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Secrets d'états

Jeudi 9 mars 2006

À environ 190 kilomètres au nord-ouest de Las Vegas, dans le désert du Nevada, la carte officielle devient soudainement muette. Rien de ce qui se trouve dans cette zone n'y est mentionné: pourtant, il y a des montagnes et des ravins impressionnants, des bâtiments de bonne taille ainsi qu'une immense piste d'envol longue de 9,5Km. Mais rien de tout cela ne figure sur la carte. Sur un territoire de la taille de la Suisse, il semblerait que toute activité humaine ait été volontairement occultée.

L'accès à cette zone est interdit. Des panneaux placés à ses limites indiquent que "l'utilisation de la force armée est autorisée à l'encontre des intrus". En outre, l'espace aérien surplombant l'endroit est le plus inviolable des Etats-Unis. Nous sommes sur le territoire de la Nellis Air Force Range et du site nucléaire du Nevada, plus communément appelé Zone 51 (Area 51), suivant l'ancienne désignation officielle du lieu.

La Zone 51 fut établie en 1954 pour servir de base secrète à la Lockheed Aircraft Corporation, société d'aéronautique qui mettait alors au point des avions-espions pour le compte de la CIA et du Pentagone. Ce site d'essais servait encore récemment aux projets de défense les plus avancés mis en œuvre par les Etats-Unis. Le bombardier furtif Stealth fut testé sur cette base, comme d'autres engins de conception futuriste. Compte tenu de ces activités, la base a toujours été entourée du plus grand secret - l'US Aire Force (USAF) n'en a reconnu l'existence qu'en 1994 - car c'est là que se trouve le fer de lance de la technologie militaire américaine. Or, d'après certains éléments d'information récents, la technologie du site aussi bien que ses employés ne serait pas uniquement d'origine américaine. Tout ou partie serait extraterrestre !

UNE TECHNOLOGIE EXTRATERRESTRE ?

Les autorités américaines montrèrent en effet un embarras évident lorsqu'un ancien technicien du site allégua qu'il existait une activité ovni au-dessus de la Zone 51. Pour compléter cette très surprenante déclaration, cet informateur ajouta et qui plus est l'aviation américaine travaillait activement avec la technologie extraterrestre. C'est sur un plateau de télévision, en mai 1989, que Bob Lazar fit ces déclarations. Cet informateur devait savoir de quoi il parlait : Lazar avait occupé, sous contrat, un poste de scientifique sur la base pendant cinq mois à partir de décembre 1988. Il révéla que le gouvernement américain y conduisait un programme d'examen de neuf soucoupes volantes et tentait d'adapter la technologie extraterrestre à ses propres fins. Quand Lazar fit ce témoignage public, il opéra dans l'ombre : il se présenta sous un nom d'emprunt, "Denis", et sa voix fut modifiée électroniquement. Cette prudence lui était dictée par le fait que sa femme et lui avaient déjà fait l'objet de menaces de mort. Les précautions prises eurent peu d'effet : dans les jours suivant l'interview, les menaces de mort se succédèrent et on tira des coups de feu sur sa voiture. En novembre de la même année, afin de prévenir ce genre d'incidents, Lazar décida de jeter le masque. À cette occasion, il donna plus de détails encore, décrivant notamment le site ultra secret "S4", situé à l'intérieur de la Zone 51, près du Lac Papoose (voir carte), lieu où les engins extraterrestres étaient remisés. Il précisa les fonctions qui avaient été les siennes sur ce site : au sein d'une équipe de 22 ingénieurs, il avait été engagé pour tenter de comprendre le système de propulsion des ovnis.

À L'INTERIEUR DU S4

Selon Lazar, le S4 était un vaste complexe souterrain occupant la surface d'une chaîne de montagne entière. Au début, il pensait travailler sur une technologie humaine très avancée. Mais lorsqu'il pénétra à l'intérieur de l'un des disques, il acquit la conviction que tout cela venait d'un autre monde car ni la forme, ni les dimensions ne semblaient provenir de la main de l'homme. "Il n'y a pas de joint physique, pas de soudure, ni boulons, ni rivets apparents" dit Lazar. "Tout objet présente une sorte de bord arrondi, comme s'il avait été moulé dans la cire, chauffé, et ensuite refroidi". Poursuivant ses descriptions, Lazar fait état de hublots, de voûtes et de tous petits sièges hauts de 30 cm. Quant à ce qui avait été identifié comme l'unité de propulsion, il s'agissait d'un objet de la taille d'un ballon de rugby, capable de produire un champ anti-gravité traversant l'engin par une tuyère verticale.

La documentation que Lazar put consulter par ailleurs confirma ses soupçons. Il y trouva sur le site une masse étonnante d'informations relatives aux ovnis, y compris les images d'une autopsie de petits êtres grisâtres et chauves. D'après les documents compulsés par Lazar, ces extraterrestres étaient répertoriés comme venant du système stellaire Zeta Reticulli. Il y était également question d'un incident survenu en 1979, au cours duquel des extraterrestres avaient tué des gardes de la sécurité et un scientifique de la base. À la lumière de ces éléments, il ne faisait plus aucun doute pour Lazar qu'il s'agissait l à "d'engins extraterrestres, fabriqués par une intelligence extraterrestre, avec des matériaux extraterrestres". Lazar n'affirme pas catégoriquement avoir vu des extraterrestres au S4. Mais il assista en revanche à une scène étrange. Passant un jour devant une pièce dont la porte était ouverte, il vit deux hommes en blouse blanche "regarder vers le bas et s'adressant à un petit être aux longs bras... Ce fut une vision brève. Je n'ai aucune idée de ce que cela pouvait être", dit Lazar.

