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Esotérisme

Vendredi 10 mars 2006
Ce samedi soir de décembre 1979, Michel P. s'en souviendra longtemps. Comme tous ceux qui, sur les routes de France, de Belgique, d'Allemagne, de Suisses, ont eu de la chance - ou la malchance -, de prendre à bord de leur véhicule l'une de ces énigmatiques auto-stoppeuses fantômes.

Il est près de minuit. Michel, de tous les amis qui sortent ensemble ce soir-là, est l'un de ceux ayant un véhicule. Il est chargé de "faire le taxi" entre le centre de Limoges, où il habite, et une boîte de nuit située à quelques kilomètres, sur la route de Naixon. En Haute-Vienne, les hivers sont rudes. C'est dans le frimas et la nuit la plus profonde qu'il effectue son second voyage vers Limoges, quand tout à coup, il aperçoit dans ses phares, à quelques centaines de mètres de la discothèque, une forme blanche plantée dans un virage. C'est une femme de vêtue de blanc. Il s'arrête à sa hauteur, et lui demande où elle va. "A Limoges; si ça ne vous ennuie pas, je vais chez des amis" ; "Où à Limoges ?" demande Michel, "Laissez-moi en ville, je me débrouillerai... " précise la jeune fille. L'auto-stoppeuse s'installe à l'avant. Tout en roulant, Michel la détaille du coin de l'oeil et en silence : 20-25 ans, vêtue d'une robe blanche très années 60, très jolie... mais peu bavarde. A l'approche du pont de la Révolution, la passagère s'anime soudain : "Attention, ce tournant est dangereux !" Michel sourit, car ce virage qu'il négocie avec prudence, il le connaît bien. Tout à coup, un cri plaintif le tire de sa concentration : la passagère a disparu. Michel stoppe net sa voiture et, glacé par la peur et la surprise, fait quelques pas autour du véhicule : rien ni personne, sinon du brouillard. La belle inconnue s'est envolée.

A la gendarmerie de Limoges, où il ira faire une déposition, on lui explique qu'il n'est pas le premier à avoir vécu exactement la même aventure... Cette jeune femme fait régulièrement le même trajet en auto-stoppe, pour disparaître au virage du pont de la Révolution, l'endroit où elle trouva la mort en voiture, 20 ans plutôt. Comme tous ceux qui vécurent l'aventure, Michel peine à se remettre. Plusieurs années après, il n'aime toujours pas en parler. Pourtant, le temps qu'il a passé en compagnie de cet être venu d'ailleurs n'a pas excédé quelques minutes. Mais il est des apparitions plus longues!



Affaires locales



C'est la cas de la "dame blanche" du C.H.U. de Caen (Calvados). Stoppeuse nocturne, elle apparaît toujours aux abords du même abribus, sur la route de Luc-sur-Mer, juste après le centre hospitalier. Le dernier témoin à l'avoir prise en charge l'a décrite comme une jolie jeune femme d'une trentaine d'années, sobrement habillée de blanc et prétendant rentrer chez elle, à Luc. Pendant le trajet de 14 km le long de cette route, la D7, elle conserve toujours le silence. C'est à la traversée du village de Mathieu que la jeune femme se montre fébrile. Puis, à l'entrée de Luc-sur-Mer, la jeune fille s'affole carrément : "Faites attention, le virage est traître !" Tous les témoins déclarent avoir tenté de la calmer. Là encore, au moment où le chauffeur, après avoir négocié son virage, se tourne vers la passagère, il découvre immanquablement un siège vide. Cette affaire, qui se renouvelle régulièrement selon le même scénario, est localement très connue. Et il se trouve qu'une jeune femme fut, en 1970, victime d'un accident de voiture mortel dans ce virage alors qu'elle revenait de Caen.

L'auto-stoppeuse fantôme du carrefour de Balleroy (Calvados) apparaît depuis 1960, année où une jeune fille se tua dans une collision à hauteur de ce très dangereux croisement dit "de l'Embranchement", situé à quelques centaines de mètres du village, au milieu de la forêt de Cerisy. Ce jour-là, on la ramenait en voiture du village. Elle habitait un petit hameau niché dans les bois. Sa vie fut coupée nette, au carrefour par un chauffard qui n'avait pas respecté la signalisation. Depuis, on a eu beau refaire plusieurs fois le carrefour, son âme y semble comme chevillée dans un éternel et triste appel au secours. A Balleroy, plusieurs personnes du village l'ont déjà prise en charge. Elle se manifeste toujours par les nuits pluvieuses, à la sortie du village, levant le pouce en direction du carrefour. Elle est immuablement vêtue de blanc et demande à être déposée à un hameau voisin du carrefour, "là où habite sa mère". Elle parait avoir un peu moins de 20 ans. Invariablement, elle montre des signes d'angoisse et de panique évidents pendant la traversée du carrefour. Mais, l'embranchement passé, elle n'est déjà plus dans la voiture. Sa dernière manifestation a été plus spectaculaire encore que les précédentes. Les deux habitants de Balleroy qui l'ont, cette nuit-là, éclairée de leurs phares l'ont vue non plus inactive, debout sur le bas côté, mais debout au beau milieu de la route. Il leur fallut piler net devant ce qui se révéla être encore la même jeune fille, dont la forme s'évanouit dès les portières ouvertes. A force de n'être pas entendue ou comprise, depuis près de 40 ans, cette dame blanche, dont l'appel confus semble venir d'un monde inconnu, paraît devenir plus véhémente qu'auparavant...



