite à son témoignage dans l'enquête Hutton (relative au décès de l'expert en armement accusant le gouvernement britannique d'avoir falsifié le rapport sur les armes de destruction massive en Irak). Aucune photographie de son prédécesseur n’est connue en dehors de la photographie de sa remise de diplôme universitaire.

Depuis le 12 octobre 2005, le MI6 possède un site Web officiel, lequel donne un historique du service, ainsi que des offres de carrière. Les futurs agents sont formés au Fort de Monkton près de Porton Down.

Publié dans Services secrets

Commenter cet article

Un fils défunt se matérialise 05/01/2015 14:01

.

isskaf 06/10/2010 23:38



toujours isskaf  et je voux engager avec vous 



kahal 75975829 03/10/2010 19:02



agent cia en francais réguler mes code  DIT A LA POLICE NATIONAL DE BORDEAUX 111 234


445455


03130212 double imunity diplomatic


333 528


333 628


former seulon le disx amendement ( sur le tat) du code replucain ameicain


par trensmition information par la télécomunication empathi télépathi(par la pensée2113823)05 56 07 18 40 TEL FRANCE METROPOLITAIN PESSAC 33600 5 CHEMIN DE LA METROPOLE CIA SIS DST DGSE  LE
MOSSAD MERCI DE VOTRE COMPRENTION ET COLABORATION



isskaf 15/08/2010 00:28



je engager avec vous



benkaci 14/08/2010 23:35



vip quiz agent xfile would like installizing