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Vendredi 25 janvier 2008
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La remise en question de la vision darwinienne pure (quelque peu fascisante) de l'évolution de l'homme est une aventure tout à fait passionnante. Elle ouvre la porte, au grand dam des scientifiques trop académiques, à une origine plus étrange, peut-être extraterrestre de l'humanité. En effet, l'irruption soudaine d'abord de la vie et de ses acides aminés et ensuite de l'homme moderne et des civilisations suppose que cette «vie» a pu recevoir un coup d'accélérateur, un coup de main extérieur, une phase de dopage intelligent. Les traces de cette aventure se retrouvent peut-être dans des textes anciens qui, sans nous livrer toutes les réponses, nous offrent au moins des indices. Certains scientifiques tentent de trouver ces nouvelles réponses comme nos amis d'Open Seti dont Gerry Zeitlin, son créateur nous a accordé un entretien.

La science prise en otage

Lorsque nous avons décidé d'aborder le sujet de l'origine de l'homme par rapport au phénomène «extraterrestre», aux textes «sacrés», et aux découvertes de l'archéologie non officielle, nous ne pensions pas que nous allions nous retrouver confrontés à quelque chose d'aussi radical, fondamental, complexe et en même temps d'aussi étrange avec autant d'indices «éclatés», allant dans tous les sens. Nous ne pensions pas que nous allions tomber sur un bec pour parler de façon plus triviale. Car ce domaine de recherche est rebelle à toute conclusion hâtive. Et qu'il est pris en otage entre deux extrêmes, deux lobbies puissants et radicaux : les créationnistes purs et durs, adeptes de l'hypothèse «au mot à mot» de la Genèse selon la Bible d'une part et les darwiniens, qui ne laissent la place qu'au hasard total, absolu, jusqu'à l'absurde, d'autre part. Il nous montre surtout que l'histoire officielle, celle des hommes et des religions, celle de son évolution biologique mais aussi historique est une histoire manipulée, totalement réécrite, parfois jusqu'à la bêtise. Certes, le fait de relier dans un seul domaine d'exploration, l'archéologie, la vie extraterrestre, la biologie, le darwinisme et les textes religieux principaux va agacer plus d'un lecteur qui doit penser avoir une fois de plus affaire à des théories fumeuses sorties tout droit de cerveaux imaginatifs, adeptes de la science-fiction. Nous avions au départ nous-mêmes une certaine méfiance face à ces thèses au parfum «conspirationnisto-new age». Mais c'est en lisant certains auteurs, en consultant certains textes anciens d'origine incontestable comme nombre de textes sumériens, le Nag Hammadi ou le livre d'Enoch, en nous penchant sur les mésaventures de certains chercheurs, que notre réticence a fait place à un doute, à des questions puis à une soif de connaissance et surtout, une envie d'y voir clair. Vous êtes-vous déjà demandé ce que représentaient, exception faite de leur valeur symbolique et allégorique, les dieux grecs de l'Olympe ? Qui sont ces êtres mythiques, aux traits émotionnels très proches des humains (envieux, colériques, dictatoriaux, faisant parfois preuve de compassion et de générosité) qui ne sont pas arrivés en Grèce en provenance directe de leur royaume divin mais de Crète (pour Zeus), du Proche-Orient (pour Aphrodite), des mers d'Asie Mineure (pour Poséidon). Qu'est-ce donc que cette famille, ce clan d'entités aux pouvoirs exorbitants et aux caractères faillibles d'écorchés vifs ? Sont-ce uniquement des symboles ou des êtres ayant réellement existés ? Nous ne voulons pas ici nous attarder sur des explications relatives aux dieux grecs ou égyptiens mais à y regarder de plus près, les dieux des anciennes civilisations polythéistes se ressemblent fort, vivent des mésaventures parfois identiques, un peu comme si l'on parlait d'une même personne porteuse de différents noms. Nous vous proposons donc de faire un court périple en notre compagnie, le périple des origines possibles et pourquoi pas vraisemblables de l'être humain et les indices que l'on trouve dans son corpus de textes religieux et profanes anciens. Nous vous proposons d'aller à la rencontre d'entités dont on ne sait si elles doivent être appelées extraterrestres, divines, immatérielles, parasitaires, voire infernales ou hypothétiques. Nous avons interviewé dans la deuxième partie de ce dossier Gerry Zeitlin, scientifique, critique acerbe du projet Seti, qui, une fois à la retraite, a voulu mettre sur pied une structure d'informations et de recherches qui traduit ses propres doutes et ses propres hypothèses face à la version officielle sur la recherche de la vie extraterrestre et l'exobiologie, le projet Open SETI, le SETI «ouvert». Ce site Internet qui fait penser à l'enthousiasme des premiers philosophes du siècle des lumières, les encyclopédistes, porte bien son nom : il éclate les versions officielles trop restreintes et s'ouvre sur le monde.

L'archéologie interdite

Nous vous proposons donc de vous aventurer dans des domaines de l'archéologie, de la science ou de l'histoire des religions qui ont échappé au “ knowledge filtration process ” (processus de filtration de la connaissance). Un concept mis au point par le chercheur Michael Cremo et qui signifie la censure de données factuelles par l'establishment scientifique et médiatique. Michael Cremo est un spécialiste américain en archéologie, en histoire, en philosophie des sciences et en épistémologie qui s'est surtout attelé à démontrer avec le concept de “Dévolution” ou d'involution que la théorie évolutionniste de Darwin, certes séduisante à certains égards, n'explique pas l'origine de l'homme mais bien au contraire manipule l'histoire et les faits. Nous entendîmes parler de Cremo pour la première fois dans une interview que nous accordèrent Nigel Kerner, auteur du “The Song of the Greys”, [le chant des Gris] (voir le dossier Karmapolis à ce sujet) et le Dr Andrew Silvermann, un praticien qui fait partie de son équipe et soulignait que l'hypothèse «dévolutive de Kerner» avait précédé celle de Cremo de quelques années. En effet, le livre étonnant et atypique de Kerner date de 1996 alors que Cremo publie son travail en 2002. Pour rappel, Kerner explique l'origine de l'homme en faisant appel à une théorie, celle de l'involution et à des extraterrestres parasitaires –les Short Greys - qui auraient interceptés notre schéma dévolutif pour leur propre compte. Leur but serait, selon Kerner et Silvermann, de devenir à l'instar de l'homme, des créatures dotées d'une âme éternelle, échappant ainsi au funeste destin sans avenir ni éternité des êtres cybernétiques, les robots.

Cremo, lui, s'est surtout attelé à l'aide d'exemples et de découvertes archéologiques à démontrer que l'homme ne peut descendre du singe mais bien que c'est le singe qui provient d'une ligné dévolutive humaine. Au départ, l'homme serait une entité «parfaite», issue d'un monde qui obéit à des lois physiques différentes du nôtre, un monde qui n'est pas affecté par l'entropie qui sévit dans un univers de matière. Les lignées de l'homme ont été en quelque sorte piégées dans ce monde de matière et ont connu un destin funeste qui les a éloignées de leur source créatrice. Mais là n'est pas la question. Le principal combat de Cremo a surtout consisté à démontrer que les thèses darwinistes qui dominent la science d'une main de fer n'expliquent pas quantités d'événements et de découvertes archéologiques. Pire encore, à cause du darwinisme ambiant, de nombreuses trouvailles ont été déclarées comme étant des hérésies ou des montages, des faux grossiers parce qu'elles ne cadraient pas avec les théories communément acceptées selon lesquelles les premières grandes civilisations humaines ne peuvent pas remonter à plus de 4000 avant JC (civilisation sumérienne). Mais lorsque Cremo démontre que des civilisations étranges existaient à des périodes bien antérieures, par exemple contemporaines au règne des dinosaures, il fait l'objet de virulentes attaques en règle de l'establishment scientifique, plus principalement les tenants des thèses darwiniennes. Pour rappel, les thèses évolutionnistes darwiniennes ont pour objet d'expliquer l'apparition de l'homme et l'évolution des espèces par une série innombrables de mutations génétiques aléatoires (uniquement dues au hasard), la sélection naturelle faisant que l'espèce la plus adaptée au terrain, au climat et à la période donnée survit et transmet son bagage génétique à sa descendance. Par conséquent, l'apparition de l'homme est due à un hasard vraiment infime et pratiquement non reproductible. Si la nature revenait en arrière pour recommencer un nouveau cycle de création des espèces vivantes, la probabilité que l'homme surgisse de cette combinaison et de cette bataille génétique serait pratiquement nulle. Les darwiniens estiment par conséquent que l'apparition d'une espèce vivante humanoïde sur une autre planète aux conditions proches des conditions climatiques terrestres est quasiment impossible. Tout comme l'apparition d'une vie extraterrestre intelligente. C'est ce que l'on appelle de l'anthropocentrisme. Voilà qui clôture sérieusement toute discussion dans le domaine de l'exobiologie (biologie des organismes extraterrestres). Les darwiniens ont une telle puissance dans les universités et le monde scientifique en général qu'ils parviennent à dénaturer, ridiculiser ou censurer tous les faits et découvertes –et Dieu sait qu'il y en a- qui montrent que leur théorie (le darwinisme classique et le néodarwinisme) est caduque. Les darwiniens en viennent parfois à livrer des explications qui sont mêmes ridicules pourvus qu'elles recadrent énergiquement les faits rebelles dans les limites acceptables de leur perception du monde. Lorsque certains archéologues découvrirent les pierres Incas, des artefacts remontant à 250.000 ans, les autorités académiques discréditèrent ce genre de découvertes, allant même jusqu'à dire que ces œuvres artisanales n'en étaient pas mais bien le fruit étonnant d'un travail géologique naturel. Cremo a ainsi répertorié un certain nombre d'exemples d'objets ou de monuments dont la datation ne cadre pas avec les canons officiels et a décrit par le détail toutes les campagnes médiatiques dont les découvreurs de ces objets et sites furent victimes. Surprenant et affligeant ! D'ailleurs, si l'on s'en tient à la vision darwinienne de l'histoire humaine, l'essor des civilisations est un événement hasardeux et qui aurait du prendre beaucoup de temps et surtout de nombreuses tentatives infructueuses. Or il n'en est rien. Or, tous les archéologues qui ont étudié les vestiges de la civilisation sumérienne ne parviennent pas à expliquer pourquoi cette dernière a pu avoir un essor aussi soudain et brutal, comme surgie de nulle part. N'oublions pas que tout soudain, l'on voyait surgir de peuples nomades de pasteurs cueilleurs une civilisation sophistiquée dotée de moyens de transport, d'une écriture, des débuts de l'imprimerie, d'une agriculture très diversifiée faisant appel à l'irrigation, de lois, de pratiques commerciales et d'échanges, d'une médecine très complexe (avec des opérations chirurgicales), d'un artisanat sophistiqué utilisant des métaux et des matières nobles, d'une architecture monumentale etc. Cette explosion soudaine d'une civilisation ne peut s'expliquer avec des arguments darwiniens d'une lente et graduelle évolution. Si l'on parvient donc à sortir des ornières des darwinistes, on peut commencer à percevoir les théories sur l'origine extraterrestre des hommes avec une ouverture d'esprit plus salutaire.