Froide comme du marbre



Parfois, des contacts physiques ont laissé une impression bien plus désagréable à ceux qui ont eu l'imprudence de tenter de toucher ces apparitions. Ainsi, une auto-stoppeuse fantôme se montre volontiers, de nuit, à la sortie de Château-Bernard (Isère). Voilà plus de trente ans que cette jeune femme se manifeste ainsi, ayant pour caractéristique constante de disparaître lentement sous la forme d'un léger brouillard, et non en une fraction de secondes, comme les autres. En 1960, elle fut prise en stop et disparut à un point précis de la route, toujours après avoir prévenu le conducteur d'un danger. Ce qui poussa celui-ci à se rendre à la gendarmerie, c'est qu'il avait été un peu entreprenant avec la jeune femme, lui passant une main sur les jambes et, enhardi par l'absence de réaction, sur la poitrine. Il avait alors remarqué que sa passagère dégageait un froid semblable à celui du marbre. Confus, il avait attribué à ses avances la disparition soudaine de la voyageuse et venait demander si on l'avait trouvée sur la chaussée. C'est là un cas unique de contact physique avec l'un de ces êtres fantomatiques, mais dont les atomes et les molécules semblent être aussi bien liés entre eux que ceux d'un vivant.

Parfois, l'être évanescent laisse derrière lui un objet, ou emporte quelque chose pris dans la voiture. Ce fut le cas à Chapareillan (Isère). Là, sur la N90, apparaît assez souvent une jeune "dame blanche". Ce soir de 1977, par une pluie violente, c'est un médecin grenoblois qui la prit en charge. Taciturne et très peu loquace jusqu'à un passage délicat de la route, dit Pont-au-Furet, la passagère marqua alors une grande frayeur qui s"estompa avec l'éloignement de l'obstacle. Elle se fit déposer un peu plus loin, devant une maison qu'elle dit être celle de ces parents. Comme il pleuvait toujours des cordes, le médecin lui prêta son parapluie et attendit qu'elle le lui ramène. Il suivit la fille des yeux, la vit franchir la porte d'entrée et la referma derrière elle. Une bonne dizaine de minutes passant, le médecin se décida à aller frapper à la porte de la maison, pensant qu'on l'avait oublié. Un couple de quinquagénaires lui ouvrit, étonnés d'êtres dérangés à une heure si tardive. On imagine aisément la discussion qui s'ensuivit : la jeune fille décrite avait bien habité là, mais il y a des années qu'elle était enterrée ! C'était leur fille unique, morte dans un accident de moto... au Pont-du-Furet.



Un mystère non résolu



Chose certaine : ces manifestations sont durables et se répètent toujours aux mêmes endroits. On constate aussi qu'il s'agit de femmes ou de jeunes filles, presque toujours vêtues de blanc. Pourquoi ce costume ? On remarque que la plupart des auto-stoppeuses sont mortes au sortir de boites de nuit. Portent-elles encore les vêtements adaptés aux effets de la lumière noires des discothèques ? Il faut cependant noter que, parfois, les stoppeuses sont en habit de cuir noir ou brun, casque au bras. Ce sont des victimes de la moto.

Dans tout les cas, les revenantes ont été foudroyées par la mort, sans comprendre, et de là vient peut-être la persistance de leur présence sur les lieux, comme si elles flottaient, indécises, entre l'existence et le néant. Jouent-elles un rôle préventif, tels des anges gardiens protégeant les vivants d'accidents de la route ? A quel monde appartiennent-elles? Toutes ces questions restent; pour l'heure sans réponse.
Par Koloss
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Vendredi 10 mars 2006
La Possession diabolique :

Dans notre monde occidental, il s'agit de Satan, d'un Démon ou du Diable qui est censé s'être emparé de certaines des ressources physiques et /ou mentales d'un individu pour le contraindre à des actes auxquels il n'adhère généralement pas, dont il ne se souviendra pas et qu'il réprouve dans son état normal. On ajoute que la nature du phénomène exige pour se départager de la pathologie la production de phénomènes d'ordre parapsychiques.