INFORMATIONS FIABLES ?

Lazar emploie-t-il des clichés sur les ovnis pour se faire un peu de publicité ou peut-on croire ce qu'il raconte ? Plusieurs éléments viennent toutefois corroborer ses affirmations. D'après George Knapp, qui interviewa Lazar à la télévision, plus d'une douzaine de personnes se sont depuis manifestées pour compléter et étayer ses propos. Knapp a ainsi pu filmer le témoignage d'un homme ayant dirigé plusieurs programmes militaires de grande ampleur à la base Nellis. Ce témoin prétend que les autorités disposent d'extraterrestres et de leur technologie depuis les années 50. Hélas, cette bande vidéo ne pourra être visionnée qu'après la mort de cet homme. Aucun des autres témoins n'accepte de se montrer au jour car ils craignent des représailles.

MENACES DE MORT

Un journaliste d'une autre chaîne de télévision qui souhaitait enquêter sur la Zone 51 se heurta aux même réticences. Un ingénieur électricien qui affirmait avoir vu une soucoupe volante se déclara prêt à participer à une émission télévisée. Mais il se ravisa après avoir constaté la présence d'individus, vêtus de sombre, stationnant nuit et jour dans des voitures près de son domicile. Un autre témoin reçut des menaces directes. On lui dit : "Nous savons que vous voyagez beaucoup, et ce serait tellement dommage que vous ou votre famille ne soit victime d'un accident". Si l'on observe Lazar dans ses prestations télévisuelles, il apparaît comme une personne posée, calme et sans prétentions. Il ne s'avance pas sur des domaines qui ne lui sont pas familiers. Il a de plus toujours avancé la même version des faits - chose difficile et rare en matière de faux témoignages. Toutefois, sa crédibilité peut être mise en doute car il soutient être titulaire de diplômes délivrés par deux universités américaines prestigieuses, sans jamais en avoir apporté la preuve. Par ailleurs, il a connu une faillite commerciale et a été condamné à des travaux d'intérêt général pour avoir participé à la gérance d'une maison close. On peut également s'interroger sur les motivations de Lazar. Selon lui, il a décidé de parler parce que garder le silence aurait été une insulte à la science et aux citoyens américains. Ces nobles intentions ne l'ont pas empêché de vendre ses dessins d'engins extraterrestres sous forme de maquettes, et d'en céder les droits pour un film racontant son aventure. Mais gagner de l'argent n'est pas un crime, surtout aux Etats-Unis, et les quelques taches sur son passé ne signifient pas qu'il soit foncièrement malhonnête. Quoi qu'il en soit, un doute subsiste sur la véracité de certains de ses propos. Lazar affirme par exemple que, de 1982 à 1984, il a travaillé au Laboratoire National de Los Alamos au Nouveau-Mexique, dans le cadre de l'Initiative de Défense Stratégique "Guerre des Etoiles". Le journaliste George Knapp enquêta à ce sujet, et s'aperçut que le nom de Lazar figurait bien à l'époque sur l'annuaire du laboratoire de Los Alamos. Mais le fait a été catégoriquement démenti par les autorités militaires: selon elles, il n'y aurait aucune trace d'un tel engagement. En revanche, le gouvernement n'a jamais nié que Lazar avait travaillé à la Zone 51, ce qui est confirmé par ses déclarations d'impôt.

CONFIRMATION VIDEO ?

D'autres données accréditant les dires de Lazar ont été récemment produites. En 1995, une société cinématographique allemande diffusa une cassette vidéo, Secrets du Monde Noir, dans laquelle plusieurs témoins confirment que la Zone 51 est le théâtre d'une activité pour le moins étrange. Par exemple, Norio Hayakawa, cameraman de la télévision japonaise, resta éveillé toute une nuit afin d'entrevoir un ovni décollant de la Zone 51. Il filma en effet un objet lumineux planant au-dessus des montagnes et à travers le ciel. L'analyse du film fait dire à Hayakawa que l'objet n'était "certainement pas un avion de type classique". Beaucoup d'autres films montrent à peu près la même chose: un objet extrêmement lumineux se déplaçant à une vitesse incroyable et effectuant des manœuvres aériennes impossibles. L'un de ces objets s'est même approché d'une équipe de la télévision de la NBC : les journalistes sont revenus avec des brûlures proches de l'irradiation. Un autre reporter a réussi à s'introduire à l'intérieur du S4, et a pu filmer une salle remplie de grands récipients dans lesquels, selon lui, étaient stockés des cadavres d'extraterrestres.