Le Seti ouvert

Revenons à Gerry et Open SETI  ! Gerry Zeitlin, un astrophysicien américain, par le biais de ses sites «Open SETI» et «La Fin d'un enchantement» (rédigé en collaboration avec sa compagne Malou) se pose des questions de façon très ouverte sur les grandes lois physiques de l'univers, sur l'origine de l'homme et la possibilité d'une intervention extraterrestre dans ce schéma. Pour paraphraser Gerry, plutôt que de se focaliser sur des questions «les extraterrestres existent-ils ?», «les Ovnis sont-ils réels ?» ou encore « tel événement ou telle abduction sont-ils des événements concrets et pertinents ?», Open SETI se penche sur des domaines de recherche de la science, de l'histoire des religions et de l'archéologie qui sont à notre portée, en fait sur une série d'indices, d'éléments de preuve qui sont peu étudiés et peu connus du grand public. Il affirme dans son site «Open Seti» : « Notre exploration de matériaux évoquant des époques et des sociétés plus anciennes se focalisent sur des domaines (de recherche) relativement vierges : des évocations d'artistes de vaisseaux et d'êtres qui ne sont pas censés avoir été rencontrés auparavant selon le sens commun. Le lecteur sceptique devrait considérer le fait que dans le cas de ces rendus artistiques anciens, le sujet n'est pas tant de savoir si l'image est un canular conçu par l'artiste même si l'œuvre est authentiquement ancienne mais plutôt que l'on s'intéresse au fait que des vaisseaux et des êtres du présent puissent être imaginés essentiellement dans cette même forme il y a des siècles ». Gerry se propose alors de donner au Seti trois visages d'un même outil pour l'élargir, l'ouvrir : le Seti (la recherche de signaux extraterrestres intelligents issus de sources extérieures à la terre), le Seta, à savoir la recherche d'anciens artefacts, d'objets d'art, de gravures, de sculptures d'anciennes civilisations indiquant que nous avons été en contact avec des connaissances et des technologies issues d'entités extraterrestres et enfin, le Setv qui se focalise sur les signes, indices et témoignages de visites extraterrestres au sens large, des abductions à la vision d'Ovnis en passant par des expériences de la conscience plus exotiques. Comme vous le verrez dans l'interview, Gerry n'a pas une vision aussi pessimiste et sombre que celle de Kerner : il préfère mettre en évidence les recherches d'un astrophysicien hors normes, Paul LaViolette, auteur de travaux sur la nature de la matière et des lois physiques qui gouvernent notre univers. Pour Zeitlin comme pour LaViolette, notre univers n'obéit pas à la triste loi thermodynamique de l'entropie parce que l'univers est un système ouvert. Ouvert sur d'autres systèmes, d'autres niveaux de réalité mystérieux et non pas un monde en vase clos dans lequel l'énergie ne peut connaître qu'un seul destin, la déperdition jusqu'à la mort. Les lois qui régissent la structure intime de l'univers restent mystérieuses et l'on n'a pas encore réussi à mettre un visage sur l'origine des énergies qui secouent nos galaxies et qui se manifestent par exemple sous la forme d'énergies électromagnétiques ou gravitationnelles. Sans oublier les liens entre ces énergies apparemment aveugles et la façon dont la conscience se manifeste. Pour en savoir plus sur tout cela, si vous comprenez l'anglais, jetez un œil sur les sites de Gerry, vous allez faire un beau voyage scientifique, métaphysique, historique qui est loin d'être rébarbatif et qui n'exige pas de grosses connaissances préalables en ces domaines. La notion «d'incrémentalisme» développée par Gerry Zeitlin, en français de «différentiation» résume parfaitement sa pensée. A savoir que nous ne pouvons approcher le phénomène E.T qu'avec nos propres concepts, nos propres avancées technologiques et que c'est une erreur, une manière de restreindre notre champ d'analyse. Nous ne pourrions donc pas imaginer des moyens de communication avec des entités extraterrestres qui seraient trop éloignées de nous. Par conséquent, si nous nous contentons de communiquer avec eux avec les moyens techniques rudimentaires des ondes radio, si nous nous contentons de vouloir trouver des aliens à notre image et d'attendre des réponses de leur part en un langage que nous comprenons, il y a fort à parier que l'on loupe le coche. Les différences entre «eux «et «nous» sont sans doute trop grandes. D'où, d'après Zeitlin, l'impasse dans laquelle se trouve le programme SETI, Search for Extraterrestrial Intelligence qui se focalise seulement sur certaines longueurs d'onde, certains types de signaux. D'où le besoin qu'a éprouvé Gerry de créer cet outil d'investigation plus large, plus ouvert, le fameux Open Seti, un Seti ouvert (Seti, Seta, Setv). Ouvert à de nombreuses hypothèses, approches et disciplines, de l'archéologie à la physique en passant par l'étude des religions et des textes sacrés. Parmi ces hypothèses, il y a celle qui semble la plus extravagante et pourtant la plus récurrente dans les textes sacrés anciens : l'homme provient de l'extérieur, du fruit d'une volonté «étrangère», hors le monde, hors la terre, extraterrestre. Est-ce si excentrique que cela ? Pas certain !

L'homme «Dieu» et le virtuel

L'hypothèse de “dieux” étant en fait des entités extraterrestres qui nous auraient forgés, voire même d'entités qui auraient créé notre univers ne nous est plus aussi saugrenue depuis que notre civilisation est plongée dans l'ère de l'informatique. En effet, nous nous apercevons que des mondes imaginaires, virtuels et en quelque sorte autonomes sont des créations à notre portée. Certes, les mondes virtuels générés par nos ordinateurs, bien que déjà assez sophistiqués, n'égalent pas la sophistication de l'univers matériel qui nous entoure mais nous arrivons à créer des univers artificiels générés par ordinateur très détaillés. Avec les progrès quasi exponentiels de l'informatique, des réalités virtuelles, avec les ponts que des chercheurs arrivent à dresser entre l'organique et le mécanique, entre le vivant et le mécanique, il est raisonnable de penser qu'un jour, nous serons capables de créer des univers virtuels complètement autonomes, auto-conscients et peuplés de créatures intelligentes. C'est même une hypothèse de travail pour des scientifiques puisque le physicien Martin Rees et le mathématicien John Barrow se posant la question de savoir de quoi est fait notre univers, quelle est sa nature profonde, en arrivent à se demander si nous ne vivons pas dans un monde virtuel: Martin Rees de l'université de Cambridge, cosmologue spécialiste des “lois” physiques de l'univers, décrit le problème en ces termes: “ La théorie doit nous conduire à nous demander si nous-mêmes nous pourrions nous trouver dans une telle simulation ”. Dans ce cas, notre univers ne serait pas tout mais en fait une partie d'un ensemble plus vaste que Barrow et Rees dénomment “multivers”. “ On sait depuis longtemps que des civilisations techniques à peine plus avancées que les nôtres auront la capacité de simuler des univers dans lesquels des entités conscientes pourront émerger et communiquer entre elles ” souligne Barrow dans le numéro 2 du magazine français “Non stop dans le monde”. Par conséquent, “ on peut facilement imaginer que ces civilisations plus avancées qui auraient créé ces simulations les observeraient croître et communiquer, se disputer sur le fait qu'il existe un grand programmateur dans le ciel ” au même titre que « nous suivons le cycle des insectes sur un fruit». Voilà que la machine, l'informatique nous permet d'appréhender plus facilement dans notre imaginaire l'hypothèse d'un autre schéma de création de l'univers. De là à accepter que notre univers et nous-mêmes soyons le fruit de la création imaginée et conçue par une super-machine, il y a un pas difficile à franchir. Mais en définitive, qu'est-ce qui distingue l'homme de la machine dans l'avenir, lorsque nous serons capables de créer des robots, des machines organiques conscientes? Ne sommes nous pas nous-mêmes des sortes de machines organiques conscientes?

C'est bien là le point épineux de la théorie de Kerner: les Short Greys sont des robots organiques, des clones qui auraient participé à notre création par interception et manipulation génétique. Et Kerner de souligner que l'on trouve entre autres choses des traces de cette manipulation dans des textes très anciens, par exemple les fameux évangiles gnostiques du Nag Hammadi.

Les gnostiques

C'est en 1945 qu'un paysan égyptien découvrit par hasard à Nag Hammadi des amphores contenant une superbe collection de papyrus et des parchemins au contenu très surprenant : des évangiles et des écrits philosophiques de la période des premiers chrétiens et qui présentaient l'insigne avantage de ne pas avoir été filtrés par l'église, le Vatican et l'histoire comme le furent les textes de l'ancien et du nouveau testament. Ces textes ont été identifiés à la connaissance gnostique et complètent de façon admirable les quelques textes gnostiques (l'évangile de Marie, le livre secret de Jean, l'Apocryphon ou encore Sophia de Jésus Christ) que les Inquisitions successives et autodafés nous ont épargnés. Mais alors, qui sont ces gnostiques ? En tant que premiers chrétiens «dissidents» entre le 1 ier et le 4 ième siècle, ils ont joui d'une épouvantable réputation d'hérétiques sodomites et libertins émanant de Rome, du Vatican puis de l'Inquisition (pour leurs héritiers) et continuent aujourd'hui à être déconsidérés tant par l'église catholique que par une certaine frange des conspirationnistes qui y voient un avatar sectaire des sociétés secrètes cathares et des templiers. Il nous est bien entendu impossible de séparer le bon grain de l'ivraie, de vérifier la thèse selon laquelle les gnostiques sont des manipulateurs qui font la propagande d'un personnage fictif, celui du Christ. Mais ce qui nous a intéressé, au delà de la polémique de l'existence du Christ, c'est que les textes gnostiques, au même titre que certains textes de la mer morte sont d'autant plus intéressants qu'ils nous parviennent tels quels, comme les ont lus les premiers dissidents chrétiens. Et le moins que l'on puisse dire est qu'ils nous relatent une toute autre histoire sur l'origine de l'homme que celle colportée par l'Ancien Testament, le Vatican, une version qui est «raccord» sur certains points avec des textes occultes ou méconnus émanant d'autres traditions religieuses.