Les états du possédé :


On distingue un état de calme et un état de crise. L'état de crise se traduit par des contorsions, des éclats de rage, des paroles impies et blasphématoires. Pendant la période de calme, tout est généralement oublié et le comportement redevient bien adapté, voire très pieux.

Mis à part sa signification théologique particulière et les éventuels phénomènes parapsychiques qui lui seraient associés, la crise de possession ne se distingue pas d'une crise d'hystérie.

Pour les théologiens, le diagnostic différentiel entre maladie mentale et possession diabolique, ne se fait que sur l'existence de phénomènes paranormaux. Ce qui, auparavant était considéré comme le signe certain de l'authenticité d'une possession ne peut plus aujourd'hui passer pour tel sans plus ample examen.


Les symptômes de la possession :


Selon les théologiens, il existe des signes permettant de porter le diagnostic de possession. Le Rituel Romain énonce trois symptômes essentiels parmi d'autres qui auraient une valeur analogue:

- Parler ou comprendre une langue inconnue (glossolalie). - découvrir les choses éloignées et secrètes (voyance).

- Faire montre d'une force inexplicable par l'habitus physique de la personne considérée (psychokinèse).

Les gestes pieux mettent le possédé dans une rage folle et le conduisent à blasphémer horriblement. L'amnésie de la possession est fréquente, et souvent constante.

Les marques du diable, pour l'Eglise du Moyen Age, ne se limitaient pas aux trois signes, aujourd'hui mentionnés par le Rituel Romain; on donnait même la préséance à d'autres symptômes tels que la lévitation et surtout des zones d'anesthésie, des points du corps anormalement insensibles (il s'agit, pour le neurologue moderne, d'un symptôme de lèpre à son début, de certaines maladies neurologiques ou d'un phénomène de nature hystérique.


Remèdes :


Il est utile de considérer les "remèdes" proposés par l'Eglise. Les Catholiques proposent pour venir à bout de la possession :


- La confession générale (relative à l'ensemble de la vie passée)

- Le jeûne

- La prière

- La communion

- Les objets bénis et surtout l'eau bénite (dont le rituel dit qu'elle "chasse le démon" mieux à son aise dans les flammes de l'enfer)

- L'exorcisme qui consiste, au nom du Christ, à intimer au démon l'ordre d'avouer son nom, puis de quitter le possédé.


Position de la psychiatrie :


On définit le trouble "personnalité multiple par la coexistence, chez un même individu de deux ou plusieurs états de personnalités distincts qu'ils aient une mémoire propre, des modalités comportementales spécifiques et leurs propres styles de relation sociale ou qu'ils partagent une partie de ces différents items. Les deux esprits se combattent dans un même champ qui est le corps, et l'âme est comme partagée; selon une partie de soi, elle est le sujet des impressions diaboliques, et, selon l'autre, des mouvements qui lui sont propres et que Dieu lui donne". Ce type de trouble commence à s'installer dès l'enfance mais n'est, le plus souvent, remarqué par les cliniciens que beaucoup plus tard; il s'agit presque toujours de filles (60 à 90 %).

Le passage d'une personnalité à une autre est généralement brusque (quelques minutes). La transition est sous la dépendance du contexte relationnel. Les transitions peuvent survenir également lorsqu'il y a conflit entre les différentes personnalités ou lorsque ces dernières ont mis au point un plan commun. Les personnalités peuvent être diamétralement opposées dans leurs caractéristiques et différer même quant aux tests psychologiques et physiologiques: elles peuvent nécessiter par exemple des verres correcteurs différents, répondre de manière différente au même traitement et avoir des QI différents. On décrit l'existence de complications éventuelles, telles que suicide, automutilation, agression, viol, toxicomanie, etc...

La Schizophrénie peut aboutir elle aussi au sentiment d'être possédé. Dans ce cas l'entourage discerne plus facilement qu'il s'agit d'un trouble de la personnalité et non d'un phénomène mystique.
Par Koloss
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Vendredi 10 mars 2006
Parvenues au seuil de la mort, des millions de personnes racontent avoir momentanément quitté leur corps et visité d'autres mondes. Qu'en est-il réellement ? Est-ce une hallucination d'un cerveau à l'agonie ou la preuve d'une vie après la mort ?


EMI / NDE ?


On appelle EMI (Expérience de Mort Imminente) ou NDE (en anglais, Near Death Experience), le récit de l'au-delà rapporté par une personne revenue d'un coma profond, assimilable à une mort clinique.

Ce n'est pas un phénomène nouveau puisque l'histoire regorge de récits de ce genre. Depuis environ 25 ans, les études sur les EMI se sont multipliées et l'on s'est rendu compte que ces expériences étaient plus répandues qu'on ne le pensait.