La cassette vidéo allemande présente deux soi-disant ovnis : l'un ressemble fort à un avion à réaction classique volant à basse altitude, l'autre est en fait une séquence mal montée d'un avion en piteux état. Par ailleurs, des spécialistes en aéronautique, tel l'écrivain Jim Goodall, affirment qu'au moins huit programmes de vols spatiaux sont en cours sur la Zone 51. Ces Black Programs, projets ultra secrets au budget annuel estimé à 35 milliards de dollars, on permis au bombardier furtif Stealth (furtif) de voir le jour. Et l'on sait qu'ils incluent des essais d'avions-sondes sans pilotes dont la vitesse et la maniabilité pourraient facilement faire croire qu'il s'agit de soucoupes volantes. Cette probabilité n'explique pas tout. Goodall fait état d'engins silencieux et incroyablement rapides (l'un d'eux, suivi par le Federal Aviation Administration Center, filait à 16 000 Km/h, soit environ treize fois la vitesse du son) et s'interroge légitimement sur la compatibilité entre de telles vitesses et la technologie humaine. Goodall interviewa un ancien ouvrier de chez Lockheed qui affirma: "Nous possédons des engins dans le désert du Nevada qui feraient baver d'envie Georges Lucas". Egalement interrogé par Goodall, Ben Rich, ancien président de la Lockheed Advanced Development, déclara : "Oui. Je crois fermement que les ovnis existent". Lazar indique que ceux qui travaillent au sein du S4 portent des badges portant le nom de code "Maj". S'agit-il du Majestic 12, le groupe ultra secret de recherche sur les soucoupes volantes créé par le président des Etats-Unis en 1947 ?

Aujourd'hui encore cette fameuse zone 51 fait couler beaucoup d'encre et ce n'est pas fini ...

Par Koloss
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Jeudi 9 mars 2006
Les fuites du Projet Aurora élaboré sur la mystérieuse Base 51
Les premières images de l'ovni de l'US Air Force :

Connu aussi sous le surnom de Senior Citizen, l'Aurora, un avion de reconnaissance indétectable,
est le résultat d'un programme de recherches ultrasecret lancé en 1979. Issues de "fuites", les révélations à son sujet pourraient contribuer à dissiper certains mystères. Ses vols d'essai seraient en effet l'explication rationnelle de nombreuses apparitions d'ovnis dans le ciel américain.
Aurora est placé sous bonne garde dans la base 51. D'après nos informations,
cet engin volerait à mach 9, soit 9 fois la vitesse du son, serait indéctable par des systèmes conventionnels et pourrait changer de direction trés rapidement,
les observateurs pouvant le confondre alors facilement avec un "ovni".
L'Aurora a été construit pour remplacer la flotte vieillissante d'avions SR-71. Le projet a commencé prétendument en 1987 et son premier vol s'est produit en 1993. L'avion est réputé avoir été développé sur des travaux de Lockheed Martin Skunk qui sont célèbres pour avoir créé l'U-2, F-104, SR-71, et F-117A et le F-22

La plus grande des fuites est a mettre sur le compte du sénat américain lui même , en 1999 beaucoup de sénateurs s'étonnairent d'un trou gigantesque dans le budget de l'état ( on parle de plus de 200 M de $ ) et engagèrent donc une enquête officiel qui ne donnas a la fin que des présemptions.
La cause de ce peu d'information n'est du qu'a la CIA elle meme qui employa beaucoup de moyens pour faire oublier se facheux problême ...
Par Koloss
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Jeudi 9 mars 2006

L'attaque du pentagone le 11 septembre 2001 ; supercherie ou réalité !

De nombreux témoins confirment avoir vu un engin volant s'écraser sur le Pentagone. Cependant, leurs témoignages diffèrent lorsqu'il s'agit de décrire plus précisément l'appareil.

Plusieurs témoins disent avoir vu un gros avion. C'était « un avion de ligne » affirme une femme anonyme interrogée par CNN le 11 septembre. ["a commercial plane"] « J'ai vu un grand avion à réaction American Airlines arriver très vite et à basse altitude », déclare à l'AFP le Capitaine d'Infanterie Lincoln Liebner. ["I saw this large American Airlines passenger jet coming in fast and low"] Depuis la publication du dossier, Pentagone, le jeu des sept erreurs, beaucoup de témoins se sont aussi manifestés sur internet.

D'autres témoignages, reccueillis dans les premiers instants par la presse américaine, parlent d'un petit avion, d'un appareil au comportement étrange voire d'une sorte de missile avec des ailes.

L'avion « avait une contenance d'environ 8 à 12 personnes » et « faisait un bruit strident comme celui d'un avion de chasse », explique Steve Patterson au Washington Post, le 11 septembre. ["appeared to hold about eight to 12 people" and "sounded like the high-pitched squeal of a fighter"]

Tom Seibert, ingénieur réseau au Pentagone, raconte au Washington Post : « Nous avons entendu quelque chose qui ressemblait au bruit que fait un missile, ensuite nous avons entendu un grand bruit d'explosion ». ["We heard what sounded like a missile, then we heard a loud boom"]

« Il n'y avait rien dans le ciel mis à part un avion, et on aurait dit qu'il tournait au dessus de Georgetown, effectuant un virage sur l'aile gauche, à haute altitude », raconte à CNN le Brigadier Général Clyde A. Vaughn, directeur adjoint chargé de l'assistance militaire aux autorités civiles. « Peut être qu'il s'agissait de cet avion là. Je n'ai jamais vu un avion avoir ce type de comportement en vol. » ["There wasn't anything in the air, except for one airplane, and it looked like it was loitering over Georgetown, in a high, left-hand bank" - "That may have been the plane. I have never seen one on that (flight) pattern."]