Nous vivons dans un univers d'entropie

Les gnostiques ont une intuition profonde, redoutable et constante du monde : nous vivons dans un monde de matière, un monde imparfait, contaminé par une sorte de virus destructeur qui alourdit et détruit la trame même de la matière. Selon Jacques Lacarrière, auteur d'un passionnant ouvrage sur ces étranges persécutés par l'église catholique (Les Gnostiques, Éditions Métailié, Paris), « un des habitants de l'hyper-monde… démiurge, ange ou éon a perverti l'équilibre des virtualités par erreur, par orgueil ou par inconséquence, est intervenu dans son déroulement et provoqua des perturbations, vibrations et fibrillations de la matière ignée qui entraînèrent sa descente progressive et sa dégradation vers les cercles inférieurs. Le monde opaque est non seulement un monde opaque, alourdi et promis à la mort mais un monde dû à une monumentale machination, un monde non prévu, truqué de part en part où chaque chose et chaque être est le résultat d'un malentendu cosmique ». Ne vous y trompez pas : les gnostiques ne parlent pas d'une faute originelle commise par l'homme mais bien d'une erreur perpétrée par la divinité qui nous a créés et qui a créé ce monde imparfait. Les gnostiques refusent cette vision d'un homme entaché par une faute dont il est l'auteur, entaché par une culpabilité existentielle et se rebellent contre le fait que l'homme, parce qu'il est fautif, doit par conséquent expier et se soumettre dans cette vie: «Les chrétiens récupéraient le ferment de la révolte de la misère humaine en persuadant les pauvres et les exploités qu'ils deviendraient les premiers dans le ciel… Les chrétiens avec leur mythologie compensatrice et castratrice ont totalement éludé les problèmes quotidiens de leur temps et aidé à perpétuer jusqu'à notre époque l'acceptation de toutes les injustices sociales et la soumission au pouvoir établi. Les gnostiques, eux, n'ont cessé de prôner l'insoumission à l'égard de tous les pouvoirs, chrétiens ou païens… » nous déclare encore Lacarrière. Car pour la doctrine gnostique, nous sommes des créatures aliénées, illogiques tant que nous n'avons pas pris conscience de l'étendue de notre inertie, de notre sommeil, de notre soumission à ces doctrines émanant de ce pseudo dieu mauvais. «Nous sommes des exploités à l'échelle cosmique, des prolétaires du bourreau démiurge, des esclaves exilés dans un monde soumis littéralement à la violence…, des étrangers sur notre propre terre» conclut allègrement Lacarrière qui a donc analysé de près les textes gnostiques, principalement les évangiles trouvés à Nag Hammadi. L'homme est donc la victime d'une sorte de conspiration «divine» visant à faire de l'homme un esclave ; voilà une thèse qui va conforter plus d'un auteur conspirationniste. Lorsque Lacarrière affirme que la trame même de la matière est comme contaminée, il est troublant de constater que la cellule de tout organisme vivant comporte en elle, dans son patrimoine génétique, un programme autodestructeur, celui de la mort cellulaire qui programme la cellule à vieillir, à dépérir puis à cesser de fonctionner (voir l'article de Kerner à ce sujet). Une telle vision du monde correspond parfaitement à celle défendue par certains scientifiques qui estiment que la loi thermodynamique de l'entropie est le moteur de l'univers, à savoir que l'univers ne se dirige pas vers un ordre de plus en plus évolué mais vers un chaos, une destruction inévitable. Une loi qui est nuancée car d'autres penseurs estiment que le monde est constitué de moments dévolutifs qui s'organisent dans un plus vaste schéma évolutif.

Un autre exemple qui illustre le fait que nous vivons dans un monde de mort: l'obligation pour tous les êtres vivants de se nourrir, de se gaver de l'énergie d'autrui. Non pas une énergie libre qui circule autour de nous mais celle provenant de la mort d'autres organismes vivants. Les hommes et les animaux ne restent en vie que par la mort d'autres êtres vivants. Quant à la nourriture, elle se termine en défécations, en corruption, un sujet qui obsède les gnostiques.

Un message d'avertissement

Selon la “doctrine gnostique” ou d'après les informations que l'on peut tirer de ces textes qui rapportent les paroles que le Christ aurait tenu à ses disciples, ces propos sont principalement une mise en garde contre des êtres en apparence «supérieurs» que Nigel Kerner et bien d'autres qualifient d'entités extraterrestres parasitaires et de clones extraterrestres. Dans les textes et évangiles gnostiques, ces entités sont désignées sous le vocable des Archontes (ou Archons en anglais) ou encore des “Autorités” ou des «Dirigeants» (soit Rulers dans le texte anglais). Notre véritable combat n'est pas contre « la chair et le sang» mais bien contre «les Autorités de l'Univers et les esprits de la perversité» (ndtr : librement traduit de la traduction anglaise de l'Hypostase des Archontes). En d'autres termes, le vrai challenge de l'humanité n'est pas de nous concentrer sur une lutte contre le péché originel, contre notre propre corps porteur de cette faute essentielle mais bien contre des entités qui affirment être Dieu. Voilà donc une toute autre version des faits que celle présentée dans la Bible. Le texte «l'Hypostase des Archontes» nous explique l'origine de notre monde “de matière” et croyez-nous, il s'agit d'une histoire toute différente de l'histoire narrée dans les textes de la Bible, de la Genèse ou du Coran même si l'on y retrouve certains des protagonistes. Les textes des gnostiques sont à ce sujet bien plus cohérents, explicatifs et en même temps étranges et surtout résonnent bien plus comme un guide et un mode d'emploi de notre univers de matière. La pensée gnostique attribue la responsabilité de la création à l'apparition d'un événement accidentel, “ sur l'initiative d'un Dieu mauvais, celui que l'on appelle le démiurge, représenté dans la littérature gnostique par Yahvé, Jéhovah, le Dieu de la Genèse. On dit de ce Dieu créateur qu'il aime le sang ” (Les gnostiques de la connaissance au salut, par Denis Bon aux éditions De Vecchi). Ce Dieu mauvais est fils d'un Dieu ou plutôt d'un être, d'une entité féminine issue d'un monde parfait directement relié à la perfection, à “l'esprit de l'unité”. Il s'agit de Sophia, une entité féminine qui doit normalement agir toujours de concert avec son “mari”, sa contrepartie masculine. Sophia voulut voir l'éternel, le comprendre plus profondément en tentant d'imiter son pouvoir créateur. Elle se sépara de sa contrepartie masculine appelée “Limite”. Mais son entreprise échoua, elle tomba du plérôme (ou plénitude), c'est à dire du Royaume de Dieu et fut précipitée dans le monde des abysses, un monde de néant et d'absence de lumière. Son propre désir qui est en fait une partie du Désir Suprême finit par la “mettre enceinte” et elle enfanta une créature bâtarde, un “être monstrueux” à visage de lion et au corps de serpent, “ un être fou d'orgueil malicieux et vil ” qui n'est autre que le démiurge. Prise de honte, Sophia recouvra sa création d'un voile. C'est l'ombre du voile projeté dans l'infini qui créa la matière. Et c'est dans cette matière que s'incarna et régna le démiurge. “Le voile représente aussi le ciel étoilé perceptible par le mortel ”. En mots plus «modernes», on pourrait dire que l'entité Sophia a créé une sorte de sonde intelligente, un être dont la fonction était d'explorer de percevoir à sa place, de trouver Dieu. Elle a fait une erreur de laboratoire pour parler trivialement. En ce qui concerne ce monde de matière ou plus particulièrement le monde d'ici-bas, les gnostiques le désignent sous une même suite de vocables qui se répètent à l'infini : «forteresse hermétiquement close», «prison», «cloaque», «bourbier» ou encore «désert». De même, le corps humain est qualifié de «tombeau», de «vêtement grossier», «d'intrus» ou plus étrange encore de «vampire» (David Icke pour ceux qui le connaissent va adorer ce dernier qualificatif). L'homme tout comme l'univers est une création manquée, une contrefaçon.

Comment cet homme a t'-il été créé ? Les démiurges, les faux dieux créés (qui ont la capacité de se répliquer) par Sophia ont réussi à capter par un mystère que l'on explique pas l'image parfaite de l'homme, sa potentialité qui résidait dans l'autre monde, le monde parfait, celui qui est de l'autre côté du voile. Ces démiurges, faux dieux, extraterrestres seigneurs des espaces intersidéraux furent comme éblouis par «la lumière, la beauté, la force, la cohérence qui émanait de cet anthropos mentalement conçu» (op cit : Denis Bon, «les gnostiques»). «Faisons un homme à la semblance de cette image» se seraient écriés les Archontes tel que le rapporte un des évangiles du Nag Hammadi. Ils créèrent maladroitement un monstre, une créature hybride mi humaine, mi amphibien, mi reptilienne qui annonce le règne de ces premiers animaux sur terre. Le vrai Dieu eut pitié de cette créature vagissante et malhabile et il insuffla la vie dans l'absurde hybride qui se redressa et parla. L'homme debout et parlant était né. Bien qu'issu de la création, du pseudo génie génétique des Archontes, l'homme ne leur appartient pas puisque l'étincelle de vie, d'intelligence lui a été donné par le vrai Dieu, l'entité ou plutôt les entités situées de l'autre côté du voile, dans l'hypermonde. Notre lien avec Dieu est donc en nous, étincelle de vie qui ne peut nous être enlevée et que les Archontes vont jalouser. Dans l'hypostase des Archontes, le rôle dévolu au serpent est également tout autre : l'homme et la femme, une fois dans le jardin d'Eden se voient interdire par ces dieux démiurges l'accès à la connaissance, la possibilité de discerner le bien du mal. Sophia ou à tout le moins une divinité du plérôme se servira du serpent, créature du bas, comme d'un messager non pour tenter l'homme et la femme mais pour les avertir de leur état et de la possibilité d'accéder à la connaissance. L'éviction du jardin d'Eden, ce monde intermédiaire entre le plérôme et notre monde matériel, sera le fait des Archontes, non du serpent. « Toute la souffrance existentielle de l'homme, la présence de l'homme en ce monde est l'effet d'une machination dont le Dieu de la Genèse, le grand manipulateur de l'Ancien Testament est le seul que l'on doit mettre en cause» (op cit : Les gnostiques, Denis Bon). Seule la connaissance et l'expérience, le mépris des lois et des institutions qui ne font que conditionner l'homme à accepter sa soumission sont les remèdes pour parvenir à sortir de notre condition, à allumer la lumière intérieure et à renouer avec les entités divines issues du monde parfait.

par Koloss publié dans : Ufologie
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Vendredi 25 janvier 2008
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Une autre vision du Christ

Les textes gnostiques qui parlent du Christ nous révèlent un personnage et surtout un enseignement totalement différent de ce que l'église catholique romaine ou orthodoxe nous enseigne. Dans la doctrine chrétienne, Dieu est séparé de sa création et de ses créatures par un abîme tandis que dans les évangiles gnostiques, on nous dit que la connaissance intérieure que l'on a de nous même reflète Dieu, que nous avons la divinité en nous.
Autre différence et elle est de taille sur le Christ : ce dernier n'est pas venu en sauveur pour nous sauver de nos péchés mais plutôt pour nous ouvrir la porte vers la compréhension spirituelle, vers l'illumination. Pas question ici de repentance, d'enfer, de confession etc. mais bien d'un cheminement intérieur dans lequel on devient l'égal du Christ lorsque l'on a vécu l'illumination : « Ensuite, le «Jésus vivant» de ces textes parle d'illusion et d'illumination et non de péché et de repentance comme le fait le Jésus du Nouveau Testament. Au lieu de venir pour nous sauver de nos péchés, il vient comme un guide qui nous ouvre la porte à la compréhension spirituelle. Mais lorsque le disciple atteint l'illumination, Jésus ne lui sert plus de maître spirituel : les deux deviennent égaux –même identiques ». (traduit du site Gnostic library). Selon les paroles du Christ à Thomas, Jésus lui affirme qu'il est son égal, qu'il est lui aussi fils de Dieu dans le sens où ils ont tous deux reçu leur existence du même Être suprême, qu'ils proviennent tous deux de la même source. L'un de ces évangiles dits “secret” nous révèle un autre visage de Jésus, moins ascétique que la représentation asexuée que nous en fait le nouveau testament: “ La compagne du sauveur est Marie Magdeleine. Mais le Christ l'aime plus que tous ses disciples et avait l'habitude de l'embrasser sur la bouche. Le reste des disciples en était offensé…. Ils lui dirent “pourquoi l'aimez-vous plus que nous tous?”. Et le sauveur leur répondit “pourquoi est-ce que je ne vous aime pas comme je l'aime elle”. (traduit librement de la traduction anglaise sur le site Web “From Jesus to Christ, the Story of the Story Teller). D'autres paroles rapportées du Christ dans ces évangiles (Évangile de Philippe, Évangile de Thomas) sont une critique franche des croyances chrétiennes communes comme l'immaculée conception et la résurrection du corps.