Des EMI ont été rapportées de tous les pays du monde, et ce par des milliers de personnes, indépendamment de leur culture ou religion. D'ailleurs, au début des années 1980, une enquête statistique révélait que 8 millions d'américains auraient vécus une EMI.


Une lumière blanche :


Les personnes ayant frôlé la mort à la suite d'un accident, d'un infarctus ou d'une opération délicate expriment souvent les mêmes visions.

Généralement, au cours d'une EMI classique, le mourant quitte son corps et le survole. Il pénètre ensuite dans un tunnel sombre au bout duquel se trouve une lumière blanche. Il voit alors sa vie défiler devant lui. Ensuite, Il entre dans cette zone de lumière et est alors enveloppé d'une sensation de paix, souvent associée à l'apparition d'un "être de lumière".

D'autres cas, plus rares, sont moins idylliques : il en ressort un côté angoissant et négatif (vision de l'enfer ?).

Mais la plupart des personnes ayant vécu une EMI parlent pour la plupart d'une barrière, d'un obstacle qu'elles n'ont pas franchi pour être définitivement mortes.


Tentatives d'explications scientifiques :


De nombreux scientifiques/médecins ont tenté d'apporter une explication à ce phénomène. Selon eux, les EMI seraient dues à une diminution de la quantité d'oxygène contenue dans le sang, ainsi qu'à la sécrétion d'endorphines par le cerveau.


Anoxie (insuffisante oxygénation du cerveau) :


Quand la respiration s'estompe, le niveau de CO2 présent dans le sang augmente rapidement et, passé une certaine limite, les tissus commencent à dépérir. Il existe des études qui montrent que certains patients, ayant présenté un haut niveau de CO2 dans le sang, ont fait une expérience très proche du passage dans le tunnel, comme s'ils avançaient dans un cône entouré de lumière.

Il s'agit là cependant du seul point commun entre les expériences de mort imminente et celles induites par un excès de CO2 dans le sang. En effet, il n'existe pas de mention d'êtres de lumière ou de vision instantanée du cycle de vie. Une étude du Dr. Sabom, cardiologue à Atlanta, présente le cas d'un patient dont on a mesuré le taux d'oxygène dans le sang "au moment même où celui-ci était en train de vivre une EMI très forte. La proportion d'oxygène était au-dessus de la normale..."


Endorphines :


Mais l'anoxie ne serait certainement pas l'unique cause des EMI. Le même phénomène peut résulter d'une sécrétion d'endorphines. Substance proche de la morphine, naturellement sécrétées par le cerveau en période de stress, les endorphines masquent la douleur immédiate, quand, par exemple, nous nous brisons un os dans un accident. Selon cette thèse, les endorphines seraient responsable de cette " sensation de paix ", ressentie au seuil de la mort.

Cette explication n'est toutefois pas satisfaisante. On ne peut pas faire le rapprochement entre les endorphines et les hallucinations (vision d'êtres de lumière, passage dans un tunnel, etc.) et cela ne pourrait pas expliquer ces cas d' EMI où les sujets sont en mesure de décrire ce qui se passe autour d'eux, alors qu'ils sont censés être endormis ou "morts".


Qu'en conclure ?


Il est certain que les "témoins" d' EMI ont vécu quelque chose de puissant, qui a souvent changé leur façon de voir les choses. Pour la majorité de ces personnes, l'existence d'une vie après la mort serait confirmée...

Mais pour l'instant, aucune EMI n'a pu aboutir à une démonstration scientifique de la continuité de la vie ou de la conscience après la mort.

"A un moment donné, je savais que j'étais mort ou que j'allais mourir; mais à ce moment-là quelque chose se produisit. C'était si immense, si puissant que j'ai renoncé à la vie pour voir de quoi il s'agissait. Je voulais faire cette expérience qui m'entraîna dans ce que je ne peux décrire que comme un long tunnel de lumière; mais ce n'était pas seulement une lumière. C'était un passage d'énergie protectrice qui, à son extrémité, était d'une telle luminosité que je voulais aller voir de près et y toucher. Aucun son ne provenait de la terre. On n'entendait que des sons d'une grande sérénité, une musique étrange comme jamais je n'en avais entendue. Une symphonie apaisante d'une indescriptible beauté se fondait dans la lumière dont je m'approchais. Je renonçais à la vie. Je l'abandonnais derrière moi pour aller vers cette chose nouvelle et merveilleuse. Je ne voulais pas revenir à la vie car je savais que ce qui m'attendait allait être si prodigieux, si beau que rien ne m'y ferait renoncer."
Par Koloss
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Vendredi 10 mars 2006
Il semblerait que beaucoup d'histoires étranges circulent sur l'abbaye de Mortemer et avec raison. Fondée au 12ème siècle par Henri 1er Beauclerc, fils de Guillaume le conquérant, l'Abbaye de Mortemer est dit-on, l'Abbaye la plus hantée de France. Visite guidée avec Erick Fearson, amateur de lieux mystérieux...