Juste après l'attentat, Mike Walter, journaliste à USA Today, explique au Washington Post et à CNN que « c'était comme un missile de croisière avec des ailes ». ["it was like a cruise missile with wings"]

Danielle O'Brien, contrôleur aérien à l'aéroport Dulles de Washington, où a décollé le vol 77 d'Américan Airlines, explique que l'appareil qui s'est écrasé sur le Pentagone avait la vitesse et la manoeuvrabilité d'un « avion militaire ». Son témoignage a été publié sur ABCnew et repris sur le site de la National Air Trafic Controllers Association. Nous en reproduisons un extrait :

« J'ai remarqué l'avion. C'était un avion non-identifié localisé au Sud-Ouest de Dulles et se déplacant à très grande vitesse. C'était rien de plus qu'un blip sur l'écran. »

O'Brien demande alors à Tom Howell, contrôleur aérien assis à côté d'elle, s'il voit également le blip.

« J'ai dit, 'Oh mon Dieu, on dirait qu'il se dirige vers la Maison Blanche' » se souvient Howell. « Je criais 'On a une cible qui se dirige en plein sur la Maison Blanche!' Volant à une vitesse de 500 miles par heure [environ 800km/h], l'avion se dirigait droit vers la zone que nous appelons P-56, l'espace aérien protégé numéro 56 qui couvre la Maison Blanche et le Capitole. »

« La vitesse, la manoeuvrabilité, la façon dont il a effectué son virage, chacun de nous dans la Salle Radar, contrôleurs aériens expérimentés, chacun de nous pensait qu'il s'agissait d'un avion militaire » explique O'Brien. « On ne pilote pas un 757 comme cela. C'est trop dangereux. »

« L'avion était distant d'environ 12 à 14 miles » précise O'Brien, « et nous faisions le décompte. Dix miles ouest, neuf miles ouest. Notre superviseur a décroché la ligne directe vers la Maison Blanche et a commencé à leur donner l'information [comme quoi] un avion non identifié, se déplacant à très grande vitesse, se dirigeait vers leur zone et n'était plus qu'à 8 miles à l'Ouest. »


Le Vice Président Cheney a été emmené très rapidement vers un bunker souterrain tandis qu'on disait au personnel de la Maison Blanche de s'éloigner du bâtiment en courant.

« Le décompte continuait 'Six, cinq, quatre', j'avais le trois déjà sur le bout des lèvres quand soudain l'avion a viré de bord. Dans la pièce le soulagement était palpable. Ce ne peut être qu'un avion de chasse. Ce doit être un de nos gars en alerte, envoyé pour patrouiller l'espace aérien de notre capitale et protéger notre président, et pendant une seconde nous nous sommes penchés en arrière sur nos chaises, poussant un ouf de soulagement », raconte O'Brien.

Mais l'avion à continué à virer de bord jusqu'à avoir fait un virage complet à 360 degrés.

« Nous avons perdu le contact radar avec cet avion. Et nous avons attendu. Et ton coeur bat la chamade alors que tu attends d'entendre ce qui s'est passé », raconte O'Brien. « Et puis on a entendu la voix des contrôleurs aériens du Washington National airport dans les haut parleurs de notre salle qui nous disaient: 'Dulles, bloquez tous les vols arrivants. Le Pentagone vient d'être touché.' »


Le 11 septembre, le Département de la Défense a affirmé qu'un Boeing 757 s'était écrasé sur le Pentagone. Les témoins parlent bien d'un engin volant. Mais ils ne permettent pas d'affirmer avec certitude qu'il s'agissait d'un avion de ligne. Peut-être la version officielle des faits a-t-elle été projetée sur leurs témoignages. Dans leurs contre-enquêtes, les journaux Le Monde et Libération, par exemple, citent Steve Patterson et Mike Walter, afin de prouver que nous nous égarons en doutant du crash du Boeing 757. Pourtant, leurs témoignages, reccueillis à chaud par la presse américaine, ouvraient de nouvelles pistes. Le premier disait que l'appareil « avait une contenance d'environ 8 à 12 personnes » et « faisait un bruit strident comme celui d'un avion de chasse ». Le second expliquait : « c'était comme un missile de croisière avec des ailes »...

Par Koloss
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Vendredi 10 mars 2006

Successeur terrestre du projet Star Wars (Guerre des étoiles), le Haarp serait, par ses extraordinaires puissances et polyvalences, "l'arme ultime" des États-Unis.


Les Américains sont-ils en train de mettre au point un vaste système d'armement capable de :


*
scanner les entrailles de la terre à la recherche de bases secrètes,

*
d'interrompre toute forme de communication hertzienne,

*
d'influencer les comportements humains,

*
de modifier la météorologie,

*
de griller les avions dans le ciel comme le ferait un vulgaire four à micro-ondes de votre potage,

*
de provoquer des tremblements de terre

*
ou des explosions aussi puissantes qu'une bombe atomique.

Avec le "Haarp", l'armée américaine serait en train de rééditer, sous une forme plus économique et plus dangereuse encore, son projet "Star Wars" ou Guerre des étoiles. A une différence près : il s'agit cette fois d'une installation terrestre.

Plusieurs scientifiques et experts en armement ainsi que des députés du Parlement européen se montrent préoccupés, c'est un euphémisme, par le développement de ce projet. C'est pourquoi un expert en énergie, Gratan Healy, conseiller auprès des parlementaires, rassemble pour l'instant les pièces accusatoires de ce projet de fin du monde.