 

Nous ne pouvons pas passer en revue ici tous les textes gnostiques et les informations déconcertantes qui y sont contenues tant elles sont nombreuses. Néanmoins, si vous deviez vous tenir à la lecture d'un seul texte court et représentatif de ce que l'on trouve dans le corpus des textes du Nag Hammadi, lisez l'hypostase des Archontes disponible en français dans la bibliothèque gnostique copte sur Internet ou en anglais dans la Gnostic Library. Imaginez comme l'a fait Kerner ainsi que d'autres auteurs comme Erich Von Däniken, Michaël Cremo ou Zecharia Sitchin que ces textes sacrés racontent en fait l'histoire authentique de la création de notre univers de matière et des êtres qui le peuplent par des entités extraterrestres hyper évoluées. Et que les Archontes seraient une race extraterrestre hybride, à cheval entre deux mondes, une erreur de création, des êtres qui, par défi, se sont «amusés» à nous créer nous, animaux de laboratoire qui avons échappé à nos créateurs. Les écrits de l'Ancien Testament, des textes et évangiles gnostiques prennent alors un sens tout à fait cohérent et en même temps beaucoup plus étrange et enivrant que le sens métaphorique donné par les théologiens. D'autres auteurs, comme Zecharia Sitchin, se sont aperçus que des textes sacrés -récits “historiques” d'une autre civilisation, la première de notre ère, la civilisation sumérienne- racontaient peut-être aussi une genèse de l'humanité avec une civilisation extraterrestre, celle des Anunnakis dans le rôle des dieux.

Les Anunnakis et les Néfilims

Pour paraphraser Zecharia Sitchin, nombre de savants n'ont en fait aucune idée de l'identité des sumérienss (la civilisation qui précéda les Babyloniens), de leur origine et surtout du comment et du pourquoi de la naissance et de l'éclosion de cette civilisation qui s'est installée à peu de choses près là où se trouve l'Irak actuelle. Celle-ci apparut soudainement comme surgie de nulle part vers 3800 ans avant JC. Plusieurs éminents archéologues tels H. Frankfort, Pierre Amiet, Leo Oppenhein etc sont tous frappés de stupeur et d'admiration face à cette explosion soudaine, “ extraordinaire ”, “ époustouflante ”, “ cette période incroyablement courte pendant laquelle une civilisation a surgi ”, une civilisation qui donnera naissance à toutes les grandes civilisations du monde, selon Joseph Campbell auteur des “Masks of God”. Personne donc n'explique pourquoi une civilisation aussi sophistiquée, dotée d'une véritable organisation sociale s'adonnant au commerce, à la guerre et aux jeux du pouvoir ait surgit d'un seul coup au milieu d'une région habitée par des nomades primitifs vivant de chasse et de cueillette, une civilisation, qui, nous le répétons, constitue la racine sur laquelle la nôtre s'est déployée. La réponse est devant nos yeux ou plutôt devant les yeux des archéologues et linguistes qui ont examiné les dizaines de milliers de textes sumériens gravés sur des plaquettes d'argile qui nous sont parvenues depuis la fin du 19 e siècle. Les sumériens le disent eux-mêmes dans leurs plaquettes : sans ceux qu'ils nomment les dieux, il n'y aurait pas eu de civilisation, pas d'architecture, pas de lois, pas de commerce, pas de science. Dans le panthéon des nombreux “dieux” sumériens (il y en a 12 principaux aidés par une kyrielle de «dieux» serviteurs, officiers, scientifiques, bâtisseurs, etc. : les fameux Anunnakis), citons d'abord An ou Anou ainsi que son épouse Antou qui résidaient dans une demeure céleste. Anou est le patriarche d'une famille de dieux très remuante, le chef suprême des cieux et de la terre et qui arbitre tous les litiges, donne les sanctions ou récompense selon son bon vouloir. Ce qui est étrange, c'est que pour recevoir et accueillir Anou, les textes soulignent la nécessité de l'édification d'une demeure, d'un temple (suivant des instructions architecturales très précises) et de tout un protocole d'accueil. Étrange pour une créature divine qui devrait normalement avoir la capacité d'apparaître n'importe où et n'importe quand. Il n'en est rien pour les dieux sumériens qui constituent plutôt une famille, un clan aux lignées et à la hiérarchie complexe et nombreuse. Quant à l'édifice appelée explicitement par les sumériens “ la maison qui sert à descendre des cieux ”, il fait plutôt penser à un astroport, à un lieu abritant une technologie et une procédure minutieuse qui permet aux dieux de se manifester. Malheureusement, le texte décrivant par le détail comment Anou et son épouse se manifestent et quels rituels suivis de repas de fêtes doivent être observés ont été détruits, du moins dans la partie la plus intéressante, celle concernant l'arrivée proprement dite d'Anou sur dans son palais terrestre. Aux côtés d'Anou, une autre figure fondamentale du panthéon sumérien : son fils Enlil dont le nom signifie selon Sitchin, “ le seigneur de l'espace aérien ” qui s'avère être le seigneur du ciel et de la terre. Selon la croyance, Enlil arriva sur terre bien avant qu'elle ne fut colonisée et que ne s'y développe une civilisation. Un texte appelé “L'hymne à Enlil, le bienfaiteur de tout” relate tous les aspects de la civilisation qui ont existé “ grâce aux instructions d'Enlil ”. Donc, ces dieux, plus particulièrement Enlil, ont laissé en un temps reculé des instructions précises pour toutes choses, des sortes de modes d'emploi afin “ qu'on exécute partout ses ordres ”. “ Nulle ville ne serait construite, nulle colonie ne serait fondée; nulle étable ne serait construite, nul parc à moutons dressé; nul Roi ne serait élevé, nul grand prêtre né ”. En d'autres termes, sans ces “dieux” interventionnistes, colonialistes et matérialistes, la civilisation humaine n'aurait pas connu une naissance à partir de rien ainsi que cette brutale accélération. Ce “berger” des hommes –autre surnom d'Enlil- ressemble en tout point à un éleveur propriétaire d'un cheptel…”humain” aux qualités surhumaines. Ne fut-ce qu'en ce qui concerne la longévité puisqu'il était là avant le temps des hommes et qu'il a présidé à l'édification de leurs villes en ayant pris soin de construire au préalable sa propre cité, Nippour. Enlil serait selon certains savants un personnage à la fois bon et colérique puisqu'il n'hésitait pas à abattre son ire sur les hommes et à les rayer de la carte si ceux-ci lui déplaisaient. Il serait le dieu créateur du fameux déluge biblique. Enlil avait un frère aîné, Enki qui, à cause d'un tirage au sort qui lui fut défavorable, raconte les chroniques sumériennes, reçut en guise de territoire les mers et les eaux alors qu'en théorie, étant le premier de la lignée, il aurait dû recevoir en gestion le beau morceau du territoire, les terres. Il en conçut une grande jalousie à l'encontre de son frère Enlil ainsi qu'un caractère farouche et rebelle par rapport à Anou, aux autres dieux et à la hiérarchie et donc plus proche des hommes. Selon certains chercheurs, c'est Enki (ou encore Ea, qui signifie maison-eau) qui voulut sauver l'être humain qu'il avait créé et qu'il considérait comme son favori, le fameux Noé mésopotamien. Ingénieur, architecte, Enki est celui qui a initié les hommes à l'élevage et aux techniques de construction moderne (les briques). Enki avait une compagne qui n'était autre que sa demi-sœur, Nihoursag appelée également Ninti (dame de la vie ou dame de la côte) ou Mammu, un nom qui est on ne peut plus explicite. Elle est considérée comme une médecin, infirmière, “ sage femme chef responsable des installations médicales ” (voir la 12 ième planète de Z.Sitchin aux éditions Louise Courteau). C'est grâce aux instructions et à la “recette” que possédait Enki que Nihoursag créa le premier homme –“Adapa”- ou “homme modèle” dans lequel certains savants voient le fameux Adama ou Adam biblique. Sa compagne fut conçue par Nihoursag, comme dans la Bible à partir de la côte d'Adapa. Tous ces récits sumériens foisonnent de guerres colossales entre “dieux” qui s'affrontent à l'aide d'engins volants et d'armes crachant des éclairs et du feu, des flèches semblables à des missiles symbolisés par un pictogramme on ne peut plus clair. Les hommes, les Rois et les cités n'existent que par la bonne volonté de ces dieux et sont soumis aux aléas de leurs guerres fratricides et querelles de succession. Ces récits épiques et les 12 “dieux” du panthéon sumérien se retrouvent non seulement dans les Védas, ces textes religieux d'Inde mais aussi dans la Bible. Seuls, les noms et certains détails mineurs changent. La critique principale qui est faite à Sitchin est d'avoir un parti pris dans la traduction de certains termes, surtout lorsqu'il s'agit –un exemple parmi d'autres- de traduire des termes comme “Mou” par “machine volante” alors que d'autres chercheurs plus académiques traduisent ce terme par le mot “nom”. Le problème est qu'à bien des égards, la traduction académique réalisée par les chercheurs plus “classiques” que Sitchin ne veut pas dire grand chose (ex: le dieu Zou s'enfuyait dans son “Mou”, soit dans son “nom” ou, selon la traduction de Sitchin, dans “sa machine volante”). A certaines reprises donc, Sitchin opta pour des traductions qui installaient un contexte particulier aux récits sumériens, celui d'une civilisation de l'espace, de dieux pareills à des astronautes dotés d'une technologie incroyable, des as du génie génétique alors que les traducteurs plus classiques établissent avec les chroniques sumériennes, des interprétations symboliques, hermétiques et un peu obscures de ces récits, traduisant sans doute, à l'instar de la mythologie grecque, les liens des hommes avec les forces de la nature et du cosmos. L'existence de nombreux termes en langage sumérien pour désigner un même genre d'objet nous renseigne sur leur culture: ainsi, pour désigner des astronefs, on trouve en sumérien les termes “mou” (ou chambre céleste qui désigne la capsule d'habitation conique qui coiffe le Gir, la partie centrale de la fusée), le terme “Apin” qui désigne la partie multi étages de la fusée, le terme Shem qui désigne également un engin volant, le terme Zik qui désigne le module de commande avec des combinaisons comme Din.Gir qui signifient littéralement “ les justes objets célestes pointus et brillants ” ou encore les “ pures fusées embrasées ”. Mais nombre de traducteurs “classiques” et de théologiens ennuyés par certains passages se sont contentés de donner des traductions plus allégoriques et souvent bien plus confuses à ces termes qui, jusqu'il y a peu (avant la conquête spatiale) nous étaient vraiment étrangers. Comme nous l'avons mentionné, ils avaient traduit terme “Mou” par le vocable “nom” et lorsqu'un texte sumérien évoquait par exemple le besoin qu'un Dieu avait d'aller dans les cieux avec un “mou”, les traducteurs classiques puisait dans la phrase le genre de signification suivante: “emmener son nom dans les cieux” ou encore “vouloir que son nom retentisse dans les cieux ou devienne célèbre”. Alors qu'il suffisait d'aller au plus simple et d'accepter de voir dans le terme “Mou”, un véhicule. A vous de choisir la version qui vous séduit le plus. Le fait est que les traductions de Sitchin donnent à ces récits épiques une cohérence incroyable. Et l'on comprend mal alors -si ces chroniques étaient purement symboliques ou allégoriques- pourquoi les sumériens se sont échinés à donner une foule de détails matériels et techniques (des coordonnées célestes, des équations, des descriptions d'engins et surtout une carte tout à fait exacte de notre système solaire), ce qui ne cadre pas vraiment avec des textes poétiques, métaphoriques et mystiques. D'autant que les textes sont clairs à propos des pouvoirs des dieux: ceux-ci sont certes contenus dans des armes et des véhicules mais surtout dans “des formules” contenues dans un artefact très concret, “la table des destinées” qui fait à la fois penser dans sa formulation et son usage dans les textes à une banque de données, un ordinateur et un arsenal stratégique. C'est par cette “table des destinées” contenant de centaines de “formules” relatives à “la royauté”, à la «fonction des prêtres», aux armes, aux procédures légales, à «l'état du scribe», au travail du bois et même à la «prostitution sacrée» et aux instruments de musique que le Dieu détient ses pouvoirs. Il n'est donc pas né avec ceux-ci. Il les détient par le jeu de l'hérédité, au plus près le “dieu” est proche dans la généalogie du “patriarche” et chef de clan Annu, aux plus étendus sont ces pouvoirs et ses territoires. Chaque dieu a une valeur numérique, un peu comme des points de vie dans un jeu de rôle. Quant aux souverains sumériens, du moins pour certains d'entre eux, il s'agit d'hybrides nés de l'union d'un Dieu (ou d'une déesse) et d'un être humain. Ainsi en serait-il du célèbre Gilgamesh (2900 av JC), né d'un père humain et de la déesse Inanna ou Ishtar, arrière petite-fille d'Anou. Ces “dieux” ou êtres des cieux qui dirigeaient la destinée des sumériens ne se déplaçaient pas uniquement dans des fusées mais également dans des vaisseaux ailés ressemblant à des aigles et qui ne pouvaient être accueillis que dans un bâtiment spécial doté d'un système d'armements très puissants. Les descriptions de ces lieux sont saisissantes. Plus saisissantes encore sont les gravures et les sculptures souvent très anciennes qui montrent des objets technologiques, des représentations de ces dieux volants et des scènes déconcertantes, comme par exemple une sculpture de “déesse“ équipée d'écouteurs, de lunettes de vol et d'une série d'équipements très mystérieux et de boites harnachés autour de son corps par des sangles. De même, sur certaines gravures, on voit clairement le plan de coupe d'un silo abritant une fusée à étages dont on peut voir l'intérieur par transparence. Certains thèmes de ces récits sumériens se retrouvent dans la Bible et Sitchin ne peut s'empêcher de faire le parallèle entre ces êtres “volants” de chair et de sang que sont les innombrables “dieux” sumériens avec les Néfilims de la Bible, un terme qui avait par le passé été abusivement traduit par le vocable “géant”. Des traducteurs plus contemporains ont conservé l'appellation Néfilims que l'on peut traduire par “ ceux qui furent jetés ici bas sur terre ”. Nous vous invitons à consulter ces gravures et textes sumériens, soit via Internet, soit via les livres de Zecharia Sitchin (dont la 12 ième planète, traduit en français).