Hantée tout d'abord, par Mathilde la Dame Blanche. "Emmurée" par son père qui lui reprochait sa conduite un peu légère, elle errerait depuis ces temps anciens, dans les ruines de l'Abbaye et autour des étangs les nuits de pleine lune. De nos jours, il arrive régulièrement que certaines personnes rencontrent son spectre flotter, telle une âme en peine. Il y a peu de temps encore, un visiteur se sentant observé, se retourna et se sentit défaillir. Défaillir à la vision de Mathilde flottant dans les vestiges à plusieurs mètres du sol avant de s'estomper dans le paysage.


Mais attention, si vous apercevez Mathilde gantée de noir, vous trépasserez dans l'année. Par contre si vous l'apercevez gantée de blancs, elle annonce un mariage ou une naissance. Et que dire de cette journaliste qui, il y a quelque années à peine, en prenant en photo les ruines de l'Abbaye, eut la surprise de découvrir au développement une forme humaine fantomatique...

Mais elle n'est pas la seule "habitante" de ce lieu envoûtant. Pendant la révolution, ils n'étaient plus que quatre moines à loger dans ce qui commençait à devenir des ruines. Les révolutionnaires qui les confondirent avec les affameurs du peuple, les pourchassèrent dans la propriété avant de les exécuter froidement tous les quatre dans le cellier. Leurs sangs se mêlèrent aux vins des tonneaux éventrés. Depuis, on peut apercevoir leurs fantômes faisant inlassablement le trajet du cellier au pigeonnier. Si, par hasard vous passez par Mortemer, demandez à voir le cellier. Cellier dans lequel on peut sentir une atmosphère d'angoisse presque insoutenable pour les personnes sensibles.

L'Abbaye fut habitée jusqu'en 1965, année qui vit fuir son dernier occupant qui, toutes les nuits entre onze heures du soir et cinq heures du matin, était témoin de manifestations surnaturelles. Bruits de pas marchant à l'étage au-dessus, tableau qui se retrouvait face contre le mur quant ce n'était pas à même le sol... Sa dernière nuit fut sa nuit la plus terrible. Des coups d'une violence extrême se firent entendre un peu partout dans l'Abbaye et notamment sur la porte vitrée, voisine de sa chambre. Bien sûr comme toujours, après inspection, il n'y avait pas âme qui vive. Le lendemain il quittait Mortemer pour toujours.

Aujourd'hui cet endroit hors du temps, est devenu un musée des fantômes. Encore une fois, si vous osez venir à Mortemer, et si vous réussissez à faire parler la guide de l'Abbaye, car les gens du coin parle peu, demandez-lui ce qu'elle sait sur ce lieu....vous serez peut-être surpris de ses réponses.
Par Koloss
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Vendredi 10 mars 2006
Voici le réçit de Gérard Carsant sur les événements étranges qu'il à passé dans une vieille batisse ; réçit raconter pour un journaliste du " Parisien " ...


Il y a quelques mois, après une randonnée en forêt de Fontainebleau, nous faisons halte dans un joli village où nous tombons en arrêt devant un magnifique bâtiment ancien portant un écriteau : "A Vendre".
Pour nous, c'est le coup de foudre.
Certes, le corps de ferme semble bien délabré et il faudra d'importants travaux pour le rendre habitable. Mais notre amour des vieilles pierres nous incite à nous enquérir du prix.
Nous trouvons le gîte et le couvert non loin de là, au café-hôtel de la place. Ma femme se renseigne auprès de l'aubergiste depuis combien de temps la maison est à vendre et quel en est le propriétaire.
Notre hôte nous regarde, intrigué.
- Vous m'êtes sympathiques! Alors si je peux vous donner un conseil, laissez tomber! C'est une affaire pourrie! La bicoque est hantée! Cette remarque nous ferait plutôt sourire. Professeurs tous deux, d'esprit cartésien, les histoires de maisons hantées ne nous impressionnent guère.

Mis en confiance, il nous en dit davantage:

- Cette ferme est impossible à habiter! Au siècle dernier déjà, il paraît que les animaux devenaient cinglés et y mouraient comme des mouches! Un éleveur célibataire, plus téméraire que les autres, s'y installa et aménagea un modeste logement au-dessus de l'écurie. En trois ans il devint fou, comme ses chevaux. D'après son arrière petite-nièce, qui vit toujours à la maison de retraite, l'eau du puits devenait rouge les nuits de pleine lune et les poutres, de la maison saignaient... - Oh! dis-je alléché par ce parfum de mystère, quelle belle légende.

Vous ne me croyez pas?