Magda Haalvoet, une eurodéputée belge, chef de file du groupe des Verts au Parlement européen est en charge du dossier. C'est elle qui doit donner une suite officielle aux demandes d'éclaircissement des membres de son groupe et qui fera en sorte que le Parlement fasse pression, via l'Otan, pour que les Etats-Unis répondent à toutes questions utiles, Magda Haalvoet est inquiète. Elle affirme même que ce type d'armement ("non lethal weaponery"), outre les conséquences écologiques désastreuses qu'il implique, "peut mettre en danger les libertés individuelles et la démocratie". Rien de moins. 30 millions de dollars

Les initiales HAARP signifient en anglais "High-frequency Active Auroral Research" (recherches dans le domaine des hautes fréquences appliquées aux aurores boréales.) De prime abord, derrière ces initiales un peu ésotériques, se cache un projet de 30 millions de dollars de co°t annuel que l'armée américaine présente comme d'innocente recherches sur l'ionosphère. Les promoteurs du projet n'épargnent ni leur énergie, ni leurs dollars en campagnes de relations publiques et en publicité pour rassurer l'opinion américaine. Néanmoins, il est difficile de croire qu'il ne s'agit pas d'un projet à des fins militaires lorsque l'on sait que les vrais bailleurs de fond sont la Navy, l'Air Force et le Département de la Défense.

A quoi ressemble Haarp sur le terrain ? Il s'agit d'une vaste installation qui s'étend sur plusieurs hectares, à Gakona, une petite localité au nord-est d'Anchorage en Alaska. Le coin n'est pas si perdu que cela puisque l'installation jouxte les immenses réserves gazières et pétrolières appartenant à la société Arco, par ailleurs propriétaire des brevets technologiques composant Haarp et "financier-écran" de ces équipements.

En outre, Haarp est relié à l'un des ordinateurs les plus puissants de la planète à l'université d'Alaska dans le Butrovich building. Quant à son aspect physique, il s'agit somme toute d'un vaste périmètre plat et déboisé, planté de 48 antennes de 20 mètres de haut, reliées chacune à un émetteur d'un peu moins de 1 million de watts de puissance. A terme, le nombre d'antennes et la puissance des émetteurs sont appelés à se multiplier pour atteindre la puissance phénoménale de 1 milliard de watts émis par un réseau de 360 antennes. Les émetteurs sont alimentés en énergie par 6 turbines de 3.600 CV brûlant quelque 95 tonnes de diesel par jour.

On notera ici que l'ensemble de l'installation est assez nocive pour l'environnement proche puisqu'elle émet plus de 7 tonnes de matières polluantes par jour.

A quoi ça sert ?
Officiellement, les scientifiques qui travaillent sur cet émetteur radio mégalomaniaque veulent étudier l'ionosphère. Officieusement, Haarp va tirer parti de l'ionosphère pour en faire une arme à énergie. L'ionosphére est cette couche située au-dessus de la stratosphère, constituée de particules ionisées hautement chargées en énergie et qui démarre à une altitude moyenne de 48 km pour se terminer à 600 km de notre surface terrestre. Cette couche à haute densité énergétique est vitale pour notre planète car elle joue un rôle fondamental de bouclier, au même titre que la couche d'ozone. Elle nous protège des dégagements nocifs du soleil. L'ionosphère "capture" entre autres choses les particules chargées électriquement et nées des "vents et tempêtes" solaires et galactiques. On sait par ailleurs que les recherches menées depuis un siècle par une serie de scientifiques ont mis en évidence le fait que ce "manteau énergétique" protégeant la terre pouvait, avec une technologie appropriée, devenir une arme stratégique de toute première importance

Haarp se fonde sur les recherches de Bernard Eastlund, qui s'est lui-même inspiré des travaux de Nikola Tesla, un scientifique croate, inventeur de génie du début du siècle, à qui l'on doit le courant alternatif (combattu par Edison favorable au courant continu) et le courant triphasé... Tesla mit notamment au point un procédé permettant de transférer de hautes quantités d'énergie électrique sans l'apport de c,ble sur une distance de 42 km et il consacra une bonne partie de ses recherches à "l'énergie ionosphérique" et aux phénomènes électromagnétiques. Ses travaux furent financés, canalisés, puis censurés pour des raisons financières par le banquier JP Morgan et la société Westinghouse. (voir remarquable génie Nikola Tesla et comment mener une guerre biologique et psychologique)

Un peu moins d'un siècle plus tard, Bernard Eastlund n'a fait qu'adapter les premiers travaux de Tesla dans lemdomaine de l'énergie électromagnétique. Et c'est ainsi que ce chercheur déposa douze brevets, entre 1987 et 1994, qui constituent l'ossature du projet "Haarp" et de ses technologies dérivées en matière d'armements. Le vrai propriétaire et exploitant de ces brevets n'est plus Eastlund (qui a fini par être éjecté du projet pour des raisons obscures) mais bien la société Apti-Arco, un consortium pétrolier derrière lequel se profilent la Navy, l'Air Force et le Départment of Défense US. Depuis le dépôt des brevets Eastlund, toute la recherche dans le domaine de l'énergie électromagnétique, par exemple à des fins médicales, est bloquée. C'est donc un vaste champ hautement prometteur de la science et de la médecine qui a été ainsi monopolisé par des intérêts liés à l'armée américaine.

Comment cela fonctionne-il?
Toute la technologie contenue dans le projet "Haarp" revient, grosso modo, à pointer vers l'ionosphère un faisceau d'ondes (comme le ferait un émetteur radio) à hautes fréquences (HF) afin de voir ce qui s'y passe. Le bombardement d'une zone donnée de l'ionosphère avec ces HF a pour effet de créer un énorme miroir virtuel qui agit comme une antenne. Cette "antenne" virtuelle réémettra des fréquences extrêmement basses (ELF : extremely low frequency) vers la terre. pour employer une image, outre l'effet d'antenne virtuelle ainsi déployée dans le ciel, on crée une sorte de four micro-ondes géant dans un territoire donné de l'ionosphère. Malheur aux avions et aux missiles qui passeraient dans le ciel à ce moment-là. selon la puissance des émetteurs, on pourrait tout aussi bien affoler les systèmes de guidages électroniques, radars et autres appareils radio de ces missiles et aéronefs que de les griller.

Par ailleurs, grâce à l'antenne virtuelle constituée d'ondes ELF, on peut véritablement scanner la croûte terrestre à des profondeurs extrêmes pour en faire une sorte de radiographie. De la sorte, les militaires américains sont fiers d'affirmer que grâce à "Haarp", plus aucun pays ne pourra leur cacher l'implantation de bases secrètes souterraines abritant des armes nucléaires... Selon des études de spécialistes américains en armement, on pourra également communiquer avec les sous-marins en plongée profonde situés dans des coins reculés des océans, détecter puis détruire tout missile ou avion, même furtif, s'engageant dans l'espace aérien américain.

Le but ultime étant de générer un bouclier protecteur global capable de faire le tri entre les cibles ennemies, nucléaires ou conventionnelles, et de les "traiter" de la façon adéquate. Enfin "Haarp" a surtout pour but d'empêcher toutes les communications radio et satellites ennemies dans une zone précise. En plus, avec l'aboutissement de ce projet, les Américains pourront rendre leur propre système de communication quasiment inviolable. Voilà pour la version officielle.

Les buts occultes
Sur la base des travaux et brevets d'Eastlund, d'autres scientifiques, chercheurs, journalistes et militants écologistes se sont engagés dans un véritable jeu de détective avec l'armée américaine afin de déterminer d'autres aspects non avoués par l'Air Force et la Navy du projet "Haarp". Parmi ceux-ci, le Dr Rosalie Bertell, une scientifique de haut niveau qui, naguère, avait été désignée comme expert par l'administration Reagan pour étudier les effets du projet d'armement "Star Wars". Elle est aujourd'hui consultante pour le Parlement européen sur "Haarp". Ou encore le Dr Nick Begich, un écologiste convaincu et Jeanne Manning, une journaliste indépendante qui s'est spécialisée dans les recherches sur les énergies dites "non conventionnelles" qui sont coauteurs d'un livre "anti-Haarp" au titre évocateur : "Angel dont' play this Haarp", qui a fait grand bruit outre-Atlantique et qui révêle, sur la base de données sérieuses, les applications occultes du projet. Le fruit de leur enquête a été corroborée par d'autres scientifiques comme le Pr Zielinski, un physicien allemand spécialisé dans l'électrodynamique quantique ou le chimiste américain Richard Williams. La liste des détracteurs scientifiques de Haarp est innombrable.


Pensées contrôlées
Selon ces scientifiques, les militaires n'en sont qu'à la phase expérimentale de leurs travaux mais les résultats déjà enregistrés sont très prometteurs. Ainsi, grâce à l'injection de fortes quantités d'énergie dans l'ionosphère, on pourra influencer la météorologie pour provoquer des effets bénéfiques dans une région donnée... ou cauchemardesque dans une autre.

Comment? Tout simplement en modifiant la circulation des vents en haute atmosphère là o ils entrent en interaction avec l'ionosphère. On pourra également provoquer la libération soudaine d'une énorme quantité d'énergie en imitant par exemple le flash provoqué par une explosion nucléaire à haute altitude. Un type d'action militaire qui ne relève en rien de la science-fiction puisqu'elle a déjà été utilisée sur le terrain en 1991 au cours de la guerre du Golfe et de l'opération "Desert Storm". Selon le périodique militaire officiel Defence News (n19 du 13 avril 1992), les Etats-Unis avaient déployé sur le champ de bataille une arme à impulsion électromagnétique (EMP Weapon). Le but de cette arme est double: il permet, comme le fait une explosion nucléaire, d'empêcher toute forme de communication radio chez l'ennemi et a un effet redoutable en matière de guerre psychologique. On comprend mieux dans ce cas pourquoi des dizaines de milliers de soldats irakiens se sont rendus sans combattre. Autre application de la technologie "Haarp" : transmettre sans l'apport d'un cable électrique de fortes quantités d'énergie d'un point à l'autre. Utile, par exemple, pour ravitailler à distance les batteries électriques d'un sous-marin.

Mais il reste un domaine d'application, encore plus effrayant dont les militaires américains pourraient tirer parti grâce au projet "Haarp". Vu le passif de l'Air Force et surtout de la CIA en matière d'expérimentations chimiques et bactériologiques, il est concevable que les militaires n'aient pu résister à la tentation de faire de Haarp une arme polyvalente. On se souviendra en effet des terribles expériences secrètes réalisées sur de pauvres soldats conscrits qui consistaient à leur injecter d'énormes quantités de drogues pour modifier leur comportement. Ou encore les expériences pour influencer les activités cérébrales avec des ondes : dès 1952, le Dr Jose Delgado, professeur à Yale, avait découvert que l'on pouvait affecter le comportement émotionnel et la façon de penser d'un individu par l'utilisation de certaines fréquences et certaines ondes.

Le Dr Nick Begich, coauteur de l'ouvrage Angels dont' play this Haarp, n'hésite pas à affirmer qu'un des buts du projet Haarp est de mettre sur pied une telle arme "il est douteux que les organisateurs du projet Haarp n'aient jamais discuté de ce type de recherches. Selon mes sources, tous ceux qui sont impliqués dans le projet sont en fait aux première étapes de développement de ce genre d'application". des scientifiques comme Delgado ou encore le Dr Robert Becker ont réussi à démontrer que des ondes de types ELF identiques à celles utilisées par Haarp, couplées avec l'emploi de courant alternatif, génèrent des fréquences "où la plupart des fonctions cérébrales profondes de l'être humain peuvent être manipulées de l'éxtérieur avec des résultats très tangibles". Certaines ondes peuvent en effet provoquer l'apparition dans le cerveau de substances neurochimiques qui génèrent, nous explique le Dr Begich, "un vaste arsenal de réponses et de comportements émotionnels ou intellectuels tels que des sentiments de peur, de dépression, de désir, d'amour, etc."

Ce type de technologie ne rebute absolument pas les stratèges du Pentagone, loin s'en faut. Pour preuve, on peut lire dans une revue à circulation interne (The revolution in military affairs - Stategic Studies Institute-US Army War College) qui n'est pas censée tomber entre des mains civiles la conception suivante: "Nos valeurs changent et la technologie s'ouvre sur de nouveaux horizons. Il y a peu, pendant la guerre froide, les opérations psychologiques et l'armement psychologique étaient encore primitifs. Alors que nous entrons de plain-pied dans l'ère de l'électronique et de la bioélectronique, il devient nécessaire de réévaluer les barrières morales et éthiques que nous avons posées en interdisant (toute technologie) pouvant manipuler l'esprit de nos ennemis tant à l'intérieur du pays qu'à un niveau international... Dès que cela sera possible, nous encouragerons des entreprises privées ou semi-privées à développer une technologie appropriée... Nous pouvons agir de même avec les nouveaux types d'armements comme les armes biologiques incapacitantes et les armes psycho-technologiques avancées..."


Bouclier global
L'utilisation des ondes et de leurs propriétés électromagnétiques est une arme terriblement efficace. Le Dr Rosalye Bertell affirme que les Américains expérimentent à l'insu de tous et surtout au mépris des conventions internationales ce genre d'armement depuis plus de quarante ans. Se sont succédé ainsi une série de projets : "Argus" (1958), "Starfish" (1962), "Solar Power Satellite" (1968 et 1978), "Space Shuttle Experiments" (1985), "Mighty Oaks" (1986) ou "Desert Storm" (1991), qui avaient tous pour but de jouer avec l'ionosphère ou avec certaines ondes pour différentes raisons : rupture des communications de l'ennemi, armes à plasma, etc.

"Haarp" est donc le dernier chapitre en date de ces projets. Les Américains auraient même l'intention de développer un véritable réseau de stations similaires à travers le globe afin de créer de la sorte un bouclier modulable total. Ainsi, il existe d'autres complexes de recherches sur l'ionosphère comme à Puerto Rico, en Norvège à Tromsoe, au Pérou à Jicamarca, ou encore à Nizhny Novgorod, en Ukraine ou dans le Tadjikistan...
Par Koloss
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Mardi 14 mars 2006
Introduction :

Dans la seconde moitié du 12e siècle, les hérésies prennent une ampleur inquiétante en Europe. L'Eglise cherche alors des moyens efficaces pour enrayer ce phénomène.

L'inquisition est née en France des termes du Traité de Paris, signé au pied des tours de Notre-Dame le 12 avril 1229. Mettant fin à la 2e croisade menée contre les Albigeois, l'accord certifiait l'engagement, devant Saint Louis, Roi de France, de Raymond VII de Toulouse à chasser les cathares de son comté.

Le 13 avril 1233, le Pape Grégoire IX instaure officiellement un système inquisitorial en France en annonçant qu'il conférait aux Frères Prêcheurs une autorité illimitée pour combattre l'hérésie et en nommant F. Robert dit le Bougre inquisiteur général du Royaume.

Ces événements marquent la fin du principe qu'avait énoncé Bernard de Clairvaux : Fides suadenda non imponenda (la foi doit être persuadée non imposée) et si l'hérésie ne date pas du 13e siècle, la mise en place d'une procédure légale est un fait totalement nouveau en Europe.

L'inquisition s'organise sous la forme d'un tribunal exceptionnel dont la compétence se limite à la défense de la foi. Outre son activité d'investigation, l'institution revêt la double fonction de sévir et punir. Elle n'agit cependant pas seule, le pouvoir civil se chargeant de la répression armée et de l'exécution des peines.

Créée pour lutter contre les Cathares et les Vaudois, elle étend ses activités dans tous les domaines qui seraient en contradiction avec le dogme et qui comprend aussi bien la sorcellerie que la philosophie ou même la science lorsqu'elle ne va pas dans le sens de la vision aristotélicienne du monde. Galilée lui-même devra renoncer à sa théorie sur l'héliocentrisme devant le tribunal de l'Inquisition en 1633.

En France, l'inquisition s'installe partout. Dans le Nord du royaume, l'institution semble agir de façon peu méthodique et assez désordonnée tandis que les inquisiteurs investissent en masse la moitié Sud, théâtre des plus grandes hérésies de la fin du Moyen Age. Ainsi, on distingue une Inquisition fixe en Languedoc et des tribunaux ambulants, comptant 5 ou 6 inquisiteurs, pour le reste du Royaume.

Paris et le Nord de la France :

Les premiers inquisiteurs nommés par Grégoire IX s'installent à la Charité-sur-Loire, important centre hérétique du 13e siècle. Ils pratiqueront leurs enquêtes et leurs interrogatoires depuis la Bourgogne, dans les provinces du centre et du nord de la France : Besançon, Reims, Rouen et Tours avant de se voir attribuer aussi la Flandre, l'Ile-de-France et la Champagne.

Robert le Bourge se montre un inquisiteur particulièrement efficace. Il détruit notamment la totalité de la très ancienne communauté cathare de Mont-Aimé en Champagne, brûlant vif une cinquantaine d'hérétiques, et envoyant quelques 187 autres "infidèles" au bûcher à Mont-Wimer. Mais ses abus éveillent bientôt l'indignation de ses collaborateurs. Ne se contentant pas d'envoyer les hérétiques sur le bûcher, l'inquisiteur s'adonne à des morts beaucoup plus atroces, enterrant parfois vivantes ses victimes. Suite à de multiples dénonciations, le Pape envoie une commission d'enquête et le sanglant Robert est destitué puis jeté en prison.

Les exactions des inquisiteurs marquent une courte pause dans la chasse à l'hérésie. Le système reçoit le soutien moral et financier du Roi de France. La procédure est quelque peu modifiée et c'est désormais l'inquisiteur de Paris qui envoie des groupes de 2 à 6 inquisiteurs dans les provinces françaises.

Les tribunaux sont itinérants surtout dans la moitié nord de la France qui n'est pas le théâtre des grandes hérésies que connaît la région toulousaine. Les tribunaux se déplacent de villes en villes, jugeant sur dénonciation les quelques impies éparses et les cas de sorcelleries qui se multiplient aux 15e et 16e siècle. Les interrogatoires ont lieu dans le couvent de l'ordre auquel appartient l'inquisiteur, si la localité en est dotée, dans le palais épiscopal de la ville ou encore dans l'église locale ou dans les édifices municipaux.

Il faut encore préciser que la moitié nord de la France reste surtout le terrain d'hérésie individuelle alors que la région languedocienne se cantonne à l'hérésie cathare et vaudoise. Une fois cette dernière enrayée après les différentes croisades et les guerres de religion, l'Inquisition, quelque peu dépourvue, se concentre sur les astrologues, les alchimistes, les sorciers et sorcières, les envoûteurs, incantateurs, magiciens et les devins dont ils assimilent les pratiques à la démonologie. C'est une véritable lutte qu'engage l'Inquisition aux 15e et 16e siècle. La France usera de plus en plus de la torture et brûlera un nombre considérable de ces "représentants du diable".

Toulouse et le Sud de la France :

En 1233, Grégoire IX ne se contente pas d'envoyer ses missionnaires dans le centre et le nord du Royaume de France. Le sud est particulièrement frappé par les mouvements hérétiques. La situation est devenue si inquiétante pour le Saint Siège que l'inquisition, confiée aux dominicains de Toulouse, présidera des tribunaux fixes à Toulouse et Carcassonne. Les inquisiteurs habitent dans la maison même où est installé le tribunal. C'est ce que l'on appelle la "maison de l'Inquisition" où sont aussi entreposées les archives. Ces bâtiments possèdent leur propre prison, appelée le mur. Au cas où le nombre de prisonniers dépasse l'espace du mur, les inquisiteurs pouvaient user de la prison de l'évêque.

Les juges ont à leur disposition des manuels pour les aider dans leur mission, comme le Pratica Inquisitionis de Bernard Gui. Ce dernier, inquisiteur en charge à Toulouse dans les années 1310, compte à son actif 18 hérétiques brûlés vifs et 65 emprisonnés à perpétuité.

Il sera le dernier grand inquisiteur du sud de la France même si l'on continue à nommer des représentants de la foi aux fonctions plus ou moins accessoires aux 14e et 15e siècles. Pourtant, le siècle suivant voit une résurgence de la répression, plus seulement envers l'hérésie mais surtout envers les cas de sorcellerie. Le Parlement de Toulouse aurait fait brûler 400 sorciers en 1577.

A Toulouse, le traité de Paris prévoyait aussi la création d'une Université devant contribuer à la lutte contre l'hérésie en formant des prédicateurs professionnels issus de l'ordre de Saint Dominique. Pourtant cette charge plutôt controversée fut assez vite confiée au couvent des frères dominicains et l'établissement scolaire se limitera ensuite à l'enseignement des arts majeurs.

Au siècle des Lumières, les tribunaux inquisitoriaux disparurent progressivement en Europe. Il subsistait cependant encore en 1908 une congrégation pontificale, chargée de juger tous ce qui relève de la foi et de la morale. Elle avait été créée en 1542 par le pape Paul III, sous le nom de Congrégation de la Suprême Inquisition, pour combattre les progrès de la Réforme. En 1965, Paul VI modifia les compétences, les méthodes et même le nom de l'institution, désormais appelée Congrégation pour la doctrine de la foi.
Par Koloss
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