Pour les conspirationnistes comme David Icke, Stewart Swerdlow, Jim Marss ou Fritz Springmeier, ces rois sumériens hybrides, pères fondateurs des lignées de la fraternité babylonienne sont surtout les vrais descendants de ce qu'ils nomment la noblesse noire, la “black nobility”, cette noblesse indo-européenne qui s'est installée par la suite en Europe sous les traits de la noblesse mérovingienne. Cette noblesse sumérienne serait donc les ancêtres des castes aristocratiques qui gouvernent aujourd'hui l'Europe (famille royale britannique mais également les familles belges, hollandaises, etc. de souche allemande ou bavaroise). Ces dieux Anunnaki n'ont pas vraiment quitté la terre mais manipuleraient encore les destinées humaines par le biais des 13 lignées sanguines «Illuminati» (nom d'une société secrète née en Bavière au 18 e siècle) qui plongent toutes leurs racines dans les dieux et Rois sumériens. Si cette thèse peut sembler difficile à avaler, il n'en demeure pas moins que de nombreux auteurs, généalogistes et chercheurs ont rédigé des ouvrages parfois bien documentés au contenu plus que troublant qui démontrent cette filiation et la constitution des sociétés secrètes, sectes religieuses, empires industriels et mouvements politiques autour de ces mouvances occultes. A noter enfin, pour être complet, même si cette remarque peut également faire sourire que Zacharia Sitchin, l'auteur de ces livres faisant des dieux sumériens, une race extraterrestre créatrice de civilisations, que Sitchin donc est considéré par certains de ces conspirationnistes, plus particulièrement David Icke et Arizona Wilder, comme un membre de cette fraternité occulte, un représentant des Illuminati et que par conséquent, son interprétation comporterait quelques éléments de désinformation. Mais ni Sitchin, ni les Illuminati ne sont les sujets de cet article. Nous voulions faire part de cette information à tout le moins étrange uniquement par souci d'exhaustivité. Nous aborderons de toute façon le rôle de Illuminati et des sociétés secrètes dans un autre dossier qui est en cours de préparation. Mais attention, la thèse très bien étayée développée par Sitchin n'est pas restée une vision marginale de l'histoire de l'humanité : un nombre croissant et non négligeable de chercheurs spécialisés dans l'époque sumérienne , d‘historiens et d'archéologues, convaincus que les travaux de Sitchin étaient valides et que les récits sumériens extrêmement précis racontent des faits réels se sont mis à poursuivre et à approfondir ces recherches : des gens comme Alan F. Alford, R.A Boulay, Neil Freer, Dr Arthur David Horn, le Dr Joe Lewels, C.L Turnage, Lloyd Pye, Sir Laurence Gardner, et William Bramley estiment eux aussi que les textes sumériens dans lesquels les récits bibliques et védiques ont puisé leur inspiration narrent les expéditions d'une race extraterrestre, d'anciens astronautes sur terre avant le déluge (des extraterrestres que l'on a pris pour des dieux, un peu comme les papous dans le culte du Cargo). Nous sommes issus des expériences génétiques de ces visiteurs qui avaient besoin d'une main d'œuvre corvéable et servile pour travailler dans les mines d'or et autres industries de matières premières. Les récits sumériens sont sans ambiguïté à cet égard. Les chercheurs cités plus haut qui ont eu parfois des postes universitaires de renom ont fini par divorcer de l'establishment scientifique parce qu'ils prônaient le genre de thèse développée par Sitchin. Le Dr Arthur David Horn a démissionné de son poste de professeur en biologie anthropologique de la Colorado State University en 1990 après qu'il eût conclu que les explications conventionnelles sur les origines de l'homme n'étaient qu'un ramassis de «non sens» et que des extraterrestres sont inextricablement mêlés dans l'origine et le développement des humains. Les tablettes d'émeraude de Toth Il existerait des textes plus anciens encore que les tablettes sumériennes d'argile: les tablettes d'émeraude de Toth qui auraient été découvertes sous un temple Maya au Mexique et qui auraient été rédigées il y a 36.000 ans. Nous utilisons ici volontairement le conditionnel car l'existence de ces textes est beaucoup plus sujette à caution tant en ce qui concerne leur datation que leur authenticité que nous n'avons pas pu vérifier par le biais d'analyses de publications scientifiques. Nous devons donc croire sur parole Maurice Doreal, un des premiers «contactés», le fondateur d'une société mystique, The Brotherhood of the White Temple Church, l'église de la Fraternité du Temple blanc, qui est toujours en activité aujourd'hui. Ce dernier affirme les avoir découvertes et traduites en 1925 après qu'une autorisation lui fut donnée par le biais de ce que l'on appelle aujourd'hui le «channelling», une communication mystique avec une entité d'un autre monde. David Icke en parle longuement dans un de ses ouvrages, “Tales from the Time Loop” (Bridge of Love édition). Vous pouvez lire l'intégralité de ces textes en anglais sur http://crystalinks.com/emerald.html. Thot est une divinité égyptienne ou plutôt, selon la thèse de Icke, un prêtre roi d'Atlante et les tablettes auraient été amenées d'Égypte au Mexique dans le Yucatan pour être placées sous un temple. Cette histoire confirmerait alors les échanges multiples, la coexistence des civilisations égyptiennes et mayas. Si le mode d'acquisition et de diffusion de ces textes publiés il y a 80 ans nous semble nébuleux et quelque peu exotique, leur contenu est proprement stupéfiant et pour peu qu'ils soient authentiques, l'hypothèse de la création des hommes par une race extraterrestre malveillante et dominatrice est plus que confirmée dans le détail. Dans ces tablettes, les dieux néfastes sont appelés les «Enfants des ténèbres». Leur existence et leur pérennité ne dépendent que de l'homme, de son sang. L'homme est utilisé comme esclave mais aussi et surtout comme nourriture énergétique, ces entités se nourrissant de nos émotions négatives, de nos peurs mais également de notre sang et de notre chair. Ces monstres auraient réussi à créer des hybrides entre leur race et la nôtre, des hybrides qui nous manipulent et nous dirigent. Ces entités seraient des entités serpents, “serpent men” en anglais, des reptiliens capables de prendre notre forme et de passer inaperçues parmi nous. Les tablettes nous mettent en garde sans ambiguïté sur le fait que ces êtres reptiliens dont on ignore l'origine exacte se sont emparés, sous la forme humaine, des instruments du pouvoir. Et que “ seule par la magie, ils peuvent être découverts, seuls grâce aux sons, leur visage peut être révélé. Du Royaume des ténèbres, ils cherchent à détruire l'homme et gouverner à sa place ”….” Mais vous savez que les Maîtres sont de puissants magiciens capables de lever le voile (qui dissimule) leur visage de serpent et de les renvoyer d'où ils viennent. Ils viendront à l'homme et lui apprendront le secret, le Mot que seul un homme peut prononcer, ils seront prompts à lever le voile du serpent et à le rejeter loin des endroits des hommes”. “Seul par le sang peuvent-ils prendre forme en un être et seul par l'homme, ils peuvent vivre en ce monde ” (traduction libre du texte original anglais). Voilà donc les candidats parfaits dénoncés par les auteurs comme Icke, Swerdlow, Hattem et consort pour incarner le rôle de cette race reptilienne extraterrestre, manipulatrice de ce monde et qui s'en sert comme d'un grenier à nourriture. Exactement le genre de domination que le film Matrix nous montre sous une métaphore à peine voilée. Mais là, nous rentrons dans un tout autre sujet extrêmement polémique, celui de la conspiration reptilienne et des sociétés secrètes des Illuminati (qui n'existent pas pour les mainstream media). Quant à Icke, il ne fait aucun doute pour lui que les dieux de l'ancien testament, les dieux des sumérienss et des Babyloniens puis plus tard de la Bible sont les mêmes entités reptiliennes parasitaires que celles dénoncées dans les tablettes d'émeraude. Différentes époques, différents récits, différents noms pour les mêmes entités. Sitchin semble leur jeter un regard bien moins hostile, emprunt d'admiration et d'une certaine forme de vénération même si lui également soutient la thèse que l'homme a été au départ créé comme esclave. Pour de nombreux autres auteurs, il n'y a aucune raison que cela change et l'homme est et restera toujours un esclave dans une société où les héritiers des dieux sumériens, par un jeu subtil de mensonges et de manipulations des religions et de la politique perpétuent cette mise en esclavage. Ordre noir, SS, des E.T. pro nazis et des bases secrètes L'idée selon laquelle des extraterrestres sont à l'origine du développement de l'être humain et des premières civilisations sont une thématique récurrente au sein de la plupart des sociétés secrètes, le fruit d'une connaissance occulte qui a été préservée et sans doute détournée, les fameuses connaissances initiatiques des écoles et des religions des mystères, de certaines loges maçonniques et certaines sectes religieuses qui ont tronqué toute l'affaire (comme les Mormons par exemple). Cette idée d'une origine extraterrestre de l'homme a été reprise par les Nazis et surtout par le groupe d'idéologues qui donnèrent naissance au mouvement hitlérien, des gens comme Alfred Rosenberg, Rudolph Hess, Karl Haushofer et consort ainsi que ceux de la Loge Lumineuse et de la société de Thulé. Cette idéologie est exclusive, eugéniste et ségrégationniste puisqu'elle affirme que certains hommes (et non tous) –les Aryens- proviennent d'une race plus noble de géants, les Hyperboréens, qui sont les fils des étoiles, une race extraterrestre aux pouvoirs divins. L'une des plus étranges “séquelles” contemporaines de cette idéologie fumeuse est l'œuvre de Wilhelm Landig, “ Götzen Gegen Thule ” publiée en 1971 à Hanovre par Hans Pfeifer Verlag, un livre ouvertement révisionniste qui nie l'existence des atrocités des camps (ex: les cadavres trouvés dans les camps seraient des corps de civils allemands tués dans des bombardements américains et placés là pour la propagande). Mais il n'y a pas que cela. L'auteur, sous le prétexte de la fiction, affirme que la trame et les faits de son roman se basent sur des éléments réels, tangibles et historiques. L'histoire raconte les mésaventures de deux pilotes allemands à la fin de la deuxième guerre mondiale qui rejoignent le dernier cercle des vrais combattants de la SS; non la Waffen SS des fonctionnaires et gestionnaires de Himmler mais une SS mystique, rebelle et combattante, en relation avec une race extraterrestre. Ce dernier carré de guerriers soutenus par des admirateurs canadiens et américains possèdent une base souterraine sophistiquée et très étendue aux frontières du cercle polaire Arctique –le Point 103- ainsi qu'une technologie de loin supérieure à la technologie humaine. Pour preuve, l'appareil qui permet de ravitailler la base 103 est un V7, un appareil à décollage vertical issu des Black Project de la SS, sorte de disque volant qui est constitué par une sphère entourée de lames rotatives et décorée, non des emblèmes habituels de la Luftwaffe mais de l'insigne du Soleil Noir (ce V7 aurait existé au moins dans les cartons à projets des SS en Tchécoslovaquie). On y parle aussi d'Ovnis organiques, vivants et intelligents, les Manisolas, des appareils qui, de pure lumière, deviennent sexués et métalliques par une série de transformations opérées en 7 phases successives. Derrière ces histoires qui reprennent des thèmes chéris par adeptes des Ovnis nazis et des bases souterraines, nous découvrons une mystique très proche des fidèles de la société de Thulé: Uranos, le seigneur de l'ordre cosmique est également le seigneur du paradis originel des Aryens qui est situé au Pôle Nord, lieu d'origine de la vraie lumière (et non l'Est comme le voudraient d'autres traditions). Le fils dévoyé d'Uranos, Saturne, a fait don à l'humanité de la perception du moi, de l'Ego, un cadeau empoisonné qui a détruit l'unité primordiale des hommes mais aussi le climat doux et paradisiaque qui prévalait dans les terres du Nord. Voici donc une version plus réfrigérante de la chute du jardin d'Eden. La race de ces hommes du Nord fut forcée de migrer vers le sud, l'Europe, la Perse et l'Inde, donnant naissance aux peuplades indo-européennes. L'histoire ne s'arrête pas là puisque Landig ne peut s'empêcher de personnifier les ennemis des Aryens par la nation d'Israël, une symbolique pas innocente du tout. Selon la légende, des Atlantes nordiques, héritiers des races d'Hyperborée ont été réduits en esclavage par des magiciens d'origine sémite, adeptes de magie noire. Une rivalité datant des fonds de l'histoire opposerait donc Israël à Thulé et l'Arche de l' Alliance ne serait qu'une forme de technologie très sophistiquée, un accumulateur qui aurait réussi à emprisonner les champs de force énergétique des Aryens pour les détourner au profit de cette caste de magiciens noirs dont le QG actuel se trouverait à Chicago, entre les mains d'une loge maçonnique dont le but est l'établissement d'un nouvel ordre et d'un gouvernement mondial. Ce type de doctrine et de récits peuvent séduire certains conspirationnistes et c'est probablement leur capacité séductrice et le côté incroyable, mélange de science-fiction et de mythologie qui rend le genre pernicieux et nocif car lorsqu'une épopée stigmatise un groupe racial humain au profit d'un autre, il y a fort à parier que cette histoire sert à assouvir des mobiles bien plus frustres et nauséabonds. Et l'on voit par cette récupération que le schéma d'une humanité créée par une race extraterrestre peut donner naissance à un sinistre avatar lorsque l'idéologie s'en mêle. A prendre donc avec des pincettes. (Lire à ce sujet “Arktos” de Joscelyn Godwin chez AUP Unlimited, un ouvrage très complet en anglais sur les mythes et récits épiques de l'Antarctique, de l'Arctique et de la terre creuse). Quand les extrêmes s'en mêlent Tout comme il convient de se méfier comme de la peste de l'offensive on ne peut plus belliqueuse de la droite religieuse américaine, une frange non négligeable des néo-conservateurs, amis de Georges Bush qui désire plus que tout autre chose que l'on jette Darwin dans un gigantesque autodafé et que l'on interdise par conséquent l'enseignement de la biologie et de l'évolution des espèces dans les écoles et les universités. Pour ces farouches lecteurs de la Bible, seule la genèse telle que racontée dans l'Ancien Testament peut être enseignée dans les écoles, un programme d'enseignement qui s'en tient au strict mot à mot du récit biblique; à savoir que le monde fut créé par Dieu en 7 jours et que Ève apparut à partir de la côte d'Adam. Voilà donc que les histoires du serpent et de la chute du jardin d'Eden deviennent plus importantes que la génétique, la préhistoire ou la zoologie. Ces zélateurs de la Bible estiment que le sujet est d'autant plus important que nous sommes arrivés à la fin des temps et que l'avènement du Messie en Israël est proche. Autant même précipiter sa venue et la fin des Temps. La guerre au Moyen Orient est une bonne chose dans cette optique. Le temps de la conversion est venu et c'est la nation tout entière qui se doit de se plier aux commandements divins. Dans un tel contexte, les visions du monde commandées par le doute scientifique n'ont plus de place. Et pour combattre ces farouches nouveaux croisés, les rangs des darwiniens se sont renforcés et considérablement durcis. Par conséquent, et c'est là le drame, le débat est en quelque sorte pris en otage par ces deux extrêmes et il n'y a guère de place dans les principaux média pour les thèses alternatives. Heureusement, des gens comme Gerry Zeitlin, Nigel Kerner, Paul Laviolette, Michael Cremo et bien d'autres sont là pour secouer le cocotier, pour ouvrir un débat qui risque de se scléroser dans cette ambiance de guerre des religions et des idéologies qui caractérise ce début de 21 e siècle. Il est juste dommage que ces funambules des possibles, ces chercheurs de réels, ces scientifiques adeptes du rêve éveillé ne soient pas ou peu médiatisés, contraints de rester dans des média underground ou très spécialisés. Au terme cet article, nous espérons vous avoir donné le goût de les découvrir tout comme nous aimerions avoir ouvert des portes dans votre imaginaire et votre curiosité plutôt que d'en avoir fermées et d'avoir répondu à des questions.
par Koloss publié dans : Ufologie
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Jeudi 24 janvier 2008
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Les grandes énigmes historiques ont toujours passionné les chercheurs. Quelques-unes, en dépit de travaux laborieux, demeurent insolubles et laissent, en conséquence, libre cours au jeu des hypothèses. D’autres ont été résolues si complètement que le débat devrait être clos. Pourtant, il faut observer que, dans l’un et l’autre cas, les discussions continuent. Chacun s’entête, se fâche et devient facilement discourtois. Ce qui ne devrait être que controverse civile dégénère en diatribe. On oublie trop que l’historien perd la plus grande partie de son autorité lorsque, sortant de la seule critique des textes, il se fait pamphlétaire.