L'aubergiste me lança un regard curieux.
- Vous ne me croyez pas ?
- Si ! Si ! A qui appartient la maison à présent?
- Depuis la guerre, cinq ou six propriétaires se sont succédés là-dedans! Dans les années soixante, des beatniks louèrent l'endroit pour y établir une sorte de communauté de marginaux, et c'était devenu un véritable bordel jusqu'à ce qu'une des filles se soit pendue et que la police ait nettoyé leur porcherie. Ensuite, ce sont des Parisiens qui vinrent y camper durant le week-end. Ils vivaient dans une vieille caravane installée dans la grange. On les retrouva morts dans la forêt, tués par des chevrotines. Puis ce fut un couple d'Anglais, amateurs de chevaux. Le mari mourut d'un coup de sabot en pleine poitrine. Il y eut encore deux autres propriétaires, toujours des étrangers, car personne dans la région n'était assez fou pour acquérir cette ruine maudite. Enfin, c'est Dany qui a racheté le tout pour une bouchée de pain afin d'y entreposer des vieilles voitures. Lui ne croyait pas à toutes ces diableries.

Combustion spontanée :

Or, au cours d'un weekend de la Pentecôte, ses guimbardes de collection ont brûlé !
- Brûlé?
- Oui brûlé!
- Malveillance criminelle?
- Non! Combustion spontanée ont conclu les experts! Le curieux c'est que la grange n'a pas été touchée! A part les guimbardes et le matériel agricole, rien n'a cramé! Le curé de l'époque, le père Barrioux, voyait la main du diable là-dessous, et il demanda à son évêque la permission d'exorciser les bâtiments pour le bien du voisinage!
- C'est une histoire incroyable!
- Et ce n'est pas tout! Trois mois plus Lard, Dany mourut sur la route, renversé par un chauffard. En fait, tous ceux qui ont habité la ferme depuis cent ans ont connu une mort suspecte ou devinrent fous. Ce n'est pas une blague, la ferme porte malheur!

Qui en est le propriétaire aujourd'hui?

Je revins à la charge:
- Mais qui en est aujourd'hui le propriétaire?
- On ne sait trop! La fille de Dany est morte sans enfant et intestat. On dit qu'il existerait une ribambelle de petits cousins à se partager cette ruine. C'est Maître C. qui est chargé de la succession!
Samedi matin, l'étude du notaire fonctionnait.
Je m'y rendis dès l'ouverture, et demai à visiter la "ferme".
Un clerc pressé me confia les clés, prétextant d'un travail urgent pour ne pas nous accompagner.

Nous tombons sous le charme :

Bras-dessus, bras-dessous, nous arrivons devant la demeure. Sa beauté et le parfum de légende qui l'entoure nous émeut. Pourtant, Jacqueline et moi ne sommes ni émotifs ni croyants. Ce qui nous attirait dans cette vieille bâtisse, c'était l'harmonie incroyable de son architecture, le mystère émouvant de ses pierres blondes. Tout en elle était parfait. Nous admirons en silence la vaste toiture en jolies tuiles de Bourgogne, la porte de la grange en voûte soulignée par deux contreforts de pierre de Château-Landon, l'imposant escalier à balustre accédant de guingois à une porte en plein cîntre, le four à pain aussi haut qu'une toure incorporé à la façade.
Une glycine centenaire se lovait le long des cornières, répandant à profusion ses grappes parfumées. Ici et là, un rosier aux fleurs à l'ancienne jaillissait entre les pavés mal assemblés et jetait des feux de couleur vive sur la patine du vieux puits.

Tous ceux qui ont habité la ferme :

Tous ceux qui ont habité la ferme depuis plus de 100 ans ont connu une mort suspecte ou sont devenus fous...
Notre visite commença par la grange. Vingt mètres de long sur dix de large. Issu des murs épais d'un mètre se déployait un appareil de poutres impressionnant rayonnant en bouquet au-dessus de nos têtes.
Une chouette hulotte s'enfuit en poussant des cris d'effroi par une ouverture du toit. Suspendues aux solives, des chauves-souris énormes, dérangées dans leur sommeil, se balançaient en agitant, leurs ailes gluantes.