Il a paru récemment un ouvrage destiné à démontrer que Jeanne d’Arc n’est point morte sur le bûcher et qu’elle a survécu longtemps après son procès. Le livre est écrit sur un ton si combatif que dès le premier chapitre, le lecteur est prévenu que, s’il est disposé à formuler des objections, il va lui être livré bataille. Il est un peu pénible d’apprendre ainsi que si l’on continue à admettre – selon une doctrine cependant assez orthodoxe – que Jeanne d’Arc a été brûlée à Rouen, on méritera l’étiquette de Français moyen, ce qui n’est assurément pas un compliment dans l’esprit de l’auteur. Pour l’auteur, croire que Jeanne d’Arc est montée sur le bûcher, c’est faire un acte de foi et accepter un postulat si inconsistant qu’on ne peut opposer pour le défendre que des négations sans soutien, accompagnées de haussements d’épaules dédaigneux.

Il nous semble que la méthode de l’histoire demande plus de sang-froid. C’est par des documents nouveaux qu’il convient d’étayer une thèse nouvelle destinée à bouleverser les données acquises. Pour notre part, nous ne répondrons jamais par un haussement d’épaules aux efforts d’un érudit, dût-il bousculer tout ce que nous pensions être la vérité jusqu’à la publication de ses travaux.

À propos de la mort de Jeanne d’Arc un problème s’est en effet posé. Il mériterait de piquer encore la curiosité s’il n’était résolu depuis longtemps. Nous avions l’espoir, en lisant le préambule de l’ouvrage que nous venons d’étudier, que quelque pièce nouvelle permettrait de rouvrir un débat clos. Hélas ! les documents présentés comme devant faire office de bombe sont éventés. Ils ont déjà été vingt fois utilisés. Nous avons regretté seulement que l’omission de quelques pièces, pourtant essentielles, ne permette pas au lecteur de se faire une opinion complète, ce qui est bien nécessaire si l’on veut être impartial. Il ne s’agit en effet que de la répétition sans aucune originalité d’une démonstration qui avait déjà été vainement tentée au XVIIe et au XVIIIe siècle et qui est reprise, comme rituellement. Un des derniers qui avaient voulu la rappeler était Gaston Save, en 1893. Tout a été dit sur cette affaire. Il ne faut donc pas s’étonner que quelques historiens refusent aujourd’hui de perdre leur temps à réfuter une hypothèse dont ils ont depuis très longtemps mesuré le néant.

Certes, au premier abord, le problème a mérité, lorsqu’il fut posé, d’exciter l’imagination. Voyons les faits :

Jeanne d’Arc a été suppliciée le 30 mai 1431. Or, dans les registres contenant les comptes de la forteresse d’Orléans pour l’année 1436, c’est-à-dire cinq ans plus tard, on peut lire que le 9 août, on a donné deux réaux d’or à un certain Fleur de Lys, héraut d’armes, en récompense de lettres qu’il avait apportées à la ville de la part de Jeanne la Pucelle. Le 21 août, le frère de Jeanne d’Arc revenant de voir le roi et retournant auprès de sa soeur, reçut un viatique. Le 25 août, un messager, que Jeanne envoyait à Blois porteur de lettres, reçut encore quelque argent et, fin juillet, Fleur de Lys alla, aux frais de la ville, voir la Pucelle à Arlon en Luxembourg. Il en rapporta des lettres, ne fit que traverser Orléans, gagna Loches où il remit ses plis au roi et revint à Orléans le 11 septembre. On lui paya à boire parce qu’il disait avoir grand soif.

Ce document dont l’authenticité n’est pas douteuse est évidemment de nature à causer une grande surprise. Un second passage des mêmes livres de comptes est encore plus extraordinaire.

Le 28 juillet 1439, c’est-à-dire trois ans plus tard, et huit ans après sa mort officielle, la Pucelle vint en personne à Orléans. Elle y fut reçue comme étant Jeanne d’Arc et fort bien traitée, du 28 juillet au 1er août. Elle portait toutefois le nom de Jehanne des Armoises.

Dans l’esprit du comptable son identité avec la Pucelle n’était pas douteuse puisqu’il a noté la remise d’une somme importante « pour le bien qu’elle a fait à la dicte ville durant le siège ». On peut se demander toutefois si la dame des Armoises n’eut pas l’impression qu’il fallait disparaître un peu vite, car le même comptable note que tandis qu’elle soupait chez deux notables, Jehan Luillier et Thevanon de Bourges, on lui apporta du vin qu’il « cuidait présenter à la dicte Jeanne, laquelle se parti plus tost que ledit vin fut venu ».

Tout repose sur ces deux pièces. Les autres sont secondaires. Il n’est pas douteux qu’à Orléans on a reçu ou cru recevoir, en 1436, des lettres de la Pucelle prétendument brûlée depuis cinq ans. Il n’est pas douteux non plus que ces lettres étaient authentifiées par le propre frère de Jeanne d’Arc. Il n’est pas douteux enfin qu’en 1439 Jeanne se présenta en personne à Orléans et y fut accueillie sous le nom de dame des Armoises.

Voilà le mystère.

Faut-il s’étonner qu’on ait pu admettre la survie de l’héroïne même après un procès et une exécution qui avaient fait grand bruit ? Ce serait mal connaître une superstition traditionnelle. La crédulité populaire accepte mal la mort des héros et crée très souvent une légende de survie dès le jour même de leur mort. Est-il nécessaire de rappeler le nombre de ceux au sujet desquels courut le bruit persistant qu’ils reparaîtraient bien que leur décès eût été constaté, et le nombre d’imposteurs qui ont profité de cette croyance pour tenter de se poser en revenants et quelquefois réussir.

Ainsi passèrent dans l’histoire les faux Smerdis, les faux Warwick, les faux Dimitri, les faux Sébastien, roi de Portugal. Longtemps on crut à la survie de Frédéric Barberousse. En 1830 encore, beaucoup de gens ne croyaient pas à la mort de Napoléon, et longtemps après 1945 beaucoup de gens ont cru Hitler réfugié dans quelque ranch d’Amérique.

Pour revenir à notre sujet, constatons seulement que pour la mort de Jeanne d’Arc nombreux sont les textes qui, dès le XVe siècle, portent le reflet d’un doute, qu’en 1436 une femme se révéla comme la Pucelle et qu’en 1439 elle vint à Orléans en portant le nom de dame des Armoises.

Si l’on recherche qui est cette dame des Armoises on trouve sa première apparition dans une chronique dite du doyen du Saint-Thibaud de Metz. Il y est dit que le 20 mai 1436 la Pucelle Jehanne se présenta à la Grange aux Ormes, près de Saint-Privat. Elle ne dit pas d’où elle venait, mais elle rencontra les gentilshommes du voisinage par qui elle se fit reconnaître. Ses frères appelés à la voir la reconnurent aussi. Elle était prudente dans ses propos, « parloit le plus de ses paroles par paraboles et ne disait ne fuer ne ans de ses intentions », ce qui veut dire qu’elle ne disait ni le dehors ni le dedans de ses projets. On l’équipa et on la conduisit pour la Pentecôte à Mareville, puis en pèlerinage à Notre-Dame de Liesse, puis à Nancy et enfin à Arlon où elle fut accueillie par la duchesse de Luxembourg.

C’est par une confusion bien fâcheuse qu’on a rapproché cette duchesse de la dame de Luxembourg qui connut Jeanne d’Arc au début de sa captivité. La duchesse de Luxembourg est Élisabeth, fille de Jean de Luxembourg, duc de Görlitz, nièce par alliance du duc de Bourgogne et maîtresse effective du duché, alors que la dame de Luxembourg qui montra de la compassion pour la prisonnière du château de Beaurevoir était Jeanne de Luxembourg, qui mourut célibataire en 1430. Elle avait deux neveux dont l’un maria sa fille au duc de Bedford et dont l’autre, Jean, sire de Beaurevoir, tint Jeanne captive. C’est par ce neveu que la dame de Luxembourg avait pu approcher la prisonnière. Il est donc contraire à la vérité de dire que la reconnaissance de la dame des Armoises par la duchesse de Luxembourg a une importance parce que cette dernière l’aurait connue antérieurement. Il s’agit de deux personnes différentes qui, peut-être, ne se sont pas connues et dont l’une était morte depuis six ans lorsqu’eut lieu la reconnaissance par l’autre.

Lorsque ces documents furent découverts, leur examen causa une grosse émotion. Qu’on ne croie pas qu’il s’agit d’une nouveauté. Ils ont paru pour la première fois en novembre 1683 dans Le Mercure galant. La première phrase du doyen de Saint-Thibaud parut décisive : « Icelle année le XXe jour de mai vint la Pucelle Jehanne qui avait été en France. »

On fait grand état de ce texte. On oublie de dire qu’il a perdu toute valeur depuis qu’on a retrouvé un second manuscrit de la même Chronique. Le doyen de Saint-Thibaud, qui avait d’abord été dupé comme tout le monde, modifia sa phrase et écrivit : « En cette année vint une jeune fille, laquelle se disait la Pucelle de France, et jouant tellement son personnage que plusieurs en furent abusés, et par especial tous les plus grands. »

Il n’y a donc rien à tirer de la Chronique.

Observons encore que la critique de tous ces textes qu’on nous présente aujourd’hui comme des nouveautés a été faite pour la première fois au XVIIe siècle par Symphorien Guyon, prêtre de l’Oratoire.

Si l’on ne sait pas d’où venait le personnage qui s’était d’abord présenté sous le nom de Claude, on la suit assez bien à la piste à partir de 1436. Bien reçue par Élisabeth de Görlitz, la prétendue Pucelle fut emmenée par le Comte de Wurtemberg à Cologne. Elle portait un harnois guerrier et se mêla aussitôt de politique. Si elle se montrait assez réservée sur la manière dont elle avait échappé au bûcher, elle était plus prolixe sur ses hauts faits d’armes universellement connus, et comme deux évêques se disputaient le siège épiscopal de Trêves, elle prit résolument parti pour l’un d’eux. Comme Jeanne d’Arc avait agi pour Charles VII en l’amenant se faire sacrer à Reims, elle résolut de faire introniser son évêque. Mais une pareille attitude éveilla justement l’attention des autorités, et l’inquisiteur Henry Kaltyser la cita devant son tribunal et voulut la faire arrêter. Tous ces faits sont rapportés avec les griefs formulés dans le Fornicarium de Jean Nider, célèbre dominicain contemporain puisqu’il mourut en 1440. Il est fâcheux qu’on n’y fasse pas allusion.

La fille échappa de justesse et revint à Arlon, où elle épousa peu après Robert des Armoises. On fait état d’un prétendu contrat de mariage que personne n’a jamais vu et dont il n’est parlé que dans Le Mercure galant de 1683. Il n’en est fait mention que par le P. Vignier, professionnel de la supercherie littéraire. Il reproduit également un acte de vente passé par Robert des Armoises et sa femme dite Jehanne de Lys, la pucelle de France, mais on oublie de dire, en extrayant cette pièce de l’histoire de Lorraine de Dom Calmet, que celui-ci a inscrit en note : « C’est la pucelle d’Orléans ou plutôt une aventurière qui prit son nom et épousa le seigneur Robert des Armoises. »

Son ambition était d’atteindre Charles VII. Elle avait trouvé un appui dans les frères de Jeanne d’Arc et cet appui était le seul point un peu énigmatique de l’affaire. Furent-ils dupes ou complices ? Nous serions tentés de les croire complices, car il est difficile d’admettre qu’ils aient commis une erreur sur la personne. La vérité semble être que leur soeur ayant été pour eux avant tout une bonne affaire, ils furent tentés de voir renaître l’aventure.

Notre opinion est d’autant plus raisonnable qu’un fait très similaire lui donne crédit. Seize ans plus tard, en 1452, une autre aventurière se fit passer pour Jeanne d’Arc et se fit reconnaître par deux cousins de Jeanne. Le curé de Sermaize appelé à témoigner au cours d’une enquête en 1476, dit qu’ils furent d’autant plus dociles que, grâce à leur complaisance, ils firent pendant le séjour de la fille « une très grande et joyeuse chère » . Si l’on songe que pour apporter à Orléans une lettre de sa prétendue soeur, le frère de Jeanne d’Arc se fit donner par la ville d’Orléans douze livres tournois et qu’il a suffi de quelques ripailles pour en faire reconnaître une autre par les cousins, on devient un peu sceptique. Anatole France, plus indulgent que nous, a conclu : « Ils crurent que c’était vrai parce qu’ils avaient envie que ce le fût. »

La dame des Armoises, ne recevant pas de réponse de Charles VII, partit pour l’Italie. On perd un peu sa trace, mais il résulte d’une confession qu’elle fit plus tard, qu’elle aurait été offrir ses services au pape. De ce qu’elle fit pendant trois ans, on ne sait rien de certain. Elle reparut à Orléans en juillet 1439. Il faut croire que dans cette ville on n’était pas bien certain de sa survie puisque, en dépit des lettres qu’elle avait envoyées en 1436, on trouve dans les registres de la ville le paiement en mai 1439 des messes dites pour le repos de son âme.

Trois mois plus tard, elle se présentait elle-même avec une tranquille audace. Il faut reconnaître qu’elle fut bien reçue. Qui l’accueillit ? Nous ne le savons pas. On insinue qu’elle rencontra celui qui avait été son hôte pendant le siège. C’est une pure supposition. De même, on prétend que sa mère Isabelle Romée, habitait la ville. Rien ne lui permet de le dire car la première mention que nous possédions de la présence de la mère de Jeanne d’Arc à Orléans est du 7 juillet 1440, soit un an plus tard.

Ce qu’il faut noter, c’est que ses prétendus frères ne l’accompagnaient pas et ne paraissent plus être mêlés à ses affaires. On n’entendra plus parler d’eux à son sujet.

Sans donc chercher outre ce qui est certain, disons seulement qu’il est déjà bien extraordinaire que la dame des Armoises ait été reconnue pour la Pucelle. C’est là le seul point qui mériterait d’être étudié, mais il est d’ordre psychologique beaucoup plus qu’historique. La libération de la ville remontait à dix ans et beaucoup de gens qui avaient vu la véritable Jeanne devaient vivre encore. Comment une crédulité collective – qui n’est d’ailleurs pas sans précédent – permit-elle à l’usurpatrice de se faire reconnaître, voilà un beau sujet d’étude pour les psychologues. Qu’on ne dise pas que cette observation est une défaite et provient du désir d’éluder une discussion. C’est parce que la fraude est démontrée par des documents non contestables qu’il ne reste plus qu’à avoir recours aux psychologues pour l’expliquer.

En effet, la dame des Armoises ayant dû quitter Orléans un peu vite au début d’août, avant même la fin du repas qui lui était offert, erra quelque temps. On la retrouve à Tours, d’où elle envoya une lettre au roi par un messager dont les frais de voyage furent réglés par la municipalité. Elle ne reçut pas de réponse, disparut quelques mois et réapparut à Paris, où elle tenta de recommencer le coup qui lui avait réussi à Orléans.

Dans le Journal d’un Bourgeois de Paris, en août 1440, il est dit : « En cestui temps en admenèrent une prétendue (pucelle) laquelle fut à Orléans très honorablement reçue. » Ces derniers mots ne permettent pas de douter qu’il s’agit bien de la dame des Armoises. Comme l’opinion commençait à s’émouvoir, l’Université et le Parlement la firent appréhender et conduire à la Cour où elle fut assez rudement interrogée devant le public sur la pierre de marbre. Le résultat fut désastreux. L’aventurière reconnut son imposture, son mariage, la naissance de deux enfants. Démasquée et donc désormais inoffensive, on l’envoya se faire pendre ailleurs.

Sur la suite de ses aventures on est assez mal renseigné. Il n’est pas impossible qu’elle soit la même qu’une fausse Jeanne d’Arc qui parvint à obtenir une audience de Charles VII et qui dut reconnaître son imposture. Un érudit, M. Lecoy de la Marche, a découvert enfin un document précieux qui paraît clore l’histoire. En 1457, le roi René accorda des lettres de rémission à une aventurière arrêtée à Saumur pour diverses escroqueries. Elle était à cette époque veuve de Robert des Armoises et remariée à Jean Douillet, obscur Angevin. Il est dit dans cette pièce : « qu’elle s’était fait longtemps appeler Jehanne la Pucelle en abusant ou en faisant abuser plusieurs personnes qui autrefois avaient vu la Pucelle qui fut à lever le siège d’Orléans contre les anciens ennemis du royaume ». On n’a pas le droit d’ignorer ce texte.

Voilà toute l’histoire telle qu’elle est connue depuis fort longtemps. Le sujet est épuisé et ne méritait d’être repris que si l’on voulait faire le tableau d’une mystification.

L’auteur du livre dont nous parlons a cependant tenté d’apporter un élément nouveau en cherchant à faire la preuve de l’évasion de Jeanne d’Arc et d’une substitution de personne au moment du supplice. Nous ne pouvons le suivre, car la démonstration repose sur un contresens.

Il imagine en effet que Jeanne d’Arc s’est enfuie par un souterrain qui, partant de la prison de Rouen, aboutissait sous la maison habitée par le duc de Bedford. Pour justifier cette solution romanesque, il cite un texte extrait du procès de réhabilitation : « Et quod dux Bedforiae erat in quodam loco secreto ubi videbat eamden Johannam visitari. » Il en tire que « sans bâtir de roman et sans travestir les faits le souterrain allait de la geôle à l’habitation du régent ».

On demeure confondu. Loco secreto n’a jamais voulu dire un souterrain, ubi est un adverbe de lieu exclusif de mouvement qui n’a le sens ni de quo ni de unde, videbat n’est pas solebat et visitari est un infinitif passif. Pour traduire convenablement la phrase il faut dire : « Le duc de Bedford avait une cachette d’où il pouvait voir Jeanne recevoir des visites. » Nous voilà loin du sens cherché !

Pour la substitution, il est vrai qu’il n’existe pas dans le dossier de procès-verbal d’exécution, mais il faut ajouter qu’à cette époque il n’en était jamais dressé. Touchant l’exécution elle-même, la démonstration ne supporte pas l’examen. Il est absolument sans fondement de dire qu’on mit à Jeanne une mitre en papier trop grande afin de lui masquer le visage et de pouvoir substituer une autre patiente, dont on ne cherche d’ailleurs même pas qui elle pouvait bien être ni où on serait allé la chercher. On joue pour le démontrer sur le mot « embronché » qui sert à dire comment était posée la mitre. Embroncher a deux sens. Il signifie d’une part voiler, et, d’autre part, pencher. Si l’on se reporte à toutes les reproductions – elles sont nombreuses – faites à l’époque pour représenter tant en France qu’à l’étranger les exécutions d’hérétiques, on peut voir qu’en signe de dérision la mitre était posée de travers. C’est ce qu’on fit pour Jeanne. Le participe embronché appliqué à un chapeau n’a jamais eu d’autre sens que mis de travers. Sur ce qu’étaient alors ces mitres nous renverrons à l’Intermédiaire 1931-533.

Enfin, la substitution paraît impossible en vertu de deux textes qui liquident la question.

Le premier est de Jean Riquier, curé d’Hendicourt et prêtre de Rouen, qui fut témoin du supplice : « Et dum fuerit mortua, quia Anglici dubitabant ne diceretur quod evasisset, dixerunt tortori quod modicum retrocederet ignem, ut adstantes possent eam videre mortuam, ne diceretur quod evasisset. » Et quand elle fut morte, comme les Anglais craignaient qu’on ne dise qu’elle s’était évadée, ils ordonnèrent au bourreau d’écarter un peu le feu pour que les assistants puissent la voir morte et qu’on ne pût dire qu’elle s’était évadée.

Le second se trouve dans le Journal d’un Bourgeois de Paris à l’année 1431. « Et là fut bientôt estainte (atteinte) et sa robe toute arse, et puis fut le feu tiré arière et fut vue de tout le peuple toute nue et tous les secrets qui pevent estre ou doyvent estre en femme, pour oster les doutes du peuple. Et quand ils orent assez et à leur gré veue toute morte liée à l’estache, le bourel remist le feu grant sur sa pouvre charogne qui tantost fut toute comburée, et os et char mis en cendre. »

La concordance de ces deux textes contemporains qui attestent la reconnaissance publique clôt la légende de la substitution.

Pourtant on ne s’arrête pas là. On reprend, pour expliquer les ménagements qu’on aurait eus pour Jeanne d’Arc en la faisant évader, une vieille histoire dont on aurait pu espérer qu’elle ne renaîtrait plus. Il ne s’agit de rien de moins que démontrer que Jeanne d’Arc était en réalité une fille adultérine d’Isabeau de Bavière et du duc d’Orléans et par conséquent bâtarde d’Orléans.

Cette hypothèse avait été exposée avec beaucoup d’ingéniosité pour la dernière fois par Jacoby en 1933. Mais Jacoby lui-même n’avait pas le mérite de l’originalité. Cette grande découverte avait été révélée pour la première fois en 1805 par un certain Pierre Caze, sous-préfet de Bergerac, dans des Observations qui accompagnaient une tragédie de sa fabrique parue à Libourne. Il fut si content de son idée qu’il la reprit en 1819 et publia deux volumes sous le titre : La Vérité sur Jeanne d’Arc ou éclaircissement sur son origine. La démonstration n’a pas fait beaucoup de progrès depuis cent cinquante ans. Elle se heurte à des impossibilités matérielles. La plus décisive est fournie par un rapprochement de dates. Une certaine incertitude règne sur l’âge de la Pucelle. La plus vraisemblable est qu’elle naquit en 1412, mais pour suivre les contradicteurs il faut supposer – ce à quoi nous ne nous refuserions pas – qu’elle était plus âgée. En tout état de cause, si elle était la fille du duc d’Orléans, dont le concubinage avec Isabeau n’est pas démontré mais qui est possible, elle devrait avoir été conçue avant le 23 novembre 1407, date où le prince fut assassiné. Or Isabeau de Bavière accoucha le 10 novembre 1407 d’un fils, Philippe, qui mourut rapidement. Isabeau ne pouvait être enceinte de Jeanne d’Arc treize jours plus tard, au moment de la mort de son prétendu amant.

Contre ce fait matériel on accumule en vain d’ingénieux indices.

La place nous manque pour reprendre un par un chaque argument. Pas un ne résiste à la critique.

La seule question qui demeure curieuse est celle de l’étrange aveuglement des habitants de la ville d’Orléans qui la reçurent pendant cinq jours en 1439. Avec un peu d’expérience on peut cependant ne pas s’étonner d’une pareille crédulité. On pourrait citer de très nombreux exemples d’égarements identiques. Nous n’en rappellerons qu’un, parce qu’il est d’une époque voisine.

En 1423, une femme dont on n’a jamais pu savoir si elle était une religieuse défroquée de Cologne, ou une dame d’honneur de la Cour d’Autriche, se présenta à Gand accompagnée d’une troupe de galants. Elle se prétendait Marguerite de Bourgogne, soeur de Philippe le Bon, veuve de Louis, duc de Guyenne, fils de Charles VI. Dans les propres États de son prétendu frère elle fut pendant plusieurs semaines hébergée avec sa cour, honorée et traitée en princesse sans que personne élevât de doute. Les choses allèrent si loin que lorsque le Roi voulut dessiller les yeux des Gantois, aucun ne voulut croire à l’imposture. Il fallut que Philippe, en désespoir de cause, fît comparaître sa soeur au cours d’une scène burlesque et la présentât aux incrédules pour obtenir qu’ils consentent enfin à se reconnaître dupés.

par Koloss publié dans : Etranges célébrités
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Jeudi 24 janvier 2008
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Nous sommes en mars 1969 dans la région de Sverdlovsk en Russie. Un étrange objet s’écrase dans une zone boisé. Peut de temps après, comme dans la plupart des cas, l’armée arrive et sécurise toute la zone.

Les investigations commence et ils découvrent bientôt, comme planté dans le sol, un disque à moitié enfoui. En fouillant l’épave, les militaires découvriront les restes d’une entité biologique extraterrestre, son torse et un de ses bras, la créature semble vraiment de petite taille. Les restes de l’épave, ainsi que le corps de "l’alien" se mis rapidement en sécurité dans une base militaire. L’objet est étudier et bientôt le corps de la créature sera autopsié...

A la fin des années 90 une étrange vidéo fera son apparition, le début de la pellicule nous informe que cette vidéo vient du KGB et est classifié Top Secret. Dans cette vidéo on peut voir un détachement de l’armée russe découvrant dans une forêt les restes d’une épave à demi enterrer de ce que l’on pourrait penser être une soucoupe volante, et dans la suite de cette vidéo on peut voir aussi l’autopsie du corps de la créature. Le corps de la créature est très petit et semble être calciné. Autour d’elle s’affairent trois scientifiques et avec eux une femme prenant des notes. Cette femme qui prend des notes sera identifier plus tard comme étant O. A. Pshonikina, une sténographe du KGB. L’histoire raconte qu’une semaine plus tard les 3 scientifiques décéderont d’une hémorragie cérébrale...

Une chaîne de télévision américaine fera une émission sur cette affaire en publiant la vidéo de l’inspection ainsi que de l’autopsie.

Même si l’on peut être suspicieux quand à la véracité de cette affaire, malgré tout nous avons une vidéo et dans celle ci nous pouvons voir certain détail troublant, tel que le camion des militaires que certain expert affirme dater des années 50, un ZIS151 qu’il serait très difficile à se procurer. Les militaires semblent aussi avoir un comportement cohérent. Mais n’ayant aucun témoignage ni preuve, on ne peut hélas rien affirmer...

par Koloss publié dans : Ufologie
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