Ma femme pousse un cri :

Nous étions là, bouche bée, à admirer cette grange-cathédrale, lorsque ma femme bondit en arrière, en poussant un cri.
- Mon Dieu!
Je regardai la main rougie qu'elle tendait vers moi. On eût dit qu'elle venait de tremper son avant-bras dans du sang.
Nous refluons vers la porte et là, au soleil, nous examinons la chose avec calme. Bien que du coude à l'extrémité de ses doigts son membre parût saigner, Jacqueline ne portait aucune blessure. Je courus tirer un seau d'eau à la margelle du puits et je lavai le bras de mon épouse.
J'eus de la peine à dissoudre les mystérieuses taches poisseuses, mais au bout de cinq minutes il n'y paraissait plus.
Nous visitons alors l'habitation proprement dite, découvrons une pièce avec une cheminée, une cusinière de fonte à l'ancienne, quelques pauvres meubles sans âge recouverts de poussière.
A l'étage, des chambres aux proportions magnifiques, avec un mobilier disparate et complètement déglingué, des chaises dépaillées, des fauteuils écroulés, des tables bancales. Disséminés partout, d'immenses placards aux portes de chêne finement moulurées.
Notre visite terminée, notre coup de foudre pour ces vieilles pierres demeure, malgré l'incident bizarre. Nous rapportons les clés à l'étude et demandons au clerc le prix de la propriété.
- Cent cinquante mille francs. Vingt-trois mille euros. En l'état. Fantômes inclus! nous précise le tabellion, pince sans rire.
Ce n'était pas un mauvais prix. Evidemment, "en l'état" la maison était inhabitable. Mais ma femme et moi aimions bricoler. Retaper cette vieille bâtisse ne nous faisait pas peur.

Nous signons la promesse de vente :

Après vingt-quatre heures de réflexion, nous allâmes signer la promesse de vente. Deux mois plus tard, à la veille des vacances d'été, nous nous installions dans la demeure avec lits de camp, sacs de couchage et réchaud de camping.
La grande aventure de la restauration commençait. Et les emmerdes aussi.
Dès la première nuit nous ne pûmes trouver le sommeil. Des bruits étranges, furtifs, des frôlements, des craquements, des courants d'air glacés nous tinrent éveillés. Nous n'en attaquons pas moins les travaux, faisons venir un entrepreneur pour le gros oeuvre et les travaux de plomberie et d'électricité.
Au bout d'une semaine, ma femme et moi avons perdu plusieurs kilos.
Comme il faisait très beau, nous décidons de dresser une tente dans le jardin et de camper dehors. Bien nous en prit car le sommeil revint. Mais, coup sur coup, plusieurs incidents retardèrent nos travaux.
L'artisan plombier qui venait à peine de terminer la canalisation raccordant la ferme au tout-à-l'égoût tomba malade, et son compagnon abandonna le chantier pour retourner au Portugal. Deux autres entreprises déclarèrent forfait. A la mi-juillet, nous avions déjà dépensé la moitié de nos économies sans que les travaux fussent très avancés.

Nous ne nous laissons pas décourager :

Nous ne nous laissons pas décourager. Et c'est pratiquement sans aide que nous achevons le raccordement, faisant courageusement tout nous-même. L'eau courante et l'électricité installés nous permettent d'aménager WC., salle de bains et cuisine.
Trois chambres, bibliothèque et salon sont retapés dans la foulée, les pierres jointoyées et les poutres grattées.
A la fin août, notre ferme est enfin devenue à peu près habitable. Nous sommes plutôt fiers de notre ferme hantée et de notre travail de restauration.
Pour fêter ça, nous organisons une petite réception pour les amis.
Le soir du 31 août, une bonne douzaine de copains sont là avec femmes et enfants. Le temps est magnifique. L'air doux. La glycine et les roses embaument. Musique, rires, buffet campagnard, barbecue et bonne humeur.

Un violent orage :

Vers dix heures, soudain, dans un ciel sans nuages, un violent orage éclate. Le vent se lève, féroce et tourbillonnant, renversant les tables tandis qu'une pluie diluvienne déclenche le sauve-qui-peut.
Nous nous réfugions tous dans la maison, autour du feu qui pétille dans la cheminée et la fête continue, avec un peu moins d'exubérance.
Vers une heure du matin, nos amis profitent de l'accalmie pour sauter dans leurs voitures et rentrer chez eux. Nous nous couchons tard, après avoir lavé la vaisselle et tout remis en ordre.
Durant la nuit l'orage continue à tourner au-dessus du village, zébrant le ciel d'éclairs blancs auxquels succèdent de violents coups de tonnerre. La sirène des voitures de pompiers ne cesse pas de hululer.

Nous ne fermons pas l'oeil de la nuit :

Ma femme et moi ne fermons pas l'oeil de la nuit. Les craquements du plancher, des gémissements, un bruit de pas dans le grenier" nous tiennent éveillés. Au petit jour, je me lève pour faire le café.
Mon épouse me suit et, à peine avons nous atteint la cuisine qu'elle pousse un cri.
Des interstices des parois de la vaste pièce commune suinte un liquide rouge et visqueux maculant nos belles pierres blondes amoureusement restaurées, tandis que sur le sol, des centaines de vers de terre sortent des murs rampant sur le carrelage.Le spectacle est effrayant.

Nous rentrons à Paris :

Jacqueline, pourtant dotée d'un caractère solide, éclate en sanglots et, en pleine crise de nerfs, claque des dents prise de violents tremblements.
Nous rentrons à Paris le jour-même, Jacqueline refusant de rester une heure de plus dans cette maison hantée. Mon épouse achèvera ses vacances chez ses parents.
Têtu, je retourne à la Ferme et, en quinze jours de travail acharné, je répare les dégâts et j'achève de restaurer la maison.
J'en étais à débarrasser la belle cave voûtée des tonnes de vieilleries qui l'encombraient, lorsque je découvre une porte de fer sertie dans la pierre.

J'explore le souterrain :

Comme elle n'a ni gonds, poignée ou serrure, j'eus les pires difficultés à l'ouvrir. Le panneau rouillé semble littéralement enchâssé dans la paroi.
Une fois descellée, une exhalaison méphitique souffle ses miasmes à mon visage. Je recule épouvanté par l'odeur. Mais je reviens à la charge, torche en main et mouchoir humide sur le nez.
Un couloir s'enfonce en pente douce sous la maison, et me conduit dans une sorte de crypte souterraine, aux murs partiellement écroulés, où, à la lueur de ma lampe, je vois un vieux crucifix de cuivre au Christ cloué la tête en bas! A ses pieds, je découvre avec horreur plusieurs squelettes d'enfants.
Secoué, je rebrousse chemin à personne car je ne tiens pas à ce que les journaux s'emparent de cette affaire. Mais voulant en avoir le coeur net, je profitai de mes heures de loisir pour compulser les archives de la mairie et de la cure du village.
Après des semaines d'obstination, ce fut aux archives du département que je découvris le pot aux roses.
Notre ferme appartenait jadis à deux soeurs accusées de sorcellerie.
Brûlées vives voici trois siècles, elles refusèrent d'avouer sous la torture, ce qu'elles avaient fait des dépouilles des enfants sacrifiés au cours de leurs messes noires."

Je ne parle de ma découverte à personne :

Je vous l'ai dit, je ne suis ni croyant ni superstitieux. J'ai toujours pensé jusque là que ces histoires de sorcellerie dissimulaient ni plus ni moins que de sordides querelles de clocher moyenâgeuses.
Heureusement, je n'avais parlé à personne de ma découverte.
Mais que faire; maintenant? Dès que je m'assoupissais après une harrassante journée de travail, les "phénomènes" reprenaient J'avais beau être libre penseur, il était devenu tout à fait évident pour moi qu'il y avait une relation de cause à effet entre les squelettes qui gisaient sous notre maison et les manifestations démoniaques auxquelles j'assistais.
Comment faire pour me débarrasser de cette "malédiction"?

Je rends visite au curé :

Bien que j'éprouvasse une forte répugnance à cette démarche, je me décidai tout de même à rendre visite au vieux curé de notre paroisse.
Le brave homme me reçut avec simplicité à son presbytère, et il écouta mon histoire sans trop d'étonnement.
Il me promet de venir sur place, se rendre compte. Très tôt le lendemain, il arrive par la porte arrière de notre propriété et m'accompagne à la cave.
Il constate que je ne lui ai pas menti. Devant le Christ retourné, il se signe dévotement à plusieurs reprises, en murmurant une prière latine. Il s'agenouille ensuite devant les ossements fort bien conservés qu'il examine méticuleusement, en véritable archéologue.
Il se relève, prend son missel, son encensoir et ses vêtements sacerdotaux dont il se revêt. Il exécute alors avec une émouvante simplicité le rituel latin de la messe des morts.
Sont-ce les circonstances, l'heure et le lieu de cette cérémonie insolite? Toujours est-il que je me sens ému. Une sorte de jubilation monte en moi, une joie inconnue m'envahit...
Deux mois plus tard, à la veille des vacances d'été, nous nous installions dans la demeure... Avant de quitter l'ossuaire, le prêtre détache le Christ profané et le remplace par un petit crucifix sulpicien qu'il bénit avant de le suspendre au vieux clou rouillé fiché dans la paroi.
- Vous pouvez murer l'ossuaire maintenant, leurs âmes sont en paix auprès du Seigneur. Vous, aussi, mon fils, allez en paix, et que la paix du Christ vous accompagne! Je murai la crypte, remis le battant de métal dans son scellement et le revêtis d'une garniture de vieilles pierres.
Dès lors tout rentra dans l'ordre et il n'y eut plus jamais de manifestations insolites.
Peut-être notre ferme avait-elle été construite à l'emplacement de la maison des soeurs Vaillant, deux sorcières brûlées vives au 16e siècle après un procès sordide, et dont j'avais trouvé les minutes aux archives de Fontainebleau ?

Conclusion :

Il éxiste beaucoup de cas d'un maison qui saigne mais celui la me paraissait le plus étrange et le plus sanglant , c'est le cas de le dire ...
Par Koloss